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Moyen-Orient

L'ONG de Shirin Ebadi porte plainte contre la fermeture de ses bureaux

Dernière modification : 26/12/2008

Shirin Ebadi, prix Nobel iranienne de la paix, va porter plainte contre la fermeture "illégale" des bureaux de son ONG. Le Cercle des défenseurs des droits de l'Homme est fermé depuis dimanche par la police.

AFP - L'organisation de défense des droits de l'Homme dirigée par la prix Nobel iranienne de la paix Shirin Ebadi va déposer plainte samedi contre la fermeture "illégale" de ses bureaux, a annoncé vendredi à l'AFP un de ses membres fondateurs.

Le Cercle des défenseurs des droits de l'Homme avait été fermé dimanche par la police iranienne alors qu'il s'apprêtait à organiser une cérémonie pour le 60ème anniversaire de la Déclaration universelle des droits de l'Homme.

"Nous déposerons plainte samedi. Nous allons également écrire au responsable des services judiciaires, l'ayatollah Mahmoud Hashemi Shahrudi, pour protester contre cette violation de la loi", a déclaré Mohammad Ali Dadkhah.

Les autorités ont déclaré avoir fermé les locaux car le Cercle des défenseurs des droits de l'Homme n'avait pas le permis nécessaire pour fonctionner, un document délivré par le ministère de l'Intérieur.

Les partis politiques et les associations doivent avoir une autorisation de l'Intérieur pour être reconnus légalement.

L'association de Mme Ebadi déclare qu'elle a cherché en vain à obtenir ce permis et estime que la création de telles organisations est autorisée tant qu'elles ne vont pas à l'encontre de l'islam.

"Nous nous sommes rendus au ministère il y a six ans et lui avons soumis tous les documents requis", a déclaré M. Dadkhah, ajoutant qu'un ancien vice-ministre de l'Intérieur du président Mahmoud Ahmadinejad a "également dit que nous n'étions pas illégaux". "Il s'agit d'une organisation qui ne cherche pas le pouvoir. Elle est visée simplement parce qu'elle défend les droits de l'Homme", a-t-il accusé.

En visite au Japon, le vice-ministre iranien des Affaires étrangères chargé des affaires asiatiques, Mohammad Mehdi Akhondzadeh, a affirmé que les bureaux avaient été rouverts, ce qu'a démenti M. Dadkhah.

Mme Ebadi bénéficie d'une "entière liberté en Iran et en dehors de l'Iran", a déclaré vendredi M. Akhondzadeh à la presse, la décrivant comme une "grande combattante".

"Nous avons nos lois et règlements. Si quelqu'un va au-delà de ces lois et règlements, il devra se soumettre au processus judiciaire. Je pense que c'est ce qui a été fait et que ses bureaux sont rouverts", a-t-il dit.

Le Cercle des défenseurs des droits de l'Homme a été fondé par un groupe d'avocats, dont Shirin Ebadi, lauréate du prix Nobel de la paix 2003. Ce groupe a dénoncé ces derniers mois l'aggravation de la situation des droits de l'Homme dans le pays.
 

Première publication : 26/12/2008

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