Dernière modification : 27/11/2008 

- France - Pauvreté


Le Revenu de solidarité active est définitement adopté
Le Revenu de solidarité active est définitement adopté
Le Revenu de solidarité active (RSA), défendu par Martin Hirsch, va remplacer le RMI et l'API à partir du 1er juillet 2009. La France compte 1,1 million de Rmistes, et 7 millions de personnes vivent en dessous du seuil de pauvreté.
Par AFP (texte)

Le Revenu de solidarité active (RSA) de Martin Hirsch, qui va remplacer le RMI et l'API (parents isolés) à partir du 1er juillet 2009, a été définitivement adopté jeudi par le Parlement, sur fond de hausse du chômage et 20 ans après la création du RMI.
  
"Au regard du contexte économique difficile, et c'est une litote, le RSA est plus que jamais indispensable. Il permettra à de nombreux salariés modestes de sortir de la pauvreté ou de ne pas y tomber", a déclaré le Haut commissaire aux Solidarités actives Martin Hirsch.
  
Le gouvernement s'attend à quelque 40.000 chômeurs supplémentaires en octobre, comme en août. La France compte 1,1 million de Rmistes, deux millions de travailleurs pauvres selon les estimations et quelque sept millions de personnes vivent en dessous du seuil de pauvreté (60% du salaire médian, chiffres Insee).
  
Lors d'un dernier vote, le Sénat a adopté par 196 voix (UMP et RDSE, les radicaux) le RSA, conçu et défendu depuis 2005 par l'ex-président d'Emmaüs pour encourager le retour à l'emploi des Rmistes et augmenter les revenus des travailleurs pauvres.
  
Comme à l'Assemblée, les communistes ont voté contre (26) et le PS s'est abstenu sur le texte de M. Hirsch, homme classé à gauche et symbole de l'ouverture voulue par Nicolas Sarkozy. Le RSA figurait pourtant dans le programme de Ségolène Royal en 2007.
  
"Monsieur le Haut commissaire, l'accord peut exister sur les objectifs du RSA. Personne n'est contre le fait de faciliter le retour à l'emploi", a affirmé Yves Daudigny (PS). "Cette loi est un outil de progrès qui marque des avancées. Mais ce n'est qu'un outil à resituer dans une politique globale, pas un plan global de lutte contre la pauvreté", a-t-il ajouté, dénonçant la "disparition des services publics, les franchises médicales, la baisse du pouvoir d'achat...".
  
Le PS a aussi regretté "un choix de financement injuste" du RSA, et le fait qu'il ne s'adresse pas aux moins de 25 ans.
  
La taxe de 1,1% sur les patrimoines instaurée pour financer le RSA (1,5 milliards d'euros par an), accueillie avec réticence par la droite libérale, coûte aussi à Martin Hirsch le soutien de la gauche.
  
L'opposition a déploré que les bénéficiaires du bouclier fiscal (qui plafonne l'impôt à 50% des revenus) en soient exemptés.
  
En réponse, Martin Hirsch s'est félicité d'avoir obtenu le "plafonnement des niches fiscales" (réduction d'impôt par cumul d'avantages) pour participer au financement du RSA.
  
La gauche a aussi regretté que les bénéficiaires du RSA soient soumis à la nouvelle politique de l'emploi, qui durcit les sanctions contre les chômeurs refusant deux offres "raisonnables".
  
"Je crains que nous institutionnalisions la précarité", a expliqué Guy Fischer (PCF) pour justifier le vote négatif de son groupe.
  
Sans le nommer, M. Hirsch a rappelé qu'il avait le soutien du père du RMI, Michel Rocard, Premier ministre socialiste en 1988: "Il est extrêmement rare que ceux qui ont créé une réforme soutiennent celle qui la remplace", a-t-il déclaré.
  
"Il a fallu dissiper des craintes. Certains craignaient que le financement du RSA se fasse au détriment du financement des contrats aidés. Mais dans le budget 2009 on réaugmente les crédits pour les contrats aidés", a ajouté M. Hirsch.
  
Le Haut commissaire faisait allusion aux 100.000 contrats aidés supplémentaires annoncés par le chef de l'Etat fin octobre à Rethel, une mesure insuffisante pour la gauche.

