Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

UN ŒIL SUR LES MÉDIAS

Assistants parlementaires au FN : Marine Le Pen snobe la police

En savoir plus

LE JOURNAL DE L’AFRIQUE

Cameroun : Des milliers de déplacés, fuyant Boko Haram, menacés par la famine

En savoir plus

UNE SEMAINE DANS LE MONDE

Lutte contre le groupe État islamique : où en sont les offensives contre les djihadistes ?

En savoir plus

UNE SEMAINE DANS LE MONDE

France – Présidentielle 2017 : alliances, retraits et tentatives d’union de la semaine

En savoir plus

LE PARIS DES ARTS

Le Paris des arts de Virginie Lemoine

En savoir plus

#ActuElles

L'humour a-t-il un sexe ?

En savoir plus

TECH 24

"Bring back our Internet" : le hashtag de ralliement des Camerounais

En savoir plus

LA SEMAINE DE L'ECO

Grèce : une crise sans fin ?

En savoir plus

LA SEMAINE DE L'ECO

France insoumise : le coût du programme de Jean-Luc Mélenchon

En savoir plus

Amériques

L'enfant de Guantanamo sur le banc des accusés le 26 janvier

Vidéo par Emmanuel SAINT-MARTIN

Texte par Emmanuel SAINT-MARTIN

Dernière modification : 13/12/2008

Le plus jeune détenu de Guantanamo, le Canadien Omar Khadr, a été entendu par un juge militaire lors d'une audience préliminaire. Poursuivi pour avoir tué un soldat américain par grenade, son procès doit avoir lieu le 26 janvier.

Retrouvez le reportage d'Emmanuel Saint-Martin et Nathalie King : "Dans les couloirs de Guantanamo" en cliquant ici.

 

 

Omar Khadr avait 15 ans lorsqu’il a été capturé en Afghanistan, où il combattait parmi les Taliban. Il en a aujourd’hui 22 et est poursuivi par les autorités américaines notamment pour "meurtre en violation des lois de la guerre". Le jeune Canadien est accusé d’avoir lancé une grenade au cours d’une bataille contre les forces américaines, causant la mort d’un sergent américain Christopher Speer.

 

Omar Khadr n’est pas seulement le plus jeune accusé jugé à Guantanamo, il est aussi le dernier ressortissant d’un État occidental encore détenu sur la base américaine de Cuba. Les autres (Français, Britanniques, Allemands, Australiens, etc.) ont été transférés dans leurs pays respectifs, où la plupart d’entre eux sont libres. Mais l’administration Bush a persisté à poursuivre Omar Khadr, qui n’a pourtant aucun lien avec le 11-Septembre et était, selon les conventions internationales, un "enfant soldat" lorsqu’il a été arrêté. Il risque la prison à vie.

 

Il comparaissait vendredi en audience préliminaire devant le tribunal militaire d’exception installé à Guantanamo pour juger les détenus. L’audience a permis à la défense de rappeler son principal argument : Omar Khadr n’a pas jeté la grenade qui a tué le sergent Speer. Le principal avocat de l’accusé, Bill Kuebler, a demandé que les photos prises le jour de l’attaque de la base d’Al-Qaïda, où son client a été capturé, soient montrées à la cour. En vain. Le juge a tout bonnement refusé. "Une fois de plus, le gouvernement a tout fait pour empêcher le public de connaître la vérité", regrette Kuebler, qui se bat depuis de longs mois pour qu’Omar Khadr ne soit pas jugé devant ce tribunal d’exception.

 

Bien qu’il ne soit autorisé à montrer les photos, l’avocat peut en parler : "Ces photos montrent que Khadr était enfoui sous les gravats du bâtiment qui venait d’être bombardé. Elles prouvent qu’il lui était matériellement impossible de lancer une grenade". Ces photos, si le juge les admet finalement lors du procès, contrediront certains témoignages des soldats américains sur lesquels s’appuient les procureurs militaires pour accuser Khadr.

 

Reste à savoir si le procès aura bien lieu. Prévu le 26 janvier, il doit se tenir six jours après la prise de fonction de Barack Obama. Pendant la campagne et après sa victoire, le président élu des États-Unis n’a cessé de répéter qu’il souhaitait fermer la prison de Guantanamo et mettre fin au système des commissions militaires. Kuebler, se dit persuadé qu’Obama mettra fin au procès de son client dès son arrivée au pouvoir. "Il ne voudra pas être le président américain sous lequel un enfant aurait été condamné pour crime de guerre".

Première publication : 13/12/2008

COMMENTAIRE(S)