Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

LE JOURNAL DE L’AFRIQUE

Gambie : Yahya Jammeh accepte de quitter le pouvoir d'après Barrow

En savoir plus

LA SEMAINE DE L'ECO

Davos 2017 : "On ne doit pas jouer à se faire peur", tempère Maurice Lévy

En savoir plus

LA SEMAINE DE L'ECO

Davos 2017 : "Trump est un nouveau Madoff", estime Jacques Attali

En savoir plus

L'ENTRETIEN

Paul Polman : "Les fruits de la globalisation doivent être distribués de façon plus juste"

En savoir plus

FOCUS

Aux États-Unis, le désarroi et la colère des opposants à Donald Trump

En savoir plus

TECH 24

Satellites : les nouveaux maîtres du ciel

En savoir plus

7 JOURS EN FRANCE

Enseigner autrement : de nouvelles méthodes pour réinventer l'école

En savoir plus

#ActuElles

Russie : les violences domestiques bientôt dépénalisées ?

En savoir plus

À L’AFFICHE !

Sabrina Ouazani, le cinéma avec le sourire

En savoir plus

Afrique

Nkunda exige un tête-à-tête avec le gouvernement

Dernière modification : 09/12/2008

Une vingtaine de groupes armés participeront à Nairobi aux discussions sur le conflit au Nord-Kivu avec le gouvernement de la RD Congo. Laurent Nkunda, qui souhaite des négociations directes avec le président Kabila, ne devrait pas s'y rendre.

REUTERS - Le gouvernement de la République démocratique du Congo a invité une vingtaine de groupes armés à participer à des discussions avec la rébellion tutsie afin de faire cesser les affrontements dans la province du Nord-Kivu, a annoncé dimanche le ministre de l'Information.

 

Le chef des insurgés tutsis, le général Laurent Nkunda, n'a cessé de réclamer des négociations directes avec le président Joseph Kabila après avoir lancé, fin août, une nouvelle offensive qui a contraint 250.000 habitants de l'est de la RDC à fuir face aux violences.

 

Mis en déroute de manière répétée par les combattants de Nkunda, le gouvernement a apparemment accepté vendredi cette revendication en annonçant qu'il enverrait le lundi 8 décembre une délégation au Kenya pour rencontrer les rebelles.

 

Le ministre de l'Information, Lambert Mende, a déclaré dimanche que d'autres groupes armés signataires en janvier d'un accord de paix participeraient à la réunion de Nairobi.

 

"Il y a une vingtaine d'entre eux (...) Nous ne voulons laisser personne en dehors", a-t-il dit à Reuters.

 
Kabila et Nkunda ne devraient pas assister à la réunion de Nairobi.
 

Un porte-parole du Congrès pour la défense du peuple (CNDP) de Nkunda a déclaré que la délégation de rebelles n'avait pas encore été informée de la décision d'inviter d'autres groupes, notamment des milices pro-gouvernementales.

  

"Pas dans la bonne direction"

 

Nkunda a jugé partial l'accord de janvier, appelé "Amani" ("Paix" en swahili) et il l'a rejeté.

 

"Notre position est très claire. Nous négocierons avec le gouvernement et avec personne d'autre", a déclaré à Reuters à Nairobi Bertrand Bisimwa, du CNDP.

 

"Le gouvernement peut négocier avec qui il veut, mais toute tentative de nous imposer l'Amami est vouée à l'échec", a-t-il prévenu.

 

Nkunda a proclamé fin octobre un cessez-le-feu unilatéral alors que ses hommes étaient sur le point de s'emparer de Goma, le chef-lieu de la province.

 

Le cessez-le-feu a été dans l'ensemble respecté par les rebelles et par l'armée, mais des heurts se sont poursuivis entre les combattants de Nkunda, d'une part, et d'autre part les Mai Mai, une milice locale, et des rebelles hutus rwandais qui apportent ponctuellement leur soutien à l'armée gouvernementale, faible et indisciplinée.

 

Des responsables gouvernementaux et des représentants des rebelles ont souligné que le principal objectif des discussions de lundi était de consolider le cessez-le-feu et d'y associer d'autres groupes.

 

Observateurs et diplomates ont réservé un accueil prudent à la réunion qu'ils considèrent comme une première étape pour désamorcer les tensions.

 

"Ce qui compte, c'est que le gouvernement et le CNDP vont se parler. C'est ce qui apparemment va se passer. Et c'est un pas dans la bonne direction", dit un diplomate occidental.

 

Première publication : 08/12/2008

COMMENTAIRE(S)