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Le Conseil de sécurité renforce le mandat des casques bleus

Dernière modification : 23/12/2008

Le mandat de la Mission des Nations unies au Congo, prorogé lundi jusqu'à la fin 2009, a été renforcé. La Monuc devra désormais travailler "en étroite coopération" avec le gouvernement et non plus seulement "apporter son soutien".

REUTERS - Le Conseil de sécurité de l'Onu a prorogé lundi en le renforcant le mandat de la Mission des Nations unies au Congo (Monuc) jusqu'à la fin 2009 dans des termes qui, selon des diplomates, devraient aider les casques bleus à combattre les rebelles indépendamment de l'armée régulière.

Le texte voté, selon ces diplomates, renforce la résolution adoptée l'an dernier en stipulant que la Monuc devra travailler "en étroite coopération" avec le gouvernement de Kinshasa. L'ancienne formulation disait que les casques bleus devaient "apporter leur soutien" à l'armée gouvernementale.

Cette dernière a échoué à enrayer la progression des rebelles tutsis du général déchu Laurent Nkunda passés à l'offensive depuis la fin août dans le Nord-Kivu limitrophe du Rwanda.

La Monuc, qui est déjà avec 17.000 hommes la plus importante mission de maintien de la paix de l'Onu dans le monde, est accusée par des ONG de défense des droits de l'homme de ne pas protéger suffisamment les populations civiles des exactions des deux deux camps (rebelles et gouvernementaux).

En novembre, le Conseil de sécurité a donné son feu vert à l'envoi de 3.000 soldats et policiers internationaux supplémentaires mais il peine depuis à obtenir des engagements de pays contributeurs.

"La nouvelle résolution permet à la Monuc d'agir indépendamment contre tout groupe armé", a expliqué devant le Conseil le chef de la diplomatie belge, Karel De Gucht.


Prises de bec

"Elle peut aussi désormais agir au cas où des éléments incontrôlés de (l'armée congolaise) seraient à l'origine d'actes de violence à l'encontre de la population", a ajouté le ministre des Affaires étrangères.

Une autre clause de la résolution demande à la Monuc de concentrer ses activités sur l'est de la RDC. Le commandement des casques bleus avait manifesté le souhait de redéployer ses hommes pour mieux couvrir tous les "points chauds" potentiels dans ce pays sans infrastructures routières dignes de ce nom et grand comme l'Europe de l'Ouest.

Le Conseil de sécurité a adopté lundi une autre résolution prorogeant, en élargissant leur champ d'application, les sanctions (interdiction de voyager et gel des avoirs) frappant ceux qui sont considérés comme apportant leur appui à la rébellion au Nord-Kivu.

Les débats ont été marqués par des prises de bec entre la RDC et le Rwanda après des déclarations du représentant de Kigali jugées favorables à l'insurrection du général Nkunda.

"L'incapacité de (l'armée congolaise) à assurer la protection de ses propres ressortissants justifie assurément la prétention de Nkunda à jouer le rôle de protecteur de la communauté tutsie congolaise à laquelle il appartient", a ainsi déclaré Joseph Nsengimana, ambassadeur du Randa auprès de l'Onu.

Le chef de la diplomatie de Kinshasa, Alexis Thambe Mwamba, a qualifié ce discours d'"excessif" et affirmé que les conflits dans l'est de la RDC trouvaient leurs sources au Rwanda. Kigali nie soutenir l'insurrection du général Nkunda.

Première publication : 23/12/2008

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