Dernière modification : 01/12/2008 

Revue de presse internationale
Tour du monde des titres de la presse quotidienne internationale.
Par Regane RANUCCI (texte)

The Independent (Royaume-Uni)

"Mumbai attacks spark war fear"

 

Les Etas-Unis et la Grande-Bretagne, qui ont tous les deux des ressortissants qui ont été tués dans les attaques de Bombay, redoutent une action militaire indienne au Pakistan. Ils appellent les deux frères ennemis à ne pas y recourir. La crainte d’une guerre est réelle : c’est le titre du quotidien britannique. L’Inde à relevé son niveau d’alerte au maximum.

 
The Guardian (Royaume-Uni)

"At war level : India raises security status amid grief"

 

Le terme "guerre" revient dans le quotidien britannique "The Guardian", qui nous informe que l’éventualité d’une guerre sera un des sujets de conversation entre la secrétaire d’Etat américaine Condoleezza Rice et le ministre britannique des Affaires étrangères aujourd’hui à Londres.

Les deux puissances s’inquiètent car le Pakistan pourrait faire passer au second plan sa lutte contre les Taliban pour masser ses troupes du côté de la frontière indienne.

En Inde, l’heure est à la commémoration des morts : des bougies sont allumées sur tous les sites des attaques. La une du "Guardian" nous montre la photo d’un homme priant devant le café Léopold.

 
The Hindu Business Line (Inde)

"Coming to terms with terror"

 

Le quotidien indien montre les fleurs et bougies devant l’hôtel Taj Mahal. La rue habituellement bondée est bouclée, la sécurité y veille. Les Indiens tentent de s’en remettre, titre l’article.

 
Libération (France)
 

Le journaliste Vittorio de Filippis, interpellé vendredi à l’aube chez lui en région parisienne, est le spécialiste économique du quotidien et ancien directeur de la publication. Il raconte avoir été réveillé, ses deux fils mineurs aussi, à 6h40, par 4 policiers qui l’ont menotté et emmené au commissariat où on lui annonce que le fondateur de l’entreprise Free, un fournisseur d’accès internet, a porté plainte pour la publication d’un article en 2006 qui relatait ses démêlés judiciaires.

Et ça ne s’arrête pas là, il est soumis à deux fouilles aux corps.

Cela se passe au Tribunal de grande instance où il a été mis en examen pour diffamation publique. Le quotidien parle d’acharnement de la justice qui poursuit de plus en plus sévèrement les journalistes.

Reporters sans frontières s’est dit indigné, et pour l’UMP le traitement du journaliste parait surréaliste. Pour le Parti socialiste il s’agit de méthodes judiciaires inadmissibles. L’intéressé lui-même rappelle qu’il n’y a pas de précédent en France, "aucun directeur de publication n’a subit ce que j’ai subis", dit Vittorio de Filippis.

 

 Il y a eu des réactions à l'affaire Vittorio de Filippis dans la presse internationale. Aux Etats-Unis, le "Washington Post" y consacre un long article qui raconte les faits.

 
The Independent (Grande-Bretagne)

"Outcry over arrest of French journalist"

 

"The Independent" nous montre en une Vittorio de Filippis et l’article rappelle que celui qui a porté plainte, le fondateur de Free, a déjà perdu deux affaires similaires engagées contre le quotidien "Libération".

 
The Times (Grande-Bretagne)

"Barack Obama’s security team delights the hawks"

 

Le président élu des Etats-Unis, Barack Obama, va présenter son conseil national de sécurité. Son ancienne rivale, Hillary Clinton, devrait devenir la secrétaire d’Etat. Ce choix ravi les républicains. Selon eux, Hillary Clinton est plus ferme en matière de politique étrangère qu’Obama: elle était , par exemple, pour l’intervention en Irak. Les faucons de Washington sont ravis, titre le quotidien.

 
The Straits Times (Singapour)

"Bill paves way for Hillary’s nomination"

 

Le quotidien nous apprend que le mari d'Hillary Clinton et ancien président démocrate aurait fait neuf concessions à Barack Obama pour que sa femme obtienne le poste. Bill Clinton a notamment publié une liste secrète de 200 000 noms de personnes qui font des dons à sa fondation, il va aussi refuser les dons de gouvernement étrangers pour ses conférences. Il va devoir mettre sa carrière entre parenthèses, ne pas récolter des fonds à travers le monde, car ce pourrait être mal perçu alors que sa femme gère la politique étrangère américaine.

 
 

La mission de la première dame de France, Carla Bruni-Sarkozy, auprès du Fonds mondial de lutte contre le sida commence aujourd’hui. Lors d’une visite en Tunisie, en avril, elle avait fait part de son souhait d’être "globalement utile", c’est fait. C’est un engagement personnel nous dit le quotidien gratuit britannique, son propre frère aîné est décédé de la maladie en 2006.

 
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