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Moyen-Orient

Israël accepte d'ouvrir un couloir humanitaire

Vidéo par Philippe BOLOPION

Dernière modification : 07/01/2009

Israël s'engage à ouvrir un couloir humanitaire dans la bande de Gaza, sans pour autant accepter de suspendre son opération militaire. Au moins 660 Palestiniens sont morts depuis le début de l'offensive, selon les services d'urgence palestiniens.

Posez vos questions aux journalistes de FRANCE 24 envoyés en Israël et dans les Territoires palestiniens.

 

Lisez aussi : "Des blessés meurent faute d'ambulances, selon la Croix-Rouge"

 

A lire aussi, le billet de l’un de nos Observateurs israéliens, Joel Schalit, qui décrypte la crise à Gaza: "De Gaza à Téhéran"

 

 
AFP -
Tout en persistant dans son refus d'un arrêt de l'offensive contre la bande de Gaza, Israël a accepté mercredi l'ouverture d'un couloir humanitaire dans ce territoire palestinien soumis à des bombardements massifs qui ont fait la veille au moins 40 morts dans une école de l'ONU.

Sur le plan diplomatique, le président égyptien Hosni Moubarak a annoncé avoir invité Israéliens et Palestiniens à une réunion d'urgence pour tenter de mettre fin à la guerre. Le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, a annoncé lui qu'il se rendrait la semaine prochaine au Proche-Orient.

L'offensive israélienne a coûté la vie à au moins 660 Palestiniens et fait plus de 2.950 blessés depuis son lancement le 27 décembre, selon les services d'urgence palestiniens.

Le cabinet du Premier ministre Ehud Olmert a annoncé l'ouverture d'un couloir humanitaire tôt mercredi "afin de prévenir une crise humanitaire dans la bande de Gaza".

"Cela implique l'ouverture de secteurs géographiques pour des périodes limitées de temps pendant lesquelles la population sera en mesure de recevoir de l'aide", a indiqué le cabinet sans toutefois préciser la date exacte de l'ouverture du corridor. La secrétaire d'Etat américaine Condoleezza Rice a été informée de cette décision.

Depuis plusieurs jours, les agences onusiennes et les organisations humanitaires ont dénoncé une crise humanitaire "totale" dans la bande de Gaza, un territoire pauvre et surpeuplé, où la population est prise au piège sans possibilité de fuir alors que l'aide d'urgence est entravée par les combats incessants et les hôpitaux débordés.

L'offensive déclenchée le 27 décembre a provoqué une grave pénurie de denrées, de carburant et d'eau courante ainsi que des coupures d'électricité.

Les combats entre activistes palestiniens et soldats israéliens se sont poursuivis mardi à Gaza-ville, dans les quartiers de Zeitoun, Choujaïya et Touffah à l'extrémité de Gaza-ville, mais aussi dans les zones urbaines du nord et du sud du territoire.

Trois écoles gérées par l'agence de l'ONU d'aide aux réfugiés (Unrwa), où des dizaines de civils s'étaient réfugiés pour fuir les combats, ont été bombardées.

L'attaque la plus meurtrière, menée à Jabaliya (nord), a coûté la vie à 43 Palestiniens, selon les services d'urgences palestiniens. L'ONU, dans un communiqué, a fait état de 30 morts et 55 blessés.

Cinq autres personnes ont trouvé la mort dans des attaques contre deux écoles de l'ONU à Gaza et Khan Younès (sud), alors qu'au moins 12 membres d'un même clan familial, dont sept enfants, ont péri dans le bombardement de leur maison à Gaza, selon des sources médicales.

S'agissant du bombardement à Jabaliya, le gouvernement israélien a affirmé que ses forces avaient riposté à des tirs d'obus depuis l'école. Et l'armée a affirmé ne pas viser les populations civiles. Mais, a-t-elle ajouté, "le Hamas a disposé des installations militaires, et des dépôts d'armes dans des zones civiles".

Ban Ki-moon a qualifié de son côté de "totalement inacceptables" les attaques contre les écoles, dont les emplacements "avaient été communiqués aux autorités israéliennes".

"L'attaque contre l'école de l'ONU montre que la guerre n'est pas dirigée contre le Hamas mais contre tout le peuple palestinien", a déclaré de son côté le porte-parole du Hamas, Fawzi Barhoum, dont le mouvement contrôle Gaza.

Le chef des opérations de l'Unrwa à Gaza John Ging a qualifié la situation de "tragédie horrible". "Tout le monde est terrorisé et traumatisé car il n'y a plus de refuge pour fuir les violences".

Malgré les appels internationaux à un cessez-le-feu, Israël a maintenu son refus de cesser les opérations, soutenu par son allié américain qui réclame un "cessez-le-feu durable", comprenant un arrêt définitif des tirs de roquettes.

"Que les actes de terrorisme cessent, que cesse la contrebande d'armes du Sinaï (égyptien) vers Gaza, et les combats israéliens cesseront", a dit le Premier ministre sortant Ehud Olmert.

Mais au 11e jour de l'offensive, 34 roquettes ont encore été tirées depuis la bande de Gaza sur le sud d'Israël, selon l'armée. L'une d'elle est pour la première fois tombée à plus de 45 km au nord-est du territoire palestinien, sur Gedera, blessant un nourrisson.

Quatre Israéliens sont morts dans ces tirs depuis le 27 décembre.

Dans la bande de Gaza, six militaires israéliens ont été tués depuis l'offensive terrestre samedi, dont quatre par des "tirs amis".

L'armée a affirmé avoir tué 130 combattants du Hamas depuis samedi.

A Charm el-Cheikh (Egypte), M. Moubarak a lancé un appel aux deux parties pour "aboutir à des accords et garanties" sur la bande de Gaza pour "faire cesser l'escalade actuelle".

Les garanties devraient inclure "la sécurisation des frontières", "l'ouverture des points de passage frontaliers et la levée du siège" dans la bande de Gaza, a dit M. Moubarak, à l'issue d'un sommet avec son homologue français Nicolas Sarkozy.

M. Sarkozy, qui s'était rendu plus tôt à Damas et au Liban, a appelé la Syrie à "peser" sur son allié Hamas pour favoriser un arrêt des combats.

Enfin, le numéro 2 d'Al-Qaïda, Ayman Al-Zawahiri, a appelé les musulmans à "s'attaquer aux intérêts occidentaux et israéliens n'importe où", en riposte à Israël, dont il a qualifié l'offensive de "campagne de l'Occident contre l'islam". Il a en outre accusé le président américain élu Barack Obama de "complicité".
 

 

  

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Première publication : 07/01/2009

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