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Culture

La Philharmonie de Berlin entre dans l'ère du numérique

Texte par Anne MAILLIET , correspondante à Berlin

Dernière modification : 12/01/2009

L'Orchestre philharmonique de Berlin est le premier orchestre de renom à diffuser ses concerts sur Internet. Sous le nom de "Digital Concert Hall", chacun de ses concerts est désormais disponible en ligne.

Créé en 1882, l'Orchestre philharmonique de Berlin peut se targuer d'une longue tradition. Mais aujourd'hui, c'est vers l'avenir qu'il se tourne : la Philharmonie est le premier orchestre de renom qui diffuse ses concerts sur Internet, sous le nom de "Digital Concert Hall". Un projet inauguré le 6 janvier, avec la première symphonie en ut mineur de Johannes Brahms, sous la direction de Sir Simon Rattle.

 

 

Sir Simon Rattle

 

 

 

"Nous avons des amis dans le monde entier et nous souhaitons qu'ils puissent entendre et surtout voir ce que fait notre orchestre", explique Sir Simon Rattle aux spectateurs présents à la Philharmonie ce soir-là, ajoutant que le succès de You Tube avait inspiré le projet. "Le monde change très, très rapidement et les gens veulent avoir accès à la culture et au spectacle sous différentes formes. Dès aujourd'hui, n'importe qui peut nous retrouver dans cette salle, quand il le souhaite."

 

Chaque concert est disponible en direct sur le site de concerts en ligne de la Philharmonie et dans les archives numériques de la maison, pour 9,90 euros. L'abonnement pour une saison complète coûte 149 euros. L'objectif est d'attirer un public jusqu'alors effrayé par le prix moyen d'un concert, à savoir 50 euros, mais aussi les mélomanes dans l'incapacité d'obtenir une place. L'Orchestre philharmonique joue en effet à guichets fermés.

 

Il aura fallu trois ans pour que le projet aboutisse, en raison du défi technologique à relever : offrir une qualité sonore et visuelle aux internautes sans gêner l'orchestre, le public et surtout l'