Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

À L’AFFICHE !

Charlie Hebdo : la caricature et l’humour six mois après

En savoir plus

DÉBAT

Référendum en Grèce : nouveau rapport de force avec l'Union européenne

En savoir plus

FOCUS

Vidéo : le Pakistan exécute à tour de bras

En savoir plus

REVUE DE PRESSE

Grexit : "La balle est dans le camp des créanciers"

En savoir plus

LE DUEL DE L’ÉCONOMIE

Après le referendum, un "Grexit" est-il inévitable ?

En savoir plus

REVUE DE PRESSE

Grexit : "En finir, vite !"

En savoir plus

L'INVITÉ DE L'ÉCO

"Nous continuerons les négociations avec la Grèce"

En savoir plus

JOURNAL DE L’AFRIQUE

Burundi : l'Afrique de l'Est réclame un nouveau report, des généraux menacent le président

En savoir plus

UN ŒIL SUR LES MÉDIAS

Grèce : après la victoire, Tsipras sacrifie Varoufakis

En savoir plus

Asie - pacifique

Les manifestants obligent des policiers à battre en retraite

Vidéo par Pauline PACCARD

Texte par Cyril PAYEN

Dernière modification : 30/11/2008

Des centaines de manifestants ont gagné du terrain autour de l'aéroport international Suvarnabhumi de Bangkok, contraignant plusieurs dizaines de policiers à battre en retraite. Un officier a même été pris en otage, avant d'être relâché.

Retrouvez également : "Des manifestants blessés par l'explosion d'une grenade".


Décidément, rien ni personne ne semble pouvoir arrêter la fronde anti-gouvernementale en Thaïlande. Aussi impopulaire soit-elle dans un pays qui s’enfonce dans l’anarchie.

 

Près d’une semaine après leur "déclaration de guerre" au gouvernement - accusé d’être à la solde l’ancien Premier ministre populiste Thaksin Shinawatra, beau-frère de l’actuel chef du gouvernement -, les milliers de manifestants vêtus de jaune multiplient opérations coups de poing et les provocations.

 

Les manifestants multiplient les opérations coups de poing

Après avoir occupé le palais du gouvernement depuis trois mois, empêché une session importante du Parlement la semaine dernière, puis assiégé les deux aéroports de la capitale thaïlandaise, les membres de l’Alliance du peuple pour la démocratie (PAD) font désormais des "prisonniers de guerre", selon l'expression utilisée par des militants de la première heure.

 

Les protestataires ont en effet franchi un cap supplémentaire, samedi, en kidnappant un officier de police alors qu’ils repoussaient, sans se voir opposer une résistance notable, un barrage de la police anti-émeute sur une autoroute menant à l’aéroport international.
 

Un incident similaire impliquant, cette fois, une femme policier infiltrée et démasquée, dans l’enceinte du second aéroport dans l’après-midi, aurait pu tourner au lynchage sans l’intervention du service de sécurité.
 

Les forces de sécurité ne veulent pas s'en prendre aux militants du PAD

La proclamation de l’Etat d’urgence dans le périmètre des deux aéroports
, de même que le brutal limogeage du chef de la police ont été sans conséquence : aucune des forces de sécurité ne paraît vouloir prendre la responsabilité d’un assaut contre l’Alliance pour la Démocratie, en dépit du préjudice causé aux 100 000 touristes bloqués dans le pays, de la condamnation d’une partie de la communauté internationale, et des jours sombres que tous les indicateurs économiques prédisent, à court terme, pour le pays.

 

Si les questions sur le soutien et le financement - devenu massif - du camp anti-gouvernemental restent sans réponse pour l’heure, les atermoiements des forces de sécurité - et la vigueur des frondeurs - peuvent être interprétés comme les signes de l’existence d’un puissant appui.

Première publication : 29/11/2008

COMMENTAIRE(S)