- Crise financière - Nicolas Sarkozy - Traité de Lisbonne - Union européenne
14h08 : Non, rien de rien. Sur le bilan de sa présidence, Nicolas Sarkozy l’assure : "Je n’ai aucun regret, regardez tout ce qu’on peut faire en six mois ! On a changé les habitudes !" Pour preuve, il évoque une anecdote sur une réunion où il manquait une chaise. Il fallait des autorisations formelles pour en ajouter une nouvelle. "Je leur ai dit ‘si vous n’allez pas chercher une chaise, j’y vais moi-même !’, raconte le chef de l'Etat, c’est un détail, mais on est capable de passer des heures pour compter le nombre de chaises par délégations !" La salle éclate de rire. Mais le président déplore : "Ça c’est l’Europe qui meurt !"
14h02 : De l’ambition ! Nicolas Sarkozy, qui répond aux questions de la presse, explique qu’après avoir présidé huit heures de réunion, hier, il en est convaincu : jusqu’ici, le problème majeur des Européens, c’était "leur manque d’ambition". "Il faut surmonter les égoïsmes nationaux, au nom d’un dessein collectif".
13h53 : "Yes, you can!" - C'est le message du président de la Commission européenne, le portugais Barroso, au nouveau président américain, Barack Obama. Une allusion au slogan de sa campagne électorale qui l'a porté à la Maison Blanche pour l'inviter à suivre l'exemple - et l'exploit - des Vingt-Sept sur le climat.
12h45 : Différend franco-allemand sur la TVA. Toujours des fuites. Cette fois, c'est un diplomate français qui improvise une conférence de presse dans la salle principale où sont regroupés les journalistes. Il annonce que le désaccord entre Paris et Berlin sur la TVA persiste. L'Allemagne ne veut pas de baisse de la TVA pour certains secteurs, dont la restauration. La conférence de presse finale doit se tenir dans les minutes qui viennent. Les journalistes sont dubitatifs, vu que les blocages persistent sur certains points.
12h00 : Le plan de relance bouclé. Toujours pas de source officielle, mais selon un responsable de la Commission européenne, les Vingt-Sept parlent d'une seule voix sur le plan de relance de l'économie, équivalent à 1,5% du Produit intérieur brut communautaire. L'Allemagne était farouchement opposée à ce plan.
Puis, vient Nicolas Sarkozy. D'un pas décidé. Rapide. Ce matin, c'est lui qui a les traits tirés. Un photographe belge raconte qu'il l'a aperçu courir tôt ce matin dans le parc Royal, à Bruxelles. Aujourd'hui, le chef de l'Etat français ne s'arrête pas pour discuter avec les journalistes. Arrive Gordon Brown, le Britannique, l'air radieux. Sourires, poignées de main.
Et re-voilà Angela, rayonnante. Veste sobre et colier de perle. "Je suis prudemment optimiste sur notre capacité à obtenir un bon compromis" sur le plan climat, dit la chancelière allemande. Le cortège des dirigeants se poursuit. Les négociations de la dernière chance reprennent dans quelques minutes.
08h00 : Les accords se précisent. D'abord sur le plan de relance européen. Les Vingt-Sept auraient donné leur aval à la proposition phare de la Commission européenne, à savoir une participation de chaque pays à hauteur de 1,5 % de son PIB. Sur le climat, des indications chiffrées ont également été annoncées. Le fonds de solidarité, proposé aux pays les plus pauvres par Nicolas Sarkozy lors de son dernier voyage en Pologne, devrait bel et bien être mis en place. Il sera alimenté par les revenus issus du système d'échange d'émissions – le grand marché des "permis de polluer".
Retrouvez également L'entretien de France 24 avec Mirek Topolanek, Premier ministre tchèque.





































