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L'ONU suspend ses opérations de secours dans la bande de Gaza

Vidéo par Marina BERTSCH

Texte par FRANCE 24 avec dépêches

Dernière modification : 09/01/2009

Au treizième jour de l'offensive israélienne, l'ONU a décidé de suspendre ses opérations de secours dans la bande de Gaza. De son côté, la Croix-Rouge internationale réclame "un accès sécurisé immédiat pour rechercher les blessés".

Suivez les évolutions de la situation heure par heure.

 

 

A lire également l'analyse de l'un de nos Observateurs israéliens sur la politique de Nicolas Sarkozy vis-à-vis de l'Etat hébreu, ainsi que les témoignages de deux mères de famille à Gaza-ville et à Sderot.

 


L'agence de l'ONU pour l'aide aux réfugiés palestiniens (UNRWA) a annoncé jeudi, 13 jours après le début de l’offensive israélienne, qu’elle suspendait ses activités humanitaires dans la bande de Gaza après que des obus de l'armée israélienne ont touché l'un de ses convois, faisant un mort.

"Un chauffeur des Nations unies a été tué par un tir israélien", jeudi en début d'après-midi, dans le nord de la bande de Gaza, près du point de passage d'Erez, explique Lucas Menget, envoyé spécial de FRANCE 24 à Erez.

L’envoi du convoi, chargé de récupérer des aides humanitaires, avait pourtant été coordonné avec l'armée israélienne, rapporte le porte-parole de l'UNRWA, Chris Gunness.



Face à la dangerosité croissante de la situation, l’agence, qui distribue de la nourriture à près de 750 000 personnes dans le territoire palestinien, a décidé d’interrompre ses opérations à Gaza.

"Nous maintiendrons cette suspension tant que les autorités israéliennes ne garantiront pas la sécurité de nos équipes", a affirmé Chris Gunness.

Mardi, trois écoles gérées par l'UNRWA avaient déjà été touchées par des obus. Une quarantaine de personnes avaient été tuées dans l’établissement situé dans le camp de réfugiés palestiniens de Jabaliya.


L'armée israélienne accusée d’empêcher l'accès aux blessés

La suspension des activités de l’UNRWA intervient alors que des ONG dénoncent une crise humanitaire "totale" dans la bande de Gaza.

La Croix-Rouge internationale, qui réclame "un accès sécurisé immédiat pour rechercher les blessés", a accusé, jeudi, l'armée israélienne de l'avoir empêché d'accéder à des blessés palestiniens à Gaza, coincés pendant cinq jours dans leur maison.

Selon le Comité international de la Croix-Rouge (CICR), des ambulances n'ont  été autorisées à accéder à plusieurs maisons frappées par une attaque dans le quartier de Zeitoun, dans la ville de Gaza, seulement mercredi, soit cinq jours après le début des combats.

En raison de remblais érigés par l'armée israélienne pour se protéger des tirs, les ambulances n'ont pas pu atteindre des immeubles et ont dû "évacuer [les blessés] sur une charrette tirée par une âne", explique le CICR.

Au total, 18 blessés et deux corps ont été évacués par le CICR, mercredi, le reste des morts devant être récupéré jeudi.

 

Les bombardements sur Gaza s’intensifient

 

Jeudi matin, l'artillerie israélienne a tiré en territoire libanais en réponse aux tirs de roquettes lancés depuis le Liban sur le nord de l'Etat hébreu, notamment sur la ville de Nahariya.


Si l’origine des tirs reste inconnue, l’incident soulève la question d’un possible second front dans le nord d'Israël, qui opposerait l'Etat hébreu et le Hezbollah, mouvement politique armé chiite libanais qui a déjà combattu les Israéliens en 2006. "Cela pourrait être un immense tournant dans l’activité militaire et politique d’Israël : on s’approchait d’une éventuelle trêve à Gaza, si un front s’ouvre dans le nord, c’est tout autre chose, une autre guerre peut commencer", explique Lucas Menget.

 

Le Hezbollah chiite, représenté dans le gouvernement libanais, nie fermement être impliqué dans les tirs. "Des sites Web palestiniens pointent du doigt le Front démocratique pour la libération de la Palestine", explique par ailleurs Lanah Kammourieh, correspondante de FRANCE 24 à Beyrouth.

 

Aucun tir dans cette zone n’a cependant été rapporté dans l’après-midi.

 

Les bombardements sur Gaza s’intensifient

 

A Gaza, en revanche, "la situation humanitaire se dégrade", explique le correspondant de FRANCE 24 dans la ville de Gaza, Radjaa Abou Dagga.

 

Le cessez-le-feu, imposé pendant trois heures, pour le deuxième jour consécutif, a permis aux Palestiniens d’aider les travailleurs humanitaires à déterrer les corps ensevelis. Un bilan établi par le chef des services d'urgence dans la bande de Gaza, Mouawiya Hassanein, fait état de 763 morts et de  plus de 3 100 disparus côté palestinien. L’ONU affirme qu’au moins le quart des morts palestiniens sont des civils.

 

Cette trêve a également été l’occasion pour les habitants de Gaza de se ravitailler. Mais, selon Radjaa Abou Dagga, “trois heures, ce n’est pas assez.”


De plus, "on peut s’attendre à une reprise très importante de l’activité" d’ici quelques heures, affirme Lucas Menget, qui explique que "l’armée israélienne travaille le plus durant la nuit."

Et le journaliste de rappeler que la nuit de mercredi à jeudi a été "la plus intense en bombardement depuis le début de la guerre."

Les avions israéliens ont bombardé au moins 40 objectifs dans la bande de Gaza et plus particulièrement dans la ville frontalière de Rafah, où se trouvent des tunnels utilisés pour la contrebande d'armes en provenance de l'Egypte.

Khan Younès, la plus grande ville du sud du territoire et bastion du Hamas, a également été visée par les raids.
 

Première publication : 08/01/2009

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