Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

SUR LE NET

La lutte contre les propos haineux s'organise sur internet

En savoir plus

SUR LE NET

Venezuela : Nicolas Maduro accusé de tuer les étudiants

En savoir plus

JOURNAL DE L’AFRIQUE

Paul Kagame en visite à Paris, ses partisans et opposants défilent dans la capitale

En savoir plus

JOURNAL DE L’AFRIQUE

Le film "Timbuktu" sera-t-il déprogrammé du Fespaco ?

En savoir plus

UN ŒIL SUR LES MÉDIAS

"La Robe"

En savoir plus

UNE SEMAINE DANS LE MONDE

Parlemantaires français en Syrie, Bachar Al Assad interlocuteur incontournable ?

En savoir plus

7 JOURS EN FRANCE

Quand agriculture rime avec futur

En savoir plus

TECH 24

Drones : comment les arrêter ?

En savoir plus

#ActuElles

Inde : sauver les filles par l'éducation

En savoir plus

Brown offre l'aide du Royaume-Uni pour combattre les islamistes

Dernière modification : 15/12/2008

Le Premier ministre britannique Gordon Brown a offert l'aide du Royaume-Uni au Pakistan et à l'Inde pour combattre les islamistes, au cours d'une visite dans le sous-continent visant à apaiser les relations entre les deux pays.

REUTERS - Poursuivant sa mission de bons offices, le Premier ministre britannique Gordon Brown a offert dimanche au Pakistan l'aide de la Grande-Bretagne pour lutter contre les activistes islamistes, deux semaines après les attaques meurtrières dans la ville indienne de Bombay.

 

Brown, qui avait eu une entrevue avec le président afghan Hamid Karzaï samedi à Kaboul, s'est entretenu dimanche à New Delhi avec son homologue indien Manmohan Singh, puis s'est rendu à Islamabad pour rencontrer le président pakistanais Asif Ali Zardari.

 

Il a tenté d'apaiser les tensions entre l'Inde et le Pakistan après les attaques islamistes de Bombay fin novembre et a proposé à ses interlocuteurs de renforcer leur collaboration avec Londres.

 

Il a ainsi demandé à l'Inde d'autoriser la police britannique à interroger Mohamed Ajmal Kasab, activiste capturé par les forces de sécurité après les attentats qui ont fait 179 morts dans la capitale économique de l'Inde.

 

A Islamabad, où il se trouvait en fin de journée, Brown a proposé au Pakistan l'aide des Britanniques pour assurer la sécurité de ses aéroports.

Il a également présenté un programme de six millions de livres sterling pour lutter contre le développement de l'extrémisme dans ce pays en favorisant l'éducation.

 

Ces mesures doivent contribuer "à briser la chaîne de la terreur qui relie les montagnes de l'Afghanistan et du Pakistan aux rues de Londres", a-t-il déclaré.

 

Le Premier ministre faisait référence aux attentats qui avaient fait 52 morts le 7 juillet 2005 dans la capitale anglaise.

 

"Les trois quarts des complots terroristes majeurs qui font l'objet d'enquêtes de la part des autorités britanniques ont un lien avec Al Qaïda au Pakistan", a-t-il souligné.

 
 
Normalisation
 

Pour Brown, qui a fait part des doléances indiennes au président Zardari, le groupe rebelle Lackhar-e-Taiba (LeT), basé au Pakistan, est bien l'instigateur des attaques de Bombay.

 

"Il est important de reconnaître que le terrorisme doit être combattu partout où il se trouve et qu'il affecte la stabilité et la cohésion des pays où il est présent", a-t-il dit.

 

Le chef du gouvernement britannique a également offert à l'Inde la collaboration de ses experts scientifiques dans les enquêtes en cours et dans la sécurité de ses aéroports.

 

Il a souhaité un partenariat sur les questions de sécurité à l'occasion des grands événements sportifs, tels que les Jeux du Commonwealth en 2010 en Inde et les JO de 2012 à Londres.

 

Cette tentative de conciliation faisait écho aux déclarations du Premier ministre pakistanais Yousaf Raza Gilani qui affirmait samedi souhaiter une normalisation des relations avec ses voisins indiens.

 

Cette position a été reprise dimanche par Singh lors d'un meeting électoral à Khandroo, au Cachemire.

 

"Nous voulons normaliser nos relations avec le Pakistan", a-t-il dit devant plusieurs milliers de sympathisants. "Mais il y a toujours au Pakistan un certain nombre de personnes qui sont prêtes à lancer des attaques sanglantes."

 

La détente prônée dans les mots ne parvient pas à dissiper le climat de défiance entre les deux pays.

 

Ainsi, Islamabad a accusé dimanche l'aviation indienne d'avoir violé son espace aérien.

 

Selon les spécialistes de la région, une intervention militaire de l'Inde en territoire pakistanais est peu probable, New Delhi estimant qu'une telle opération ne ferait que renforcer les positions des extrémistes.

 

Première publication : 14/12/2008

COMMENTAIRE(S)