URGENT
Centrafrique : Deux humanitaires français enlevés dans le nord-est du pays
Deux travailleurs humanitaires français de l'ONG Triangle ont été enlevés par une vingtaine d'hommes armés, dimanche soir à Birao, dans le nord-est de la République centrafricaine, selon Mahamat Salah Amadou Birao, vice-consul de Centrafrique au Darfour.
05 décembre 2008 - 11H04
- Immigration clandestine - Italie - Silvio Berlusconi

Dans l'enfer du Chinatown italien
En Toscane, près de Florence, se trouve le plus grand centre textile d'Europe qui, depuis les années 1990, s'est peuplé de Chinois. Des mafias y gèrent les réseaux de l'immigration que le gouvernement italien s'attache à traquer.
Par Géraldine QUIDU-DESQUEYROUX / Livio CAPRA (texte)
"Reporters", présenté par Antoine Cormery, est un magazine hebdomadaire consacré aux enquêtes réalisées par des journalistes de FRANCE 24 et par des correspondants à l'étranger. Retrouvez l'émission le vendredi à 10h15 et 18h30 (GMT+1), et le samedi à 7h40 (GMT+1).

Située à 20 kilomètres de Florence, Prato est le plus grand centre textile d’Europe qui s’est peuplée de Chinois à partir des années 1990. Aujourd’hui, la localité compte officiellement 23 000 travailleurs légaux… et quelques milliers de clandestins. Géraldine Quidu-Desqueyroux et Livio Capra sont allées à la rencontre de ces exilés traqués par le gouvernement de Silvio Berlusconi.

Depuis deux ans, le nombre de travailleurs clandestins chinois a été multiplié par six. Ils seraient aujourd’hui entre 10 000 en 15 000 à vivre entassés dans quelques mètres carrés. C’est dans des cabanons de fortune, où vivent leurs familles, qu’ils ont installé leurs ateliers. Les autorités y font des descentes, souvent alertées par des voisins.

Un conseiller à l’intégration de la mairie de Prato explique à FRANCE 24 le long processus que les candidats à l’exil chinois doivent suivre : "En Chine, ils payent 25 000 euros à la mafia pour leur voyage et laisse la vie de leur propre famille en garantie. Arrivé à Prato, un patron chinois les fait travailler, au noir, 12 heures par jour, pour 500 euros par mois."

Les travailleurs interpellés sans papiers sont conduits à la préfecture. En l’absence de document, l’identification doit être faite avec l’aide des autorités diplomatiques chinoises qui montrent peu d’empressement à collaborer.

En clair, ils se retrouvent dehors dès le lendemain, avec ordre de quitter le pays sous 15 jours. Ne sachant où aller, ni avec quel argent, ils n'ont souvent d'autre choix que de trouver un autre patron, prêt à les faire travailler nuit et jour pour un salaire misérable.

Pourtant, certains de ces ouvriers au salaire misérable se sont révélés être de véritables entrepreneurs. Ils ont absorbé plus de la moitié des entreprises italiennes sur le secteur, soit près de 3 000 ateliers de confection sur le district.


Retrouvez ce reportage en cliquant sur la vidéo.

 

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