Ouvrir

À suivre

Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

UN ŒIL SUR LES MÉDIAS

Christophe de Margerie, entre hommages et polémiques

En savoir plus

JOURNAL DE L’AFRIQUE

Ebola : le Nigeria n'est plus touché par l'épidémie

En savoir plus

FOCUS

Londres, capitale des ultra-riches

En savoir plus

LE DUEL DE L’ÉCONOMIE

France - Allemagne : vers un accord sur l'investissement

En savoir plus

LE JOURNAL DE L'ÉCONOMIE

Le groupe Total frappé au coeur par le décès de son PDG

En savoir plus

SUR LE NET

États-Unis : des costumes "Ebola" pour Halloween critiqués en ligne

En savoir plus

REVUE DE PRESSE

"Ce que veut la Turquie"

En savoir plus

REVUE DE PRESSE

"Les yeux doux d'Angela Merkel"

En savoir plus

L'ENTRETIEN

Ebola : Jim Yong Kim, président de la Banque mondiale, appelle à la mobilisation

En savoir plus

La Mecque attire de plus en plus de pèlerins

Vidéo par Karim HAKIKI

Texte par Karim HAKIKI

Dernière modification : 01/01/2009

Les pèlerins musulmans qui se rendent à La Mecque, en Arabie saoudite, sont de plus en plus nombreux. Ils étaient près de 3 millions, cette année. Une importante manne financière pour le royaume et un défi pour la sécurité.

Trois millions de pèlerins ont déferlé cette année à la Mecque. Un chiffre en constante augmentation. Le hajj est le cinquième pilier de l'islam. Tous les fidèles qui en ont les moyens doivent faire ce voyage.
 

Kamel a décidé de tenter l'aventure du hajj pour faire plaisir à sa mère, Ourida, 74 ans. A 24 heures du départ, ce chef d’entreprise vérifie les derniers détails. C’est le fils qui a payé le voyage : 8 000 euros pour lui et sa mère.

 

Le pied à peine posé sur le sol saoudien, premier problème : les organisateurs ont perdu deux passeports de personnes appartenant au groupe de Kamel. Deux heures plus tard, toujours pas de passeport. Kamel s’impatiente. Le groupe va devoir passer la nuit à l’aéroport.

 

Le lendemain, à la Mecque, nous retrouvons Philippe. Ce Strasbourgeois s’est converti à l’islam il y a neuf ans. Ahmed Philippe, comme il se fait appeler, a décidé d'aller voir un mufti, un spécialiste en théologie. Des kiosques ouvert 24h/24 répondent aux questions des pèlerins.
 

La Kaaba, lieu saint interdit aux caméras de télévision étrangères

 

Nous décidons d'accompagner Ahmed Philippe à la Grande Mosquée. Mais nous sommes pris à partie violemment par la sécurité saoudienne. Interdiction de filmer. La Kaaba est un lieu saint interdit aux caméras de télévision étrangères.

 

Le deuxième jour du pèlerinage est le plus important. Tous les hajj migrent vers le mont Arafat. C’est sur cette colline que le prophète a annoncé à ses fidèles que tous leurs vœux seraient exaucés.

 

Ahmed Philippe a décidé de ne pas grimper au sommet : trop de monde, trop chaud. L’homme est en "hihram", l'habit sacré : " C'est un habit fait de deux pièces. Le bas est un morceau de tissu enroulé autour des hanches et le haut recouvre les épaules. Il ne doit pas y avoir de coutures. Il n'y pas de différence entre le riche et le pauvre, le fort et le faible."

 

Une manne pour l’Arabie saoudite

 

Nous partons pour Mousdalifa. Les pèlerins passent la nuit là. "Maintenant, je vais faire mes prières. Et, inch’allah, je vais ramasser des cailloux et attendre le départ pour Mina", explique Ahmed Philippe. Notre groupe est arrivé en dernier. Il n’y a plus de place. Nous laissons là Ahmed Philippe et ses amis.

 

La prochaine étape, c’est Mina en ce troisième jour du pèlerinage. La fin du hajj. Depuis des milliers d’années les musulmans jettent des pierres pour conjurer le mal : c’est la lapidation de la stèle de Satan.

 

Nous retrouvons Kamel et sa mère en plein shopping. La religion musulmane n'interdit pas le commerce. Kamel a prévu de dépenser 1000 euros pour acheter des souvenirs. Le hajj ne connaît pas la crise. Une véritable manne pour l’Arabie saoudite. D’autant que le nombre de pèlerins devrait doubler d’ici 10 ans. Les autorités saoudiennes ont d’ailleurs entrepris des travaux gigantesques. La foi justifie toujours les moyens.

Première publication : 26/12/2008

COMMENTAIRE(S)