- Irlande - Union européenne
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Réunis en sommet à Bruxelles, les dirigeants de l’Union Européenne ont entériné un accord prévoyant un nouveau référendum en Irlande sur le traité de Lisbonne en échange de garanties.
"Si nous sommes satisfaits des garanties que nous recevrons, nous soumettrons volontiers (le traité) aux électeurs", avait déclaré jeudi ministre irlandais des Affaires étrangères Micheal Martin.
Ce traité devait doter l’UE d’institutions qui en faciliterait le fonctionnement. Il prévoit notamment la création d'un poste de président permanent et d’un chef de la diplomatie aux prérogatives renforcées.
Le choix des Irlandais respecté ?
Lors du référendum du 12 juin dernier, les électeurs irlandais l’avaient rejeté. Aujourd’hui les Vingt-Sept espèrent sortir d’une crise institutionnelle. Rappelons que le traité de Lisbonne est lui-même une version simplifiée du projet de constitution européenne, rejeté par la France et les Pays-Bas en 2005.
Suite à cette annonce, le camp du non est reparti en campagne. Rassemblé devant le parlement à Dublin, le Sinn Fein, seul parti représenté au Parlement et défendant le non, montre son opposition à l'accord que le gouvernement irlandais a conclu à Bruxelles.
Angus O'Snoidaigh, député Sinn Fein a déclaré : "Je vais faire campagne pour le non, à moins qu'on présente aux Irlandais un nouveau traité, et non pas le même avec un semblant de déclarations et de vagues assurances"
Au-delà de permettre à l’Europe de se doter des institutions qui en renforceraient l’exécutif, une question subsiste quant au processus démocratique du référendum.
Le sénateur (ex-PS) Jean-Luc Mélenchon, fondateur du Parti de Gauche (PG) a estimé que la volonté du peuple irlandais était "niée" par l’éventualité d’un nouveau vote.
Quatre exigences de Dublin
Si l’Irlande s’engage à convaincre ses citoyens de se prononcer une nouvelle fois sur le traité de Lisbonne, ses partenaires européens se sont engagés à accéder, "avec les garanties juridiques nécessaires", à quatre demandes de Dublin.
L'Irlande demande la non remise en cause de la neutralité militaire du pays, de son autonomie fiscale et de l'interdiction de l'avortement, et surtout le maintien du principe d'un commissaire européen par pays de l'UE, qui avait été la cause principale du rejet.
Selon le traité de Lisbonne, le principe de réserver à chaque pays un commissaire devra être supprimé à partir de 2014, date à laquelle seuls les deux-tiers des pays seraient représentés en permanence au sein de l'exécutif européen.


























Commentaires (6)
Eh ben...il attaque fort MELANCHON...
Brave homme au demeurant, qui n'a malheureusement toujours pas compris que SA gauche a 2 générations de retard et disparaît peu à peu du monde civilisé...reste plus que FIDEL...mais faut se dépêcher, il parait qu'il n'est plus très en forme ces temps ci...peut être un petit bout de Corée du nord encore que ???
AU FAIT:
Il le sait MELANCHON que l'IRLANDE est un paradis fiscal aspirateur d'entreprises délocalisées ?
Faut lui dire...pas le laisser dans l'ignorance...un peu de charité que diable !
Honteux !
Un tel mépris de la volonté populaire est honteux, voire abject. Espérons simplement que le peuple Irlandais ne se laissera pas abuser par la propagande pro-UE qu'il va subir ces prochains mois et qu'il confirmera son premier vote. NON a cette pseudo Europe qui se construit contre les peuples !
http://www.lepartidegauche.fr/
A CONDA 42
Oui je suis entièrement d'accord avec toi sur ce sujet cher Conda42.
A NOSTRADAMUS
Il faut croire que la 1ere fois on leur avait mal expliqué et que la Présidence Française a été plus convaincante.
Et entre nous, on ne va quand même pas les encourager à continuer leur paradis fiscal à nos dépens n'est ce pas NOSTRADAMUS ?
REFERENDUM
Vous les Irlandais vous allez refaire un référendum, alors là vous me décevez profondément ce n'est pas pourtant dans votre nature ce genre de retournement de situation.
L 'IRLANDE a t'elle vraiment le choix ?
Ex pays pauvre, l' IRLANDE ne doit sa bulle de croissance subite qu'à son systême fiscal très avantageux qui a provoqué chez nous et d'autres pays Européens nombre de délocalisations.
On ne va quand même pas l'en remercier !
Problème, cette bulle se dégonfle de jour en jour, les entreprises délocalisées repartent les unes derrière les autres et l'IRLANDE s'inquiète face à la crise financière qui risque de la laisser sur le carreau.
Sa seule alternative est d'intégrer le girond d'une Europe forte sous peine de replonger rapidement dans la pauvreté d'oû elle venait juste de s'extraire.
Sans remettre en cause le droit des peuples à décider de leur avenir, celui ci s'annonce forcément très sombre si ce pays s'isole une seconde fois par un NON...
Quant aux adeptes du NON, je trouve particulièrement naîf d'imaginer pouvoir longtemps faire dans l'immobilisme seul dans son coin, face aux grands blocs qui, eux progressent chaque jour.
L' IRLANDE n'est pas en capacité d'exiger de garder son statut fiscal, ni l'anti-avortement comme chantage au OUI.
Viendra forcément le moment ou l'Europe avec près de 500 millions de personne ne pourra plus rester figée à cause d' un seul pays, surtout aussi petit.
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