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Nouveaux chefs d'accusation pour l'ex-tortionnaire "Douch"

Dernière modification : 05/12/2008

L'ancien responsable Khmer rouge "Douch" vient d'écoper de nouveaux chefs d'accusation. La voie est donc ouverte pour son procès en 2009.

AFP - Le tribunal, parrainé par l'ONU et chargé de se pencher sur le génocide des années 1970 au Cambodge, a retenu vendredi de nouvelles accusations contre l'ex-tortionnaire présumé "Douch", ouvrant la voie au premier procès international d'un ex-responsable Khmer rouge en 2009.
   
Kaing Guek Eav, 66 ans, alias "Douch", avait fait l'objet d'un acte formel d'accusation en août, notamment pour "extermination", alors que plus de 12.000 hommes, femmes et enfants avaient péri à la prison qu'il dirigeait à Tuol Sleng, plus connu sous le nom de camp "S-21".
   
En août, des magistrats avaient ordonné que "Douch" soit jugé pour "crimes contre l'humanité et infractions graves aux Conventions de Genève (crimes de guerre) pour le rôle qu'il a joué" à "S-21", à Phnom Penh, sous le régime ultra-communiste des Khmers rouges (1975-1979).
   
Mais des procureurs avaient fait appel, estimant que l'acte d'accusation n'allait pas assez loin et qu'il ne donnait pas "l'entière et vraie mesure" des crimes imputés à "Douch".
   
Une chambre de la cour a estimé vendredi que cet appel était recevable, ouvrant la voie à la tenue de son procès qui devrait s'ouvrir "au premier trimestre de 2009", selon Reach Sambath, porte-parole cambodgien du tribunal.
   
Vendredi, les magistrats ont jugé qu'il était possible d'ajouter à l'acte final d'accusation "les crimes de torture (au Cambodge) et le meurtre avec préméditation", a précisé le juge Prak Kimsan.
   
Pendant l'audience, "Douch", vêtu d'une chemisette gris clair, est resté assis, impassible et le regard fixe.
   
La décision de vendredi élargit le champ des poursuites à l'encontre de cet ancien professeur de mathématiques, devenu cadre zélé des Khmers rouges, qui tombe ainsi également sous le coup de la législation cambodgienne.
   
"Je pense que cela donne un peu plus de poids" au dossier contre "Douch", a déclaré Hong Kimsuon, un avocat représentant les victimes du régime d'inspiration maoïste.
   
Mais les juges n'ont pas retenu l'accusation "d'entreprise criminelle conjointe" qui permet à une cour d'élargir des poursuites à un groupe de personnes ayant agi de manière coordonnée.
   
"Douch" avait été arrêté en 1999 et transféré en 2007 au tribunal spécial à participation internationale de Phnom Penh.
   
Quatre anciens dirigeants politiques du régime des Khmers rouges -Nuon Chea, Ien Sary, Ieng Thirith et Khieu Samphan- sont également détenus dans l'attente de leur jugement et, contrairement à "Douch", ils ont entre 77 et 83 ans.
   
Près de deux millions de personnes ont trouvé la mort sous les Khmers rouges qui, au nom de leur idéologie révolutionnaire, ont fait régner la terreur il y a trois décennies au Cambodge, vidant les villes au profit des campagnes, exténuant la population par le travail forcé et organisant de vastes purges.
   
Les Khmers rouges avaient été chassés du pouvoir par une invasion vietnamienne en 1979.
   
Le tribunal spécial de Phnom Penh s'est mis péniblement en place en juillet 2006 au terme de près d'une décennie de négociations entre les Nations unies et le gouvernement cambodgien de Hun Sen.
   
Il lui a fallu près d'un an pour adopter son règlement intérieur, sur fond de frictions entre juges internationaux et cambodgiens, de difficultés financières et d'accusations de corruption.

Première publication : 05/12/2008

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