Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

DÉBAT

"Islam de France" : comment réformer ?

En savoir plus

À L’AFFICHE !

"Le professeur Rollin se rebiffe"

En savoir plus

FOCUS

Danemark : comment lutter contre la radicalisation des jeunes ?

En savoir plus

LE DUEL DE L’ÉCONOMIE

Réformer la France : la recette Sarkozy

En savoir plus

LES OBSERVATEURS

Des enfants en cage pour frapper les esprits en Syrie et immersion avec les "fouilleurs" de Côte d'Ivoire

En savoir plus

L'ENTRETIEN

"Poutine veut affirmer la voie russe, quitte à se confronter à l’Occident"

En savoir plus

JOURNAL DE L’AFRIQUE

Mali : Bamako espère que les groupes du Nord signeront l'accord de paix

En savoir plus

DEMAIN À LA UNE

Ebola : le pire est-il passé ?

En savoir plus

DEMAIN À LA UNE

Netanyahou à Washington : une visite controversée

En savoir plus

Amériques

Chavez reçoit Raul Castro avec les honneurs militaires

Vidéo par Laure DE MATOS

Dernière modification : 14/12/2008

Pour sa première visite officielle en tant que chef de l'État, le président cubain a reçu des mains de son homologue vénézuélien la médaille de l'ordre du "Libérateur" ainsi qu'une réplique de l'épée de Simon Bolivar.

AFP - Le président cubain Raul Castro a entamé samedi au Venezuela, son principal allié économique et politique, sa première visite officielle en tant que chef d'Etat depuis qu'il a pris la relève en juillet 2006 de son frère Fidel à la tête de Cuba.
   
Le dirigeant communiste, âgé de 77 ans, ne devait rester initialement que quelques heures au Venezuela mais il a repoussé à lundi son départ pour le Brésil où il doit assister à un sommet sur le développement des pays d'Amérique latine et des Caraïbes.
   
Accompagné de plusieurs ministres, le général Raul Castro, qui occupait le ministère ministère de la Défense avant de succéder à son frère, a été accueilli avec les honneurs militaires par son homologue Hugo Chavez, chef de file de la gauche radicale en Amérique latine et bête noire des Etats-Unis.
   
Au terme d'une réunion intergouvernementale qui s'était ouverte la veille, les représentants des deux pays ont signé un protocole d'entente sur la création d'une "holding" ayant pour mission de "développer des entreprises mixtes pour le raffinage de pétrole et de gaz naturel liquide à Cuba et de contribuer à l'expansion des raffineries cubaines de Cienfuegos et Hermanos Diaz".
   
Les deux pays comptent développer en 2009 un total de 173 projets bilatéraux d'une valeur de 2 milliards de dollars, contre 1,5 milliard USD en 2008, selon des chiffres officiels vénézuéliens.
   
Caracas est devenu le premier partenaire économique de La Havane, après l'effondrement en 1991 de l'Union soviétique - qui avait entraîné une grave crise économique à Cuba - et l'arrivée au pouvoir de M. Chavez il y a dix ans.
   
Principal exportateur latino-américain de pétrole, le Venezuela fournit quotidiennement à prix préférentiels à Cuba quelque 100.000 barils de brut.
   
Pour son premier déplacement à l'étranger, Raul Castro a été décoré de l'ordre du "Libérateur" par M. Chavez qui lui a également offert une réplique de l'épée de Simon Bolivar, grand artisan de l'émancipation des colonies espagnoles au XIXe siècle.
   
Hugo Chavez se considère comme le "fils spirituel" du vieux dirigeant historique cubain Fidel Castro. Il lui a déjà rendu plusieurs fois visite dans sa "retraite médicale" tenue secrète dans les environs de La Havane.
   
"Fidel est le père de tous les révolutionnaires de cette terre", a-t-il dit.
   
Selon M. Chavez, la visite de Raul Castro a "la même signification" que celle de son frère à Caracas au lendemain de la révolution cubaine.
   
Vingt-deux jours après la chute de la dictature de Fulgencio Batista le 1er janvier 1959, le "lider maximo" s'était rendu dans la capitale vénézuélienne, d'où il avait prononcé son premier discours hors de Cuba.
   
Le président cubain devait initialement effectuer son premier déplacement international au Brésil pour le sommet Amérique latine-Caraïbes prévu mercredi prochain, avant que Hugo Chavez ne fasse l'annonce le mois dernier que cette première visite se ferait à Caracas.
   
Caracas et La Havane, en très mauvais termes avec Washington --qui maintient depuis 1962 un embargo contre Cuba-- se sont rapprochés ces derniers temps de la Russie, dont les relations sont tendues avec Washington en raison notamment de son projet de bouclier antimissile en Europe de l'Est.
   
Caracas et La Havane ont par ailleurs lancé en 2005 l'Alternative bolivarienne pour les Amériques (Alba) dont font partie également la Bolivie, le Nicaragua et le Honduras et qui se veut une alternative à la Zone de libre-échange des Amériques (ZLEA) promue par les Etats-Unis.

Première publication : 14/12/2008

COMMENTAIRE(S)