Dernière modification : 08/12/2008 

- Paludisme - Santé


Un suppositoire pour sauver les enfants du paludisme
Un suppositoire pour sauver les enfants du paludisme
Des chercheurs de l'Organisation mondial de la santé (OMS) ont établi l'efficacité d'un suppositoire d'artesunate, un médicament anti-paludisme peu coûteux qui pourrait sauver nombre d'enfants des zones rurales d'Afrique ou d'Asie.

AFP - Un suppositoire d'artesunate, médicament anti-paludisme peu coûteux, pourrait sauver nombre d'enfants dans des zones rurales d'Afrique ou d'Asie, qui ne peuvent rejoindre rapidement un centre médical lors d'un épisode aigu, selon une étude publiée en ligne par la revue britannique The Lancet.

La plupart des décès causés par le paludisme interviennent parmi les jeunes enfants de ces zones rurales éloignées, lors de crises si intenses qu'ils ne peuvent absorber ou garder un traitement par voie orale.

Des chercheurs, conduits par Melba Gomes, de l'Organisation mondiale de la santé (OMS), ont voulu établir l'efficacité d'un suppositoire d'artesunate agissant rapidement sur les parasites du paludisme, qui serait administré avant qu'ils ne quittent le village pour rejoindre un centre où une médication pourra leur être injectée.

L'étude a été menée au Bangladesh, au Ghana, en Tanzanie, où l'on a donné soit un suppositoire d'artesunate (8.954 patients) soit un suppositoire-placebo (8.872 patients) à des malades soupçonnés de paludisme sévère et qui ne pouvaient être traités par voie orale.

Pour les patients capables d'arriver dans les six heures à une clinique, il n'y avait pas de différence significative dans le taux de mortalité ou d'invalidité permanente. Pour les autres -dont la moitié ont mis plus de 15h à rejoindre un centre où on pouvait leur faire une injection- l'administration d'un suppositoire divisait par deux le risque de décès (29 décès, soit 1,9%, dans le groupe traité par artesunate, contre 57, soit 3,8%, dans celui traité par placebo).

Dans un commentaire accompagnant la publication de l'étude, les Dr Lorenz von Seidlein et Jacqueline Deen, qui participent au Projet sur le paludisme en Tanzanie, l'ont classée parmi "les quelques études importantes publiées dans la décennie, qui influent sur la façon dont on traite le paludisme".

"La prochaine étape importante est de mettre au point des stratégies de déploiement à grande échelle", ont-ils souligné.
 

Commentaires (4)

Suivi du traitement

Si les parents refusent de ne pas amener leur enfant vers le centre de santé qui se trouve très éloigné, que peut on faire du petit malade, est ce qu'on poursuit le suppositoire ?pendant comben de temps ?

Paludisme

J'aprécie les avancées faites dans le domaine de la lutte contre le paludisme mais une question reste pour moi un mystère: Pourquoi la recherche sur le paludisme ne se concentre pas sur la fabrication d'un vaccin qui viendrait résoudre le problème une fois pour toute? Est-ce plus facile de dépenser chaque année beaucoup d'argent pour essayer d'endiguer l'avancée de la maladie qui de toutes les facons ne va pas disparaître comme ca? Les grandes firmes pharmaceutiques ont-elles peur de perdre un gros marché? Qui se cache derrière les donations pour la lutte contre le paludisme? Ou encore: Est-ce parce que le problème ne concerne aucun pays du nord? À qui profite le crime?

Excipient

Certains excipients ont une très bonne résistance à la chaleur. le seul effet négatif, c'est qu'ils sont un peu irritants. Si le principe actif du médicament résiste à la chaleur, il n'y aura pas de problèmes pour qu'il soit distribué largement, dans toutes les régions d'Afrique.

Une très bonne nouvelle!!

paludisme

Une simple question d'ordre pratique : comment conserver des suppositoires en bon état, dans les villages reculés d'Afrique, où la température extérieure est voisine de 30° ?

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