Dernière modification : 20/12/2008 

Revue de presse internationale
Tour d'horizon de la presse internationale.
Par Sylviane BAHR (texte)

The Independent (Royaume-Uni)

"Rains wash away hope in a land ravaged by cholera"

 

Le Zimbabwe s’enfonce chaque jour un peu plus dans la crise. Mais son dirigeant Robert Mugabe n’a pas l’air de s’en soucier. Sa seule préoccupation : que le Zimbabwe lui "appartienne".
"Zimbabwe is mine", voilà ce que "Comrad Bob" a martelé, vendredi, lors d'un discours diffusé à la télévision. Des propos qui tranchent quelque peu avec la réalité sur le terrain, comme a pu le constater l'envoyé spécial du quotidien britannique. Sur l'une de ses photos : une jeune fille de 7 ans, mourante, atteinte du choléra. L’épidémie fait des ravages dans le pays, les ventes de cercueils se multiplient, même dans la capitale Harare. Autre photo poignante, celle d’un père priant aux cotés des cercueils de ses cinq enfants.

 

 

Mail and Guardian (Afrique du Sud)

"How Mugabe gets his bullets"
 
Pays exsangue, le Zimbabwe est mis au ban de la communauté internationale. Le Mail and Guardian toutefois s'interroge : "D’où proviennent les armes ?"
Pour le quotidien sud-africain, l'arsenal zimbabwéen viendrait de la République démocratique du Congo. En juin dernier, un bateau chinois transportant des armes mouillait au large de l’Afrique du Sud, en attendant l'autorisation de décharger. Ce qu'il n'a jamais pu obtenir. Seulement voilà, via de subtiles intermédiaires, les armes ont fini par arriver au Zimbabwe. A la barbe de la communauté internationale.
 
 
“Doom and Gloom as 2009 Beckons”
 
Le journal zimbabwéen d’opposition, qui s'attire fréquemment les foudres de la police, revient sur les événements de l'année écoulée. Hyperinflation, 80 % de chômage, violences consécutives aux élections, instabilité politique et, surtout, terreur de la population. "Des camps de la terreur auraient été créés un peu partout sur le territoire. Les policiers en civil et les informateurs sont cachés parmi la population."
 
 
"Esce di scena Gola profonda l’eroe anonimo del Watergate"
 
Elle est peut-être là, la nouvelle arme moderne : l’accès à l’information, aux secrets les mieux gardés…
Les journalistes le savent bien et c’est la révélation de ces secrets cachés qui font les scoops…
Alors aujourd’hui, l’un des informateurs les plus connus est mort à 95 ans. Il s’agit de Mark Felt alias "Gorge profonde", le héros anonyme du Watergate, nous dit le quotidien italien Corriere della Serra, qui lui rend hommage en images.
 
 
Le Temps (Suisse)
"Un espion estonien dans le placard des relations entre la Russie et l’Otan"
 
L’information, une arme redoutable… Les espions, eux aussi, le savent.
Un parfum de guerre froide plane en ce moment entre l’Otan et la Russie. Notamment en raison d’une histoire d’espion. En automne, un ancien haut responsable du ministère estonien de la Défense est arrêté à Tallinn. L'homme est soupçonné de vendre d’importants secrets aux Russes.
L'espion présumé transmettait les informations classées secret-défense par l’intermédiaire d’un terminal électrique camouflé dans un vieux poste de radio. Une méthode qui n'est pas sans rappeler le film allemand "La Vie des autres".
 
 
"En marche vers des valeurs universelles"
 
L’information, du moins libre, certains en sont privés. Les Chinois, par exemple. La police chinoise vient une nouvelle fois de bloquer de nombreux sites Internet étrangers, hong-kongais et taïwanais pour la plupart. Elle cherche également à empêcher la diffusion de la charte 08.
La charte 08, c’est la pétition signée par 303 dissidents et qui circule sur le Net chinois. Elle fait référence à la charte 77 des dissidents tchèques qui avaient fait pression sur le pouvoir afin qu’il respecte les droits de l’Homme.
La une du magazine progressiste du sud de la Chine, Yazhou Zhoukan, titre "En marche vers des valeurs universelles". Comme si, petit à petit, tout doucement, certaines publications chinoises commençaient timidement à diffuser des bribes d’information libre. Mais l’information, c’est le pouvoir... Et tous les journaux chinois sont encore très contrôlés par le Parti communiste.
 
 
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