15 décembre 2008 - 14H05
- Industrie automobile - Renault

Le gouvernement français met des conditions à son aide
Recevant à l'Élysée des représentants du secteur automobile, le président français s'est dit prêt à aider la filière à condition d'un engagement fort de leur part sur l'absence de délocalisations de sites industriels.
Guillaume COUDERC (vidéo)

Reuters - Le gouvernement français s'est dit prêt lundi à faire plus pour venir en aide aux constructeurs automobiles et à leurs sous-traitants mais exige en contrepartie des "engagements forts" de leur part sur l'absence de délocalisations de sites industriels.
 
Recevant à l'Elysée des représentants du secteur, Nicolas Sarkozy a chargé en outre le secrétaire d'Etat à l'Industrie Luc
Chatel d'une mission sur les moyens d'améliorer sa compétitivité afin d'assurer la pérennité de cette industrie en France.
 
Il devra rendre ses conclusions d'ici à fin janvier, date à laquelle une nouvelle réunion se tiendra à l'Elysée.
 
Entre-temps, le chef de l'Etat a annoncé qu'il était prêt à mettre en oeuvre "de nouvelles formes d'aide, notamment sous
forme de prêts ou de garanties, qui devront être élaborées en coordination avec nos partenaires européens et avec la
Commission européenne", a indiqué l'Elysée dans un communiqué.
 
"Nous sommes prêts à faire ce qui est nécessaire pour sauver notre filière automobile", a dit Luc Chatel à l'issue de cette
réunion à laquelle ont participé notamment le président du directoire de PSA <PEUP.PA>, Christian Streiff, et le nouveau
directeur général délégué de Renault <RENA.PA>, Patrick Pelata.
 
Elle intervient au moment où le marché automobile est en chute libre en France comme dans les autres grands pays du fait de la crise économique, avec pour conséquence un recodrs massif des constructeurs au chômage technique et de nombreuses difficultés chez leurs sous-traitants.
 
Le plan de relance de 26 milliards d'euros dévoilé au début du mois par Nicolas Sarkozy intégrait déjà des aides au secteur comme l'instauration d'une prime à la casse pour les voitures de plus de dix ans, la création d'un fonds de 300 millions d'euros pour financer les restructurations chez les petits sous-traitants et l'octroi de garanties pour le financement des filiales de crédit des constructeurs français.
 
 
INVERSER LA TENDANCE

L'Elysée a précisé que le décret de création de la prime serait publié dans les prochains jours et que, sur le milliard
d'euros de garanties promises pour le crédit, 779 millions avaient déjà apportés.
 
Le communiqué ajoute que les constructeurs et les grands équipementiers ont confirmé leur engagement de participer au fonds pour les restructurations, qui devrait être opérationnel avant fin janvier.
 
La présidence indique encore que des instructions seront données aux préfets et trésoriers payeurs généraux "pour un
examen compréhensif des dossiers de la filière en matière de paiement des impôts et charges sociales".
 
Luc Chatel a souligné que toutes ces aides, et celles qui pourraient les compléter, étaient conditionnées à "des engagements forts de la part des constructeurs, notamment dans le cadre du maintien des sites industriels en France".
 
"Elles passent par l'abandon de toute politique d'encouragement délibéré à la délocalisation de leurs fournisseurs et sont incompatibles avec la fermeture d'usines d'assemblages en France ou avec le transfert hors de France de la production de tout ou partie d'une gamme de modèles", a expliqué la présidence.
 
Carlos Ghosn, le PDG de Renault, un groupe dont l'Etat détient encore 15% du capital, s'est déjà dit prêt à jouer le jeu mais son homologue de PSA, Christian Streiff, s'est abstenu jusqu'ici de toute déclaration en ce sens. Il a quitté l'Elysée sans répondre aux questions de la presse.
 
Au delà des difficultés actuelles, Luc Chatel a indiqué qu'il fallait aujourd'hui étudier les moyens d'améliorer la compétitivité du secteur automobile.
 
Il a fait valoir que 2,5 millions de véhicules étaient construits annuellement aujourd'hui en France contre plus de
trois millions en 2002 et que la part de marché des véhicules produits dans l'Hexagone était de l'ordre de 40% "alors qu'il
était de 60% il y a seulement quatre ans".
 
"On voit bien qu'on a une dégradation de compétitivité de notre industrie automobile. On doit inverser la tendance", a-t-il dit.  

Commentaires

ILS ONT TUE LA POULE AUX OEUFS D'OR

Et oui a force de répressions diverses,et de taxes sans limites ils ont transforme le rêve de l'automobile en cauchemar

Augmentez les salaires !

Ils n'ont pas encore compris qu'il faut augmenter les salaires. Ils continuent de donner de l'argent public à ceux qui nous en menés à la catastrophe financière et sociale. Pas d'augmentation de salaire = pas de pouvoir d'achat.

Comment continuer à consommer à acheter une voiture... s'ils s'entêtent à bloquer les salaire, à faire travailler le dimanche, à payer 45 heures à 35, à laisser faire licenciements et chômage technique. Alors qu'au total ce sont plus e 400 milliards de fonds publics qui ont servi à renflouer les banquiers, actionnaires, spéculateurs sous forme de garantie bancaire, d'injection d'argent frais, pour sauver les banques en faillite mais pas les nationaliser.

20 ans de politique de baisse du coup du travail (comme ci c'en était un), de compression des salaires, de détérioration des conditions de travail, de facilitation des licenciements et de fléxibilisation des contrats de travail, voilà ce que sa produit. Les premières victimes toujours les même: salariés, jeunes, retraités et démunies.

Automobile en France

"Renault Innove !" Où est passé cette belle époque ou en effet l'innovation automobile faisait réver ? La Renault Espace, Scénic, Twingo, 206 CC, l'époque GTI. Aujourd'hui tout s'est standardisé, tout est devenu classique. Il n'y a plus de plan produit innovant alors que nous sommes, en premier un peu de recul, dans une époque qui doit mériter de l'innovation. On parle beaucoup de bio, de vert, d'énergie et de matériaux propres. De ce coté, en ce qui concerne les véhicules automobiles, certe des efforts de recyclabilité ont été fait, mais à part dépenser des milliers voire des millions d'euros à reccenser les matériaux utilisés, qu'en faisons nous ?! Faurecia a lancé la premium attitude, tout seul ! puisqu'aujourd'hui un plan social est annoncé . Renault a montré des véhicules verts ? Mais où sont ils ? Quand les verra t on dans nos rues ? Sachez le, il n'y a pas que la crise du pétrole ou financière qui ont fait couler l'automobile, il y a la démotivation des français de produits trops standards avec l'achat d'un pétrôle qui lui n'est pas low cost. Venons en au low cost, je pense que la France est prête à rentrer dans les pays émmergants aussi appelés "low cost". Bref, c'est aujourd'hui qu'il faut prendre le travail qu'il y a faire pour construire un monde mailleur et sauver notre terre. Pourquoi s'arrêter ?
Laurent SABOURIN, un simple cadre de Faurecia SA

C'est le début de la fin.

Malheureusement la crise du secteur automobile n'est pas passagère, la crise économique n'a fait que précipitée les choses, les constructeurs vont prendre l'argent de l'état, payer les licenciements avec et dés que la crise sera passée, ils iront construire ailleurs, là ou la main d'œuvre est moins chère. Carlos Ghosn n'est pas une assistante sociale, c'est un industriel, il est là pour faire du blé, alors il le fait sans états d'âmes et tant pis pour les salariés de ce secteur

Enclencher la spirale protectionniste !

Après les aides du gouvernement américain aux constructeurs c'est l'Etat français qui s'y colle ! La compétition pour l'adaptation se fait par l'intermédiaire des Etats et le marché ne joue pas son rôle régulateur. Les Etats ne pourront plus se retirer de l'affrontement à venir et chacun tentera de soutenir l'adaptation des constructeurs et la rentabilité de ses investissements. En quelques semaines, la crise financière semble avoir fait disparaitre toute la rhétorique transnationale. Vite que l'avenir advienne !

Honteux !

Aidez les constructeurs par de l'argent public est HONTEUX ! Ces entreprises sont de droit PRIVE et elles seule doivent assumer les erreurs de leur management. Renault et PSA sont depuis longtemps sur la pente descendante faute d'investissement et de nouveau marché...contrairement au Japonais et au Allemand. Certe tout le monde subit la crise de financement, mais pas de la même manière, certain y sont bcp plus préparé. Les constructeurs francais n'ont jamais réussi a se diversifié comme l'ont fait les allemand ou japonais (Petite, Moyenne et Luxe), les francais restant petite et moyenne alors que les plus grosse marges se font sur les secteur du Luxe, et qui dit grosse marge dit plus d'argent pour investir dans le futur, car c'est bien le soucis des francais en manque cruel d'argent. Ensuite Renault notamment subit la désaffection du public face à ces véhicules (design catastrophique, fiabilité, image de marque avec Dacia...). Bref leur problème n'est pas la crise mais interne...

suite a l'automobile

certe assouplir les crédits, la prime a la casse ,mais il faut bien comprendre que nous en tant que simple salarié a ce jour qui vas faire un credit allez ont vas dire minimun 10 000 euros pour acheter un véhicule alors que l'ont est pas sur de conservez nos emplois et en plus en gagnant 1380e en suivant le travailler plus pour gagner plus vous les patrons vous n'aidez pas l'état puisque vou vous foutez complètement de la gueule du salarié ce qui compte c'est de la productivité et de l'argent cela ne peux pas durer vous vous étouffer vous même l'exemple est la vous demandez de l'argent a l'état mais vous n'êtes pas prêt a redistribuer au salarié qui lui ne peux investir exactement comme monsieur sarkozy qui veux faire travailler les séniors jusqu'a 70 ans et des jeunes qui n'ont pas de travail et sont chez leurs parents alors que ont distrbuerait une retraite pour tout le monde pareil et laisser partis les séniors et employer tout les jeunes en emploi plein temps et cdi et tout le monde ferait marcher l'économie même les séniors puisque il sont obliger de sortir de l'argent pour nourrir ces enfants que l'ont ne vas pas mettre dehors sans leurs prendre le peux qui gagnent quelque part je n'ai pas tord monsieur sarkozy ou alors fournissez du boulot a tous a temps plein en cdi pour qu'ils puissent en vivre

crise automobile en france

Y en a marre, et c'est pas déjà l'État français qui paie les salariés que ces Messieurs ont mis au chômage technique ? Qu'ils en mettent un peu de leurs poches, pour une fois, c'est çà aussi d'être patron et/ou actionnaire, c'est prendre des risques ! ! ! Savoir prendre quand tout va bien et savoir en remettre quand çà ne va plus ! ! !
Ces Messieurs réunis ont peut être plus que l'État à qui ils réclament de l"aide" ...

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