08 décembre 2008 - 23H28
- Crise financière - États-Unis

Le directeur général de Merrill Lynch veut 10 millions de bonus
Selon le "Wall Street Journal", John Thain, directeur général de Merrill Lynch, a réclamé un bonus de 10 millions de dollars pour l'année 2008. La banque a reçu 10 milliards d'aides de l'État cette année.

 

REUTERS - John Thain, directeur général de Merrill Lynch, a suggéré aux membres du conseil de la banque d'investissement américaine de lui verser un bonus de 10 millions de dollars au titre de l'exercice 2008 mais le comité des rémunérations de l'entreprise n'a guère envie d'accéder à sa demande, rapporte lundi le Wall Street Journal.

 

Citant des sources proches de la situation, le journal ajoute que ce comité n'a pas encore pris de décision mais qu'il était tenté de ne pas verser de bonus, que ce soit à John Thain ou à d'autres dirigeants de Merrill Lynch, qui a frôlé la faillite avant d'être racheté par Bank of America.

 

Les assemblées générales des deux banques ont approuvé vendredi le rapprochement, qui devrait faire du nouvel ensemble la première banque des Etats-Unis avec environ 2.700 milliards dfe dollars d'actifs.

 

Personne n'était immédiatement disponible chez Merrill Lynch pour commenter l'information sur les bonus.

 

John Thain estime avoir droit à un bonus parce que, en pilotant la transaction avec Bank of America, il a évité à Merrill Lynch une crise beaucoup plus grave, ont dit au Wall Street Journal des sources proches de la pensée du directeur général de la banque.

 

Les membres du comité de rémunérations sont également d'avis que cet adossement à Bank of America allait dans le sens de l'intérêt des actionnaires, tout en soulignant qu'il serait mal avisé d'ignorer l'hostilité du grand public à l'encontre de primes importantes versées à des dirigeants.

 

Ils prennent également en compte le fait que Goldman Sachs <GS.N>, un autre géant de la banque d'investissement, est resté indépendant, que ses performances ont été supérieures à celles de Merrill Lynch et qu'il a quand même décidé de ne pas accorder de bonus à ses dirigeants.

Commentaires (1)

bonus

Il est surprenant de savoir que dans le contexte actuel de crise financière, un patron puisse avoir l'outrecuidance d'exiger d'une structure qui a froller la faillite, un bonus d'un tel montant. Cette attitude montre à merveille comment est ce qu'on est arrivé dans une telle situation de crise. Les barons de wall-street en fait servent leurs intérêts- Ils ont retenus la leçon des présidents africains- ils s'en foutent pas mal de la réaction du peuple qui, se doit de payer l'addition des erreurs cumulées par des dirigeants véreux et égoïstes. Comme quoi la formule des dirigeants africains selon laquelle les pauvres doivent rester pauvres, et les riches doivent devenir plus riches est universelle. Vive l'africanisation du monde...

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