Dernière modification : 11/12/2008 

- Bernard Kouchner - Corée du Nord - France - Guantanamo - Kim Jong-il - Musique - Politique française - Remaniement ministériel - Zimbabwe


Revue de presse internationale
Tour d'horizon des titres de la presse quotidienne internationale.
Par Karim YAHIAOUI (texte)

Libération (France)
Petits flingages entre amis
 
Ca flingue à tout va à droite et Libération en fait sa une.
  
Hier, Bernard Kouchner a explicitement dit que la création d’un secrétariat d’État aux droits de l’homme avait été une erreur. Evidemment, les ONG s’interrogent, et le président de la Ligue des droits de l’Homme demande à Kouchner, qui se demande à quoi sert un secrétariat d’État, de se demander à son tour à quoi sert sa propre nomination au Quai d’Orsay.
  
Mais derrière les déclarations fracassantes, c’est sa secrétaire d’État Rama Yade, que l’on voit sur cette photo qui ne respire pas la complicité au côté de Bernard Kouchner, qui est sur la sellette.
 
Pour le quotidien Libération tout cela fait partie d’une stratégie du "remaniement rampant".
 
Une stratégie dont une autre femme issue de la diversité pourrait faire les frais. Il s’agit de Rachida Dati qui a été sévèrement recadré par le Premier ministre François Fillon sur la question des enfants en prison il y a quelques jours.
  
The Guardian
(Royaume Uni)

Miners are killed everyday
 
Un policier raconte : "J’ai vu 50 corps empilés après l’attaque d’un hélicoptère. Il y avait des corps partout. Certains ont été enterrés en secret." Ce sont des victimes de la course aux diamants. Nous ne sommes pas en Afghanistan ou en Irak mais au Zimbabwe.
  
La situation est telle dans le pays que de nombreux habitants se sont rués à Mutare. Mutare est une ville minière proche du Mozambique. Ils tentent de ramasser les miettes des exploitations de diamants. Ils sont professeurs, étudiants ou fermiers, leurs salaires ne leurs suffisent plus pour vivre.
  
A Mutare, ce sont les dollars et les rends, la monnaie sud-africaine, qui dominent. Dans les hôtels, on croise des trafiquants aux mines patibulaires. Mais voilà le pouvoir zimbabwéen veut sa part du gâteau. Les premiers à en faire les frais sont les petits mineurs illégaux.
 
Les hélicoptères, les chiens et la police harcellent ses travailleurs désespérés. Certains économistes pensent que le pouvoir zimbabwéen espère avoir une source de revenu supplémentaire en ayant la mainmise sur les diamants, alors  que le pays est exsangue. Mais la population ne se fait pas d’illusion, cet argent ne servirait probablement pas à venir au secours du pays.

Le Figaro (France)

Ces médecins français au chevet de Kim Jong-il

Dans les colonnes du quotidien français, les témoignages édifiants de médecins qui ont soigné Kim Jong-il ces vingt dernières années.
  
Le premier fut Yves Boin, un neurochirurgien qui au début des années 1990 a été contacté pour soigner l’épouse du dictateur atteint d'un cancer.
  
Il raconte les couloirs secrets de son hôtel qui l’emmenaient directement aux appartements de Kim Jong-il.
 
Un autre médecin François-Xavier Roux, un proche de Bernard Kouchner, a accepté de s’exprimer et de lever le voile sur l’état de santé de Kim Jong-il. Le leader nord-coréen est toujours en vie. Il a été victime d’un accident cérébral vasculaire mais il n’a pas été opéré, il va mieux.
 
Plusieurs médecins se sont succédés auprès de Kim Jong-il, ces dernières années.
 
The Guardian (Royaume Uni)

Guardian Musicians condemn use of their songs as instruments of war
 

Herald Sun (Australie)

AC/DC Britney Spears used to torture at Guantanamo

Certains artistes en ont ras-le-bol de voir leurs chansons ou leurs musiques utilisées pour des interrogatoires. D’après le quotidien britannique The Guardian, tout aurait commencé il y a une vingtaine d’années. L’armée américaine au Panama a utilisé la musique de Guns N' Roses et d'Elvis Presley à fond pour faire craquer Manuel Noriega. Une technique était née.
 
Aujourd’hui, il y a une véritable playlist de l’interrogatoire. Les incontournables sont Metallica, Rage Against The Machine, Red Hot chili Peppers ou encore AC /DC. AC/DC qui, comme quelques autres artistes, condamnent ces méthodes qui les impliquent sans leur demander leur avis. C’est également à lire dans le quotidien australien the Herald Sun .

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