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Sécurité renforcée pour le dernier tour des élections provinciales

Dernière modification : 25/12/2008

New Delhi a déployé plusieurs dizaines de milliers de troupes à travers le Cachemire où débute, mercredi, le dernier tour des élections provinciales. Les séparatistes du Cachemire ont appelé à boycotter le scrutin local.

Reuters - Des milliers de soldats ont été déployés mercredi à Srinagar, capitale d'été du Cachemire indien, à l'occasion d'un dernier tour sous haute tension des élections provinciales, marqué par la détérioration des relations entre New Delhi et Islamabad depuis les attaques de Bombay à la fin novembre. Policiers et militaires armés de fusils d'assaut filtraient les files d'attente devant les bureaux de vote, systématiquement inspectés par des chiens renifleurs à la recherche de bombes.

 

Des affrontements sporadiques se sont produits entre policiers et manifestants à Srinagar. Quelques dizaines de personnes ont lancé des pierres contre les forces de l'ordre.

 

Les accrochages ont fait neuf blessés, selon la police qui a répliqué à coups de matraque et de gaz lacrymogène.

 

"En dehors de quelques endroits, le scrutin se déroule bien", a assuré Mohammed Amin, un responsable de la police.

 

Les séparatistes cachemiris, dont beaucoup sont en prison, ont appelé à boycotter le scrutin, qu'ils considèrent comme une reconnaissance de la souveraineté indienne sur la région.

 
 
Trois arrestations
 

Cette ultime consultation concerne Srinagar, une ville à majorité musulmane, et Jammu, la capitale d'hiver du Cachemire, peuplée essentiellement d'Hindous.

 

Mardi, à l'occasion d'une série d'opérations menées ces derniers jours, la police indienne a annoncé avoir arrêté trois activistes accusés d'avoir préparé un attentat suicide.

 

Selon Kuldeep Khuda, directeur général de la police du Cachemire, l'un d'entre eux est un soldat de l'armée pakistanaise.

 

Une affirmation réfutée par Islamabad, qui a déclaré que cet homme était porté déserteur de l'armée depuis 2006.

 

La forte participation enregistrée lors des premières phases des élections a constitué un encouragement pour les autorités.

 

"Le gouvernement va nous donner la sécurité et une meilleure administration. La question de la liberté (du Cachemire) est un problème distinct", estime ainsi Imtiyaz Ahmad, un hôtelier âgé de 30 ans avant de déposer son bulletin dans l'urne.

 

La violence a sensiblement diminué au Cachemire indien depuis l'ouverture en 2004 de pourparlers de paix entre l'Inde et le Pakistan. Mais New Delhi a imposé une "pause" dans ces contacts après les attaques de Bombay le mois dernier par des commandos venus, selon l'Inde, du Pakistan, et qui ont fait au moins 179 morts.

 

Islamabad assure avoir proposé sa coopération à l'Inde dans l'enquête sur les attaques, mais se plaint de ne pas avoir été entendu. L'Assemblée nationale du Pakistan a voté mercredi une résolution exhortant "l'Inde à répondre aux propositions constructives du gouvernement pakistanais" et lui demandant de ne pas promouvoir des actions nuisibles pour la paix régionale.

 

"L'Assemblée condamne le battage guerrier dans un contexte où la guerre n'est pas envisageable compte tenu des capacités nucléaires des deux pays", peut-on lire dans le texte voté à l'unanimité par les députés de la chambre basse.

 

Première publication : 24/12/2008

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