Dès les premières heures des attaques, les soupçons de l’Inde se sont portés sur le Pakistan. Sans citer nommément son voisin, l’Inde a évoqué par la voix du ministre de l’Intérieur une "vaste conspiration".
Ministre indien de l’Intérieur
Deux semaines après la série d’attaques (163 morts et 9 assaillants tués), New Delhi accentue la pression sur Islamabad. Du Premier ministre au chef de la diplomatie, en passant par le ministre de l’Intérieur, les principaux chefs de l’exécutif haussent le ton contre leur puissant voisin.
Pour New Delhi, l’origine du carnage qui a endeuillé la capitale économique du pays ne fait pas l’ombre d’un doute. Les dix membres du commando venaient tous du Cachemire voisin, le fief du Lashkar-e-Taïba. Interdit par les autorités pakistanaises, ce groupe armé apparu danse cache derrière l'organisation caritative Jamaat-ud-Dawa.
11 décembre 2008. Un reportage de Matthieu MABIN (Correspondant de France 24 au Pakistan)
Le Lashkar-e-Taïba réfute d’un trait de main les accusations des autorités indiennes. Le "numéro deux" du groupe, rencontré par le correspondant de FRANCE 24 dans la banlieue de Lahore, présente son mouvement comme une organisation caritative soucieuse du bien-être des Pakistanais. Il met pourtant l’Inde en garde et lui promet la confrontation si elle veut la guerre.
4 décembre 2008. Un reportage de Matthieu MABIN (Correspondant de France 24 au Pakistan)
Dans le même temps, Washington pressait son principal allié dans la région du sous-continent indien de collaborer avec New Delhi dans l’enquête.
Condoleezza Rice, secrétaire d'État américain
Face à cette pression, les autorités pakistanaises se sont déclarées disposées à une collaboration entre services de renseignements des deux pays. Illustration de la "bonne volonté" du Pakistan sur ce dossier, le gouvernement pakistanais a annoncé l’arrestation de deux dirigeants du Lashkar-e-Taïba.
11 décembre 2008. Récit de Clément Massé.
Dans la foulée de cette opération, Islamabad a décidé de placer le fondateur du Lashkar-e-Taïba en résidence surveillée. Mais refuse de remettre à l’Inde les suspects arrêtés.














Commentaires
crise indo-pakistanaise
La série d'attentats qui a sécoué l'Inde a été vivement condamnée par le monde entier.L'ampleur des dégats ne peut laisser personne indifférent.Nous comprenons parfaitement les autorités indiennes qui se sont impliquées ardemment depuis le début afin de pouvoir retrouver les coupables.Cependant nous déplorons le faite que celles-ci accusent leur voisin le Pakistan sans preuves tangibles.Il faudrait un peu plus de retenue et de diplomatie à Bombay si elle veut éviter de s'enliser dans une crise irréversible avec son voisin et que la collaboration entre les services de renseignements des deux pays soit vraiment sincère.Le Pakistan à son tour doit accepter de négocier avec l'Inde pour voir dans quelle mesure il pourra extrader les suspects arretés sur son sol.
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