Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

UN ŒIL SUR LES MÉDIAS

6 policiers poursuivis pour homicide involontaire: les habitants de Baltimore exultent

En savoir plus

JOURNAL DE L’AFRIQUE

Viols présumés en Centrafrique : A la rencontre de l'homme qui a recueilli les témoignages

En savoir plus

UNE SEMAINE DANS LE MONDE

Viols présumés en Centrafrique : des zones d'ombre dans l'affaire

En savoir plus

UNE SEMAINE DANS LE MONDE

Séisme au Népal : l'aide humanitaire internationale pressée par le temps

En savoir plus

7 JOURS EN FRANCE

Centrafrique : des soldats français soupçonnés de viols sur des enfants

En savoir plus

JOURNAL DE L’AFRIQUE

Viols présumés en Centrafrique : une enquête s'est ouverte à Bangui

En savoir plus

FOCUS

Liban : la prison de Roumieh, un fief pour les jihadistes de l'EI

En savoir plus

L'INVITÉ DE L'ÉCO

"En France, les PME ont du mal à grandir"

En savoir plus

VOUS ÊTES ICI

Le pain, une tradition française

En savoir plus

L'AIEA déplore le manque d'avancées avec l'Iran

Texte par AFP

Dernière modification : 28/11/2008

Lors de la réunion de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) à Vienne, le directeur général Mohamed El Baradei s'est inquiété de l'absence de "progrès substantiel" dans les discussions avec Téhéran.

L'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) a déploré l'absence de "progrès substantiel" dans son enquête sur le programme nucléaire iranien, tout en accentuant sa pression sur la Syrie pour que Damas fasse preuve du "maximum de transparence" quant à un site nucléaire clandestin présumé qu'Israël a bombardé et détruit il y a un an.

A l'occasion de la traditionnelle réunion de fin d'année à Vienne du Conseil des gouverneurs de l'AIEA, son directeur général, l'Egyptien Mohamed ElBaradei, a déploré l'absence de "progrès substantiel" dans les discussions avec Téhéran et a souligné qu'il subsistait "une série de questions sans réponse" quant à la véritable nature du programme nucléaire iranien.

Selon les Etats-Unis et plusieurs pays de l'Union européenne (UE), l'Iran veut se doter de l'arme atomique, alors que Téhéran affirme poursuivre des objectifs strictement civils afin d'assurer l'approvisionnement énergétique du pays.

Pour la énième fois, Mohamed ElBaradei a demandé à Téhéran de faire preuve de plus de coopération avec l'AIEA et de fournir les informations nécessaires. Parallèlement, il a aussi renouvelé son appel à "des négociations directes entre toutes les parties", c'est-à-dire à un dialogue direct entre Washington et Téhéran, une hypothèse qui a été envisagée lors de sa campagne électorale par le président élu des Etats-Unis, Barack Obama. A cet égard, le dirigeant de l'AIEA a rappelé l'exemple des négociations directes entre les Etats-Unis et la Corée du Nord.

Malgré les sanctions imposées à trois reprises par le Conseil de sécurité de l'ONU, l'Iran s'est refusé à mettre un terme à son programme d'enrichissement d'uranium, première étape vers l'arme nucléaire, et a même annoncé le 26 novembre que la centrale atomique de Natanz était maintenant équipée de "plus de 5.000 centrifugeuses" d'enrichissement d'uranium.

L'AIEA, dans son rapport du 19 novembre, avait relevé que l'Iran avait produit, au 7 novembre, un total estimé de 630 kg d'uranium faiblement enrichi. Il faut au minimum de 700 à 900 kg pour obtenir, le cas échéant, suffisamment d'uranium hautement enrichi pour une bombe atomique.

Sur le dossier syrien, l'AIEA a souhaité présenter aux autorités syriennes, pour explications, des images satellite du site bombardé et détruit par l'aviation israélienne à Al-Kibar. L'agence de l'ONU voudrait que Damas s'explique sur des similitudes entre ce site, où des traces d'uranium ont par ailleurs été trouvées, avec une installation de type nucléaire.

Damas, qui avait accepté une visite d'inspection sur place de l'AIEA en juin dernier, dont le rapport, à ce stade, n'a pas été concluant, a toujours affirmé qu'Al-Kibar avait abrité un bâtiment militaire conventionnel. Et la Syrie n'a jamais répondu aux demandes d'inspection de l'AIEA sur d'autres sites suspects.

Mohamed ElBaradei, tout en exigeant de la Syrie "un maximum de transparence", a une nouvelle fois déploré que la décision "unilatérale" d'Israël de bombarder le site en septembre 2007 avec l'appui de Washington ait "sérieusement compliqué" les efforts de l'agence pour en déterminer la nature.

Toujours concernant la Syrie, Mohamed ElBaradei a estimé que l'AIEA devait répondre positivement à une demande d'aide de Damas portant sur 350.000 dollars (273.000 euros) en vue de la construction d'une centrale nucléaire et cela malgré les objections des Etats-Unis et de l'UE qui craignent un détournement de cette aide à des fins militaires. "Le programme de coopération technique de l'AIEA ne doit pas être subordonné à des considérations politiques", a déclaré le directeur général.

Les 35 pays membres du Conseil des gouverneurs de l'AIEA sont réunis jusqu'à vendredi à Vienne pour débattre notamment des dossiers nucléaires syrien et iranien.

Première publication : 28/11/2008

COMMENTAIRE(S)