Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

#ActuElles

Sport : à quand la parité ?

En savoir plus

CAP AMÉRIQUES

Colorado : la ruée vers le cannabis

En savoir plus

MODE

Mode masculine hiver 2015 à Paris, les libertés d'expression triomphent

En savoir plus

FOCUS

Législatives en Grèce : un scrutin décisif

En savoir plus

L'ENTRETIEN

Manchester City-Côte d'Ivoire au Mondial : Yaya Touré se confie à FRANCE 24

En savoir plus

JOURNAL DE L’AFRIQUE

Libération des humanitaires à Bangui : Le chef anti-balaka Andilo ne sera pas relâché

En savoir plus

UN ŒIL SUR LES MÉDIAS

Abdallah, "grand défenseur des femmes" selon Christine Lagarde

En savoir plus

TECH 24

Alan Turing, le casseur de codes

En savoir plus

7 JOURS EN FRANCE

Lassana Bathily, un héros désormais français

En savoir plus

Asie - pacifique

Les manifestants obligent des policiers à battre en retraite

Vidéo par Pauline PACCARD

Texte par Cyril PAYEN

Dernière modification : 30/11/2008

Des centaines de manifestants ont gagné du terrain autour de l'aéroport international Suvarnabhumi de Bangkok, contraignant plusieurs dizaines de policiers à battre en retraite. Un officier a même été pris en otage, avant d'être relâché.

Retrouvez également : "Des manifestants blessés par l'explosion d'une grenade".


Décidément, rien ni personne ne semble pouvoir arrêter la fronde anti-gouvernementale en Thaïlande. Aussi impopulaire soit-elle dans un pays qui s’enfonce dans l’anarchie.

 

Près d’une semaine après leur "déclaration de guerre" au gouvernement - accusé d’être à la solde l’ancien Premier ministre populiste Thaksin Shinawatra, beau-frère de l’actuel chef du gouvernement -, les milliers de manifestants vêtus de jaune multiplient opérations coups de poing et les provocations.

 

Les manifestants multiplient les opérations coups de poing

Après avoir occupé le palais du gouvernement depuis trois mois, empêché une session importante du Parlement la semaine dernière, puis assiégé les deux aéroports de la capitale thaïlandaise, les membres de l’Alliance du peuple pour la démocratie (PAD) font désormais des "prisonniers de guerre", selon l'expression utilisée par des militants de la première heure.

 

Les protestataires ont en effet franchi un cap supplémentaire, samedi, en kidnappant un officier de police alors qu’ils repoussaient, sans se voir opposer une résistance notable, un barrage de la police anti-émeute sur une autoroute menant à l’aéroport international.
 

Un incident similaire impliquant, cette fois, une femme policier infiltrée et démasquée, dans l’enceinte du second aéroport dans l’après-midi, aurait pu tourner au lynchage sans l’intervention du service de sécurité.
 

Les forces de sécurité ne veulent pas s'en prendre aux militants du PAD

La proclamation de l’Etat d’urgence dans le périmètre des deux aéroports
, de même que le brutal limogeage du chef de la police ont été sans conséquence : aucune des forces de sécurité ne paraît vouloir prendre la responsabilité d’un assaut contre l’Alliance pour la Démocratie, en dépit du préjudice causé aux 100 000 touristes bloqués dans le pays, de la condamnation d’une partie de la communauté internationale, et des jours sombres que tous les indicateurs économiques prédisent, à court terme, pour le pays.

 

Si les questions sur le soutien et le financement - devenu massif - du camp anti-gouvernemental restent sans réponse pour l’heure, les atermoiements des forces de sécurité - et la vigueur des frondeurs - peuvent être interprétés comme les signes de l’existence d’un puissant appui.

Première publication : 29/11/2008

COMMENTAIRE(S)