Commentaires (6)

reaction

je suis mere de famille de 49 ans j'ai elevée 4 enfants dont l'ainé etait handicapé seule car mon epoux ne m'a jamais paye de pension .ma derniere a 16 ans je n'ai aucune vrai formation et je viens de trouver un emploi en cdi mais a temps partiel. Je ne peux pas vivre avac 500 euros par mois je paie deja 350 euros de loyer sur ca vous rajouter le gaz et l'electricite et vous faites le compte ce RSA et une benediction ca tompe pas sur les petit ca fait juste qu'aider a survivre les tres petit .je comprend que ca ne plaise pas a tout le monde mais la solidarite ca existe quand meme enfin je pense.De toute facon il n'y a que comme ca que notre pays ne fabriqura plus de travailleur pauvre et qu'il ne deviendra pas une honte economique ou l'on trouve les riches d'un cote les pauvre de l'autre.De plus les gens en on asser d'avoir faim a notre epoque c'est une honte.voilà c'est tout

rsa

comme toujours on tape sur les petits épargnants je suis auxilliaire de vie , je suis payé a l heure c' est a dire quand je n ai pas de personne je n ai pas de salaire donc pendant ce temps là il faut que je me debrouille , je n ai pas droit au 13 mois pas de prime de vacances pas de cheques restaurent je travaille unweek end sur deux toutes les fetes de l année payé a25% souvent pour des salaires dérisoires .
mais j ai toujours travaillé depuis l age de14 ans ,j ai ouvert une assurance vie ou je place un peud argent de coté tous les mois en cas ou ils nous arriveraient quelques choses a moi ou mon mari qui est diabétique et maintenant Monsieur HIRCHS vient me dire je vais vous voler votre argent que j ai du mal a gagner et en plus ou j ai payé des impots dessus merci merci beaucoup Monsieur HIRCHS moi je ne suis pas propriétaire de quoi que ce soit . Ma situation en ce moment est tres difficile mais jenedemande rien a personne . et croyez moi je suis dégoutée et je vais l an prochain résilier mon assurance vie de 2000euros tout simplement . allez plutot chez les riches!!!!

la crise ?

Je voudrais dire a tous ce que critiquent les chomeurs, ils s'ont de la chance de ne pas connaitre des difficultés d'emploi, bien sur il existe des profitteurs, mais il faut admettre que ce qui en profites le plus ( et cela dans n'importe quel domaine professionel ) se sont et ce sera toujours les memes , c'est a dire les employeurs ,ils sonts ... protegés .. par ceux qui detiennes L'ARGENT qui l'ont gagné sur le dos des ouvriers , qui ils fement l'ENTREPRISE,mais que au paravant ont VOLE au Fournisseur , a L'URSSAF, et au PERSONEL , les heures , les jours , donné pour l'entreprise pour ne pas que celle ci ferme, tout cele pour rien,. Mailui LE SOIDISANT PATRON IL EST DEJA DANS SA NOUVELLE SOCIETE, et le reste ne compte PAS .C'est du veçu , on peut le constater en allant faire un tour a L'ANGLE DU BOULEVARD BARBES. Ceci dit, il existe DES VRAI ET HONNETE DIRIGENT .

Réponse à CLAIRET / Lyon

Il est clair que vous n'avez rien compris au RSA.
Il est justement mis en place pour que le retour à l'emploi soit accompagné par une prime motivante de façon à ce qu'il y ait une différence importante avec le chômage.
De cette façon, nul ne pourra plus se complaire à rester chez lui au prétexte qu'il ne gagne pas plus en allant bosser.
En contre partie les récalcitrants ne pourront plus refuser indéfiniment un emploi au risque de se faire sucrer les prestations.
C'est quand même normal que la société n'ait pas à assumer à perpète l'assistance de quelqu'un qui ne cherche pas à s'en sortir.
Aides toi, le ciel t'aidera disait l'autre.
Je dirai; celui qui refuse de bosser n'a donc pas faim.
Je n'ai donc aucune raison de payer pour lui, il s'assume, moi j'assume mes gosses et mes responsabilités.
Sinon, vous proposez quoi ?
Cette loi associée, imaginée par le PS mais jamais mise en place par manque de courage endémique dans ce parti, a finalement été mise en place par un homme de gauche dans un gouvernement de droite.
Pas belle la vie ?
En résumé, le RSA c'est donc justement le contraire de l'assistanat puisque c'est l'encouragement à bosser.

R S A

Toujours et encore de l'assistanat et cela sur le dos de ceux qui ont beaucoup travaillé pour pouvoir épargner pour leurs vieux jours et qui de plus ont un pouvoir d'achat en chute libre tous les ans et qui ont déjà payé leurs impôts sur leur revenus. Il est tellement plus facile pour nos dirigeants de créer des taxes de tous genre, taxes sociales, t v a et autres que d'avoir le courage de chercher à économiser sur les dépenses de l'état et les leurs en premier. en tant qu'ancien petit employeur combien de fois j'ai reçu des demandeurs d'emploi qui préfèrent rester au chômage plutôt que de travailler a peu de différence les revenus sont les mêmes. Chercher l'erreur et cela n'est que le dessus de l'iceberg

le Revenu de solidarité active

encore une mesure gouvernementale contraignante qui précipitera la populace française dans le pessimisme ! pourquoi imposer aux demandeurs d'emplois d'accepter au bout de la seconde proposition dite " raisonnable ", alors que tous les petits boulots sont rémunérés à 1000 / 1050 euros net mensuel pour un travail où la polyvalence est obligatoire et où les exigences de compétitivités et de rentabilités poussent les employeurs à rogner sur le coût salarial et sur l'embauche !

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