Jeudi 09 juillet 2009

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Moscou réduit le volume de gaz livré à l'Europe via l'Ukraine

Lundi 05 janvier 2009

Le différend qui oppose la Russie à l'Ukraine s'est traduit par une baisse des acheminements de gaz vers une partie de l'Union européenne. Des rencontres autour du vice-président de Gazprom sont prévues ce mardi à Berlin.

Lundi 05 janvier 2009

AFP - Le conflit gazier opposant la Russie et l'Ukraine se traduisait lundi par des "irrégularités" dans l'approvisionnement d'une partie de l'Union européenne et des réductions dans l'est de l'Europe, des pays des Balkans comme la Serbie et la Croatie commençant à être touchés.

Mais tous les pays assuraient disposer de réserves suffisantes.

La Russie a annoncé lundi qu'elle allait réduire le volume de gaz livré à l'Europe via l'Ukraine, afin de décourager les prélèvements illégaux dont elle accuse Kiev. Mais elle s'engage à fournir ses clients européens par d'autres moyens.

L'autrichien OMV, premier groupe gazier d'Europe centrale, qui contrôle l'un des trois principaux centres de répartition du gaz russe en Europe, n'observait lundi aucune perturbation: "Tout fonctionne normalement", a indiqué à l'AFP sa porte-parole Michaela Huber, depuis Vienne.

OMV gère à Baumgarten, à la frontière slovaque, 64 milliards de mètres cubes de gaz russe par an alimentant notamment l'Autriche, l'Allemagne, l'Italie, la France, la Slovénie et la Croatie.

La ministre française de l'Economie Christine Lagarde a estimé à l'issue d'une rencontre avec un représentant du géant russe Gazprom que les approvisionnements de la France n'étaient "en aucune manière menacés".

A Bruxelles, un porte-parole de la Commission européenne a fait état d'"irrégularités" dans l'approvisionnement de certains des 27 pays de l'Union européenne, sans constituer "un danger immédiat" car les niveaux de stocks sont "assez élevés entre 70 et 90%".

"Un certain nombre d'Etats ont enregistré des variations des volumes reçus" mais une partie des problèmes ont été "résolus", a expliqué le porte-parole pour les questions énergétiques Ferran Tarradellas.

En Slovaquie notamment, l'approvisionnement est revenu à la normale après une légère baisse pendant le week-end, selon le groupe gazier SPP.

En République tchèque, les livraisons ont baissé de 9,5% lundi.

Dans l'UE toujours, en Roumanie, les livraisons de gaz russe étaient comme depuis vendredi soir inférieures de 30% au volume prévu, selon la compagnie de transit Transgaz. La Roumanie dispose de réserves de 2,2 milliards de m3, et les autorités ont garanti que les ménages ne seraient pas touchés par la baisse.

La Pologne et la Bulgarie ont aussi constaté une baisse des livraisons de gaz en provenance de Russie via l'Ukraine, sans impact immédiat sur la population.

Le ministre hongrois de l'Energie Csaba Molnar a annoncé que les livraisons de gaz russe à son pays avaient chuté lundi d'environ 20%.

A proximité immédiate de l'UE, Serbie et Croatie ont exprimé lundi leur inquiétude, Belgrade envisageant pour la première fois une baisse tandis que Zagreb constatait une réduction.

Dusan Bajatovic, le directeur de Srbijagas, la compagnie publique gazière de Serbie, a jugé "possible" une diminution de la fourniture de gaz russe, ajoutant qu'une telle éventualité rendrait nécessaire la mise en place d'un "plan de restriction".

Toutefois, M. Bajatovic a assuré que la Serbie disposait actuellement de quantités suffisantes de gaz.

A Zagreb, une source officielle croate a indiqué que depuis dimanche, les livraisons de gaz russe à la Croatie ont baissé de 7,5% par rapport au volume prévu.

En Bosnie, des responsables ont déclaré qu'il y avait pour l'instant suffisamment de gaz tout en s'inquiétant d'éventuelles carences pour le chauffage. La température avoisinait les -10 degrés à Sarajevo lundi en milieu de matinée.

La Russie a coupé le 1er janvier l'approvisionnement en gaz de l'Ukraine, faute d'un accord sur le prix des livraisons pour 2009 et sur des arriérés de paiement. Or Moscou fournit aux Européens 40% de leurs importations gazières, qui transitent à 80% par l'Ukraine.

Depuis le 1er janvier, 65,3 millions de mètres cubes de gaz ont été volés par l'Ukraine, a déclaré lundi le patron du groupe russe Gazprom Alexeï Miller au cours d'une rencontre à Novo Ogarevo (Russie) avec le Premier ministre Vladimir Poutine, devant la presse.

