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Kaboul en proie à une pauvreté grandissante

Vidéo par Claire BILLET

Texte par FRANCE 24

Dernière modification : 06/02/2009

Les habitants de Kaboul sont de plus en plus exposés à la pauvreté. Avec une population qui, depuis la chute du régime des Taliban, a été multiplié par dix, les conditions de vie sont devenues de plus en plus dures.

Sept ans après la chute des Taliban, le quotidien des Afghans n’est pas fait que de violence. Avec les sécheresses et la hausse des prix des matières premières, la pauvreté aussi gagne du terrain. Dans Kaboul, la capitale afghane, la population n'échappe pas non plus à cette crise. Merajuddin, qui travaille sur les marchés, et Kamela Mosehni, une sage-femme, sont deux exemples de la détérioration des conditions de vie sur place.
 

En une journée, Merajuddin peut se faire 1 euro de bénéfice, si les affaires marchent bien. Kamela gagne environ 120 euros par mois, ce qui lui permet d’entretenir convenablement sa famille. Mais à la clinique, elle voit de plus en plus passer des gens qui n’ont pas les moyens pour des soins les plus essentiels.

 

Des loyers très élevés
 

A Kaboul, la population est passée en sept ans de 500 000 à 6 millions d’habitants. Le développement des structures, des services et de l’immobilier n’a pas suivi cette explosion démographique. Et les loyers sont très élevés. A peu près 70 euros par mois et les propriétaires demandent de payer six mois d’avance. Merajuddin et sa famille sont obligés de vivre dans les ruines d’une maison détruite pendant la guerre en périphérie de la capitale afghane. Même Kamela, qui reconnaît gagner plus que la moyenne, précise qu’elle ne peut acheter de la viande qu’une fois par semaine.
 

Cette pauvreté de plus en plus présente est particulièrement dure pour les plus jeunes. En Afghanistan, cinquième pays le plus pauvre au monde, un quart des enfants meurt avant l’âge de cinq ans.

Première publication : 19/12/2008

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