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FRANCE

Un an après l'accident de Villiers-le-Bel, l'enquête piétine

Texte par AFP

Dernière modification : 25/11/2008

Une marche silencieuse est organisée à Villiers-le-Bel, en région parisienne, un an après la mort de deux jeunes dans la collision entre leur moto et une voiture de police. L'accident avait provoqué deux jours de violences. L'enquête piétine.

Lire aussi les témoignages de nos Observateurs.

 

Un an après le drame qui avait coûté la vie à deux adolescents dans une collision entre leur mini-moto et une voiture de police et les violences qui avaient suivi à Villiers-le-Bel (Val d'Oise), aucune des six informations judiciaires ouvertes n'a été bouclée et aucun procès n'est en vue.
   
Le 25 novembre 2007, cette collision mortelle avait provoqué deux jours de violences entre jeunes et forces de l'ordre et l'ouverture, trois jours après les faits, d'une information judiciaire contre X pour "homicides involontaires".
   
En juin, les familles ont été reçues par la juge et le rapport d'un expert a montré que le véhicule de police roulait sans gyrophare et sans deux tons à 64 km/h et non à 40 ou 50 km/h comme l'avaient indiqué les policiers, à l'époque. L'enquête a aussi précisé que les victimes roulaient sans casque à 66 km/h.
   
"Tout dans cette affaire montre qu'il s'agit d'un accident de la circulation", expliquait-on à l'issue de ces actes au parquet de Pontoise.
   
"La voiture qui circulait sans gyrophare, sans avertisseur, au-delà de la vitesse autorisée mettait en danger toute personne susceptible de surgir", estime pour sa part Jean-Pierre Mignard, avocat des familles, qui a demandé de nouvelles expertises sur la vitesse de la moto et la visibilité des policiers.
   
Pour l'avocat, qui dénonce la "lenteur" de l'enquête, une reconstitution est "inévitable au regard des contradictions des policiers". Selon le parquet de Pontoise, la juge chargée du dossier attend les résultats des expertises pour éventuellement réentendre les policiers et ordonner une reconstitution.
   
Sur la lenteur de la procédure, la procureure de Pontoise, Marie-Thérèse de Givry, a affirmé à l'AFP que l'enquête, "suivie avec toute la diligence nécessaire" depuis un an, était tributaire des "demandes d'actes, légitimes, des avocats de la défense".
   
Au cours des violences qui suivirent, une centaine de policiers avaient été blessés par des tirs d'armes à feu, un commissaire roué de coups, une école, une bibliothèque, une antenne de police et des commerces détruits.
   
Cinq informations judiciaires pour ces violences ont été ouvertes. Les enquêtes s'étaient appuyées sur des témoignages anonymes, avec promesse de rétribution, "déterminants", selon les enquêteurs.
   
Ces témoignages, notamment, ont débouché sur une opération de police menée par près d'un millier d'hommes le 18 février à Villiers-Le-Bel et dans d'autres communes de banlieue. Un opération décriée en raison de son caractère massif et du nombre de médias présents pour la couvrir.
   
Neuf mois après, 27 personnes sont mises en examen dont 5 écrouées, a indiqué à l'AFP le parquet de Pontoise pour qui "aucun procès n'est en vue".
   
Dans l'enquête principale qui concerne les tirs par armes à feu, les cinq mis en examen étaient toujours écroués mi-novembre. Selon l'un de leurs avocats, l'enquête pourrait être bouclée en mars pour un procès aux assises fin 2009.
   
Dans l'enquête connexe sur les jets de pierre "avec guet-apens" contre les forces de l'ordre, 11 personnes ont été mises en examen (10 sous contrôle judiciaire, 1 détenu pour un autre dossier).
   
S'agissant du tabassage du commissaire Jean-François Illy, six personnes ont été mises en examen et placées sous contrôle judiciaire.
   
Quatre personnes mises en examen ont été placées sous contrôle judiciaire pour l'incendie d'une école et une autre pour la destruction de l'antenne de police et de commerces de Villiers-Le-Bel.
 

Première publication : 25/11/2008

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