Ouvrir

À suivre

Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

DÉBAT

Manuel Valls à Berlin : prendre exemple sur le modèle allemand ?

En savoir plus

LES OBSERVATEURS

La route rebelle de Nouvelle-Caledonie et les étudiants reconstruisent Tripoli

En savoir plus

JOURNAL DE L’AFRIQUE

Centrafrique : Catherine Samba Panza en quête de soutien à l'ONU

En savoir plus

L'ENTRETIEN

Ebola : "nous avons devant nous l’une des pires épidémies", dit Douste-Blazy

En savoir plus

LES ARTS DE VIVRE

Les nouveaux road trip

En savoir plus

LES ARTS DE VIVRE

Le succès du high-tech "made in France"

En savoir plus

ÉLÉMENT TERRE

Réchauffement climatique : la planète bientôt sous l'eau?

En savoir plus

À L’AFFICHE !

Jacob Desvarieux, l'ambassadeur international du Zouk!

En savoir plus

TECH 24

Organisation de l'État islamique : la nouvelle bataille d'Anonymous

En savoir plus

  • Un Français enlevé en Algérie, le rapt revendiqué par un groupe lié à l'EI

    En savoir plus

  • Présidentielle tunisienne : le point sur les candidats

    En savoir plus

  • Menaces contre la France : "l’EI a décidé d’exporter le conflit en Occident"

    En savoir plus

  • Un million de bébés européens nés grâce à Erasmus

    En savoir plus

  • Le Mondial-2022 ne se jouera pas au Qatar, selon un membre de la Fifa

    En savoir plus

  • Apple bat des records de ventes avec ses nouveaux iPhone

    En savoir plus

  • Face aux jihadistes de l'EI, "on ne comprend pas l'attitude d'Ankara"

    En savoir plus

  • À Berlin, Manuel Valls promet des réformes à Angela Merkel

    En savoir plus

  • Mort d’Albert Ebossé : la JS Kabylie suspendue deux ans par la CAF

    En savoir plus

  • Hong Kong : les étudiants en grève pour dénoncer la mainmise de Pékin

    En savoir plus

  • Selon Bernard Cazeneuve, "la France n’a pas peur" face à la menace jihadiste

    En savoir plus

  • Ebola : sept questions sur le virus

    En savoir plus

  • Le report du projet de Transavia Europe ne suffit pas aux pilotes d'Air France

    En savoir plus

  • Préservatifs trop petits : un problème de taille pour les Ougandais

    En savoir plus

  • Ebola : "nous avons devant nous l’une des pires épidémies", dit Douste-Blazy

    En savoir plus

Les Indiens pressent New Delhi de réorganiser sa sécurité

Texte par Apoorva PRASAD

Dernière modification : 02/12/2008

Après les attaques terroristes de Bombay, dans lesquelles près de 180 personnes ont trouvé la mort, les Indiens ne décolèrent plus. Et pointent du doigt l'incurie des agences de sécurité du pays qui n'ont su empêcher le carnage.

Quelques jours après les attaques terroristes de Bombay, les têtes commencent à tomber. Le ministre de l’Intérieur, le conseiller national à la sécurité et le chef de l’exécutif de l’Etat de Maharashtra ont démissionné. Dimanche, le Premier ministre indien Manmoham Singh a annoncé des changements en matière de sécurité, incluant les créations de "l’agence fédérale d’investigation" et de trois bases supplémentaires pour des spécialistes anti-terroristes de la National Security Guard (NSG).

 

Ces remaniements seront-ils toutefois suffisants ? Beaucoup d’Indiens se disent indignés par l’apathie politique et les mesures superficielles. "La colère des gens est palpable, affirme Hemant Sarin, un haut fonctionnaire de police qui a mené des opérations anti-insurrection. Mais les demandes de changement devront être satisfaites."

 

Pour la population, qui considère que l’origine du problème réside à l’intérieur même du système, les choses pressent. La dernière décennie a été particulièrement éprouvante pour le pays : selon un rapport du centre national anti-terroriste indien, entre 2004 et 2007, aucun pays au monde, hormis l’Irak, ne compte autant de morts dans des attaques terroristes.

 

Aussi les Indiens réclament-ils une refonte des organes de sécurité. Surtout depuis l’attaque du Parlement par des hommes armés en décembre 2001 et les importants attentats qui ont suivi :

- En août 2007, plusieurs bombes explosent dans des parcs à Hyderabad, tuant 40 personnes.

- En mai 2008, des attentats simultanés à Jaipur tuent au moins 63 personnes.

- En juillet 2008, plus de 180 personnes ont été tuées à Bombay dans l’explosion de bombes dans des trains de banlieue. 

 

Etats contre gouvernement central

 

L’un des problèmes majeurs trouve son origine dans la Constitution indienne. Chacun des 28 Etats indiens est responsable de la sécurité sur son territoire. Le gouvernement central ne peut agir que lorsque l’un des États demande de l’aide. Et ces derniers mettent souvent du temps avant de solliciter New Delhi. Malgré les récentes attaques terroristes, la république indienne a été lente à réagir, selon plusieurs sources anonymes proches du gouvernement. Pour beaucoup, l’absence d’un commandement centralisé constitue un obstacle à la lutte contre le terrorisme. "Le gouvernement indien doit être capable de coordonner ses actions", estime Sarin.

 

Après que le Premier ministre de l’Etat du Maharashtra a été informé des attaques à Bombay, il a fallu plusieurs heures au NSG, basé à New Delhi, pour effectuer les 1 500 kilomètres séparant la capitale du théâtre des opérations. Les commandos de la marine nationale indienne (Marcos) se trouvaient pourtant dans une base navale située à quelques minutes de Bombay.

 

L’Etat lui-même ne dispose pas de forces spécialisées capables de faire face à de telles situations. Mais, selon Sarin, la NSG est "aussi bonne que les autres forces d’élite mondiales". Pour ce haut fonctionnaire, les affirmations du New York Times selon lesquelles les forces de la NSG étaient sous-équipées, ne sont pas fondées. "Avec leur division aéronautique, ils devraient maintenant être en mesure de répondre beaucoup plus rapidement aux menaces", conclut-il.

 

La mise en œuvre des promesses a toujours été un problème en Inde. Les élections nationales, prévues en avril 2009, devraient toutefois permettre de savoir si de réels changements sont possibles.

 

 

 

Première publication : 02/12/2008

COMMENTAIRE(S)