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"C'était le chaos", témoigne un rescapé de l'hôtel Taj Mahal

Texte par Leela JACINTO

Dernière modification : 29/11/2008

Il s'est retrouvé séquestré douze heures durant dans l'hôtel Taj Mahal de Bombay. Bhisham Mansukhani témoigne de cette nuit d'enfer, des coups de feu, de la panique après une explosion près du dôme de l'hôtel, et des blessés.

Bhisham Mansukhani, journaliste de 31 ans, sirotait un verre avec des amis dans la salle de réception de l’hôtel Taj quand la fusillade a éclaté. Echappant de peu aux tirs des assaillants à l’intérieur du bâtiment, il nous raconte le déroulement de cette nuit qui aurait pu lui coûter la vie, comme ce fut le cas pour d’autres personnes moins chanceuses que lui.

 

Mercredi 26 novembre, vers 21h30 (heure de Bombay) : "On était au rez-de-chaussée, dans la salle des fêtes du Taj en train de boire un verre quand les premiers coups de feu ont retenti. J’étais avec deux amis. Une des balles nous a raté de peu et a brisé une vitre du hall. On était couvert de verre brisé. On s’est tout de suite réfugié sous les tables. J’étais en état de choc. C’est la première fois que j’entendais des coups de feu. On aurait dit des pétards. J’avais très peur, et sincèrement j’étais totalement paniqué."

 

Mercredi 26 novembre, après les premiers coups de feu : "Le personnel de l’hôtel nous a immédiatement évacués vers une pièce sécurisée. On devait être environ 200 personnes. Depuis cet endroit, on avait accès aux sorties de service, c’était donc un bon endroit pour regrouper les gens. Je dois dire que pendant toute cette épreuve, le personnel de l’hôtel a été incroyable, très bien organisé, ils ont on su nous regrouper."

 

Jeudi 27 novembre, peu après minuit : "On pouvait entendre des explosions et des coups de feu. Peu après minuit, il y a eu une grosse explosion. Je pense qu’il s’agissait de l’explosion qui a eu lieu dans le dôme principal de l’hôtel. Le Taj est un bâtiment historique, un symbole de notre ville. Je n’arrivais pas à y croire."

 

Jeudi 27 novembre, vers 4h00 : "On a tenté de fuir. On venait à peine de sortir de la pièce quand une série de coups de feu a retenti. La personne devant moi a reçu une balle dans l’estomac. C’était le chaos. A ce moment précis, je pensais que tout était fini. Nous avons a tous battu en retraite.

"Deux d’entre nous sont sortis en rampant pour venir au secours d’un blessé. C’était horrible. Il saignait au niveau du ventre. Je ne pensais pas qu’il s’en sortirait. On l’a allongé sur un canapé, et un médecin parmi nous a tenté de faire tout son possible avec les peu de moyens dont il disposait. J’essayais désespérément d’appeler à l’aide avec mon téléphone portable. Puis l’air conditionné et la lumière ont été coupés. J’étais sur le canapé avec le blessé. Tout ce que j’ai appris de lui, c’est qu’il était Indien. Heureusement, il s’en est sorti !"

 

Jeudi 27 novembre, vers 9h30 : "Enfin, nous avons été évacués de l’hôtel, presque 12 heures plus tard. Nous avons réussi à évacuer le blessé et d’après ce que j’ai pu comprendre, il s’en est tiré. Pour moi, cela a vraiment été une épreuve horrible, mais il est important de souligner que je fais partie des chanceux. Il y a tellement de gens qui ont beaucoup souffert. Et on n’aurait jamais pu s’en sortir sans le professionnalisme du personnel de l’hôtel. Ils ont été exceptionnels.”

Première publication : 27/11/2008

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