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Canberra refuse d'accueillir d'anciens détenus de Guantanamo

Dernière modification : 03/01/2009

Le Vice-Premier ministre australien Julia Gillard a rejeté la demande des États-Unis d'accueillir sur son territoire des prisonniers libérés de la base militaire de Guantanamo. Elle invoque notamment des raisons de sécurité nationale.

AFP - Le gouvernement australien a formellement indiqué samedi qu'il n'accueillerait pas de détenus libérés du centre de détention américain de Guantanamo, malgré la demande des autorités américaines.
   
Le vice-Premier ministre australien Julia Gillard a indiqué que son gouvernement avait avisé samedi les autorités américaines qu'il ne pouvait pas accéder à leur demande.
   
"La demande reçue en décembre dernier a été repoussée", a déclaré à des journalistes Mme Gillard, qui assure l'intérim du Premier ministre Kevin Rudd, en vacances.
   
Mme Gillard avait indiqué vendredi que "bien qu'il soit peu probable que l'Australie accepte ces détenus, cette requête formulée par l'administration Bush, (devait) être examinée avec soin".
   
Samedi, elle a précisé que le gouvernement avait pris cette décision pour des raisons de sécurité nationale.
   
Cette décision intervient après les protestations de l'opposition conservatrice, opposée à l'arrivée d'anciens détenus de Guantanamo.
   
Samedi dernier un porte-parole du Premier ministre australien avait indiqué, dans le journal australien The Weekend, que le gouvernement australien pourrait accepter, sur requête des Etats-Unis, l'installation en Australie de détenus libérés de Guantanamo, mais seulement après une évaluation rigoureuse au cas par cas.
   
Le président élu Barack Obama a promis de fermer le centre de détention de Guantanamo Bay, situé dans une enclave américaine à Cuba, après sa prise de fonction en janvier, suscitant des questions sur le sort des 250 personnes encore détenues sans inculpation ni procès.
   
Une partie de ces prisonniers, qualifiés d'"ennemis combattants" et capturés depuis 2001 à travers le monde par les forces américaines et leurs alliées au cours de ce que Washington a appelé sa "guerre contre le terrorisme", pourraient être installés à l'étranger.
   
Deux Australiens anciennement détenus à Guantanamo sont déjà rentrés dans leur pays: après cinq ans passés à Guantanamo, David Hicks, surnommé le "Taliban australien", a été reconnu coupable de soutien matériel au terrorisme et a purgé en Australie les neuf derniers mois de sa peine avant d'être libéré fin 2007. Un autre Australien, Mamdouh Habib, avait été libéré de Guantanamo sans inculpation en 2005.

Première publication : 03/01/2009

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