Interrogé par M. Poutine sur les mesures qu'il entendait prendre face à cette situation, M. Miller a évoqué une "proposition de réduction des volumes de gaz livrés à la frontière russo-ukrainienne d'un montant équivalent à celui qui a été volé". "Commencez à le réduire dès aujourd'hui", a répondu M. Poutine.

Le conflit fait craindre une répétition du scénario de 2006, quand le différend russo-ukrainien avait fortement perturbé l'approvisionnement de plusieurs pays d'Europe.


 

  • 06/01/2009 19:38:39 Signaler un abus

    L'Europe touchée par le conflit gazier russo-ukrainien

    Francais habitant en Russie,vos commentaires me font doucement rigoler!!!
    En effet,comment voulez vous en décrivant les faits aussi peu objectivement que vous le faitent, que nos compatriotes comprennent a minima la situation réelle???
    Comme l'explique trés bien Fabrice,dans son commentaire,la Russie et les Russes en ont marrent,de passer systématiquement pour des grands méchant qui font rien que d'embéter leurs ex-gentils petits camarades de l'ex-URSS....
    Si l'Ukraine fait tous son possible pour mettre la Russie et L'UE en etat de nouvelle "guerre froide" economique en coupant l'arrivée du gaz Russe en Europe,sincérement a qui croyez vous que profite la situation????
    Ce n'est pas parce que nous Francais baissons systématiquement notre pantalon,en faissant "cadeaux" de nos créances a nos "amis" africains par exemple que la Russie doit se sentir OBLIGER de faire la meme chose avec les ex républiques de feu l'URSS.......
    Franchement Messieurs,Mesdames les journalistes de mon beau pays,ouvrez un temps soit peu les yeux sur la réalité de la situation actuelle de ce conflit...qui ne paie pas ces dettes?qui coupe l'approvisionnement du gaz Russe en Europe?qui fait du chantage pour avoir le lait,la créme ,le beurre,l'argent du beurre et la crémiere en prime???
    Est-ce la Russie qui refuse de vendre sont gaz au prix du marché???libre a chacun s'il juge les prix excessif d'aller voir ailleurs,non???la Russie ne met pas un pistolet sur la tempe de l'Ukraine en obligeant celle ci a acheter son gaz,bien au contraire je pense que si les Ukrainiens pouvaient ne plus "emmerder"la Russie avec ce probléme,les Russes en seraient sicerement tres HEUREUX!!!
    La Russie n'attend rien de bon d'un pays en plein marasme economique depuis deja quelques mois,et politique depuis de trop nombreuses années,grace a nos bons "amis" Américains...
    CQFD...

  • 06/01/2009 09:07:43 Signaler un abus

    refus de l'UE

    Si UE envoye des observateurs, il verrons clairement que l'Ukraine "siphonne" le gaz de transit, alors UE sera obligée de reconnaître que c'est la Russie qui ait raison ! Mais en France on a l'habitude que la Russie est très méchante, et elle a toujours tord ! Donc, pour ne pas se discréditer soit même, UE, fait une mine de "neutralité"...Mauvais jeux, mauvais calcul ! Car ça va enfoncer la crise dans la continuité...

  • 05/01/2009 19:58:05 Signaler un abus

    Rectification sur le conflit gazier

    Ce reportage n'explique que partiellement les faits.
    La Russie a en effet proposé auparavant un prix de 250 dollars à l'Ukraine qui a refusé. La Russie a proposé également une augmentation de la taxe (au profit de l'Ukraine) du transit. Et si le paiement de la dette ukrainienne pose problème au gouvernement de Kiev alors de la régler alors par un allègement du prix du transit sur la base même de l'augmentation proposé par la Gazprom.
    Il serait bon qu'en terme d'objectivité que France 24 indique également que le prix du marché actuel c'est justement 450 dollars. Jusqu'ici l'Ukraine a toujours eu des tarifs largement préférenciel (plus de 50% de réduction).
    Que Moscou propose un prix d'ami à un gouvernement qui est foncièrement anti-russe, ce n'est pas être intransigeant.
    Quand on veut jouer le meilleur ami des Américains comme l'Ukraine aujourd'hui, je ne vois pas en quoi il peut alors être choquant de voir la Russie proposer alors de se comporter également en occidental et appliquer intégralement le tarif du marché.
    Quand au refus de l'Ukraine d'accepter des observateurs pour vérifier que le transit se fait sans pillage de la part de Kiev et refus également de l'Ue d'en envoyer, cela démontre clairement sans aller plus loin dans l'argumentation que l'Ukraine se comporte non pas comme un état respectant le droit commercial international mais simplement comme un pilleur purement et simplement.
    L'atmosphère anti-russe qui plane dans les capitales occidentales devient de plus en plus insupportable. Le minimum serait au moins d'exposer les faits, TOUS les faits !

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