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Le ministre Xavier Darcos diffère sa réforme du lycée

Dernière modification : 16/12/2008

Face à la grogne des lycéens, le ministre de l'Éducation nationale a décidé de reporter d'un an la réforme de la classe de seconde qu'il devait présenter ce mardi. Le gouvernement de Nicolas Sarkozy n'avait pas reculé de la sorte depuis 2007.

AFP - La réforme du lycée se fera parce qu'elle est nécessaire mais le gouvernement préfère prendre son temps face aux risques d'incidents en marge de la contestation lycéenne, a assuré mardi le ministre de l'Education, Xavier Darcos.


"Je préfère qu'on me trouve trop prudent qu'inconséquent", a-t-il déclaré sur Europe 1. "Ce n'est pas seulement un mouvement lycéen (...) Les casseurs qui courent dans les quartiers n'ont qu'une assez vague idée de la réforme de la
seconde".


Le ministre avait annoncé lundi que cette réforme, initialement prévue pour la rentrée 2009, était reportée d'un
an.


"Il ne s'agit pas de renoncer mais il s'agit de constater que le climat social a beaucoup changé, que la jeunesse est très
inquiète face à la crise et que la crise a changé beaucoup de choses y compris le climat social", a-t-il souligné.


"Pour parler le langage populaire, il s'agit de reculer pour mieux sauter. Si nous avions été uniquement à l'affrontement et
uniquement sur la classe de seconde (...) nous enterrions la réforme (...) C'est pour sauver la réforme que nous avons pris du temps", a dit le ministre.


"Si, dans les prochaines semaines, nous avions eu des débordements plus graves, s'il y avait eu un incident grave on
aurait dit: le gouvernement a été inconsidéré", a estimé Xavier Darcos.


Sur sa méthode, que les syndicats d'enseignants contestent, "est-ce qu'il y a vraiment des choses à corriger ?", s'est-il
interrogé. "Je dis les choses comme elles sont, j'ai passé l'âge de me cacher derrière mon petit doigt. Je crois à la réforme, je la crois nécessaire".


"Je garde confiance et détermination dans la nécessité de réforme, dans notre capacité à réformer, dans la volonté du
président de la République et du Premier ministre de soutenir l'action que je conduis", a-t-il estimé.

Première publication : 16/12/2008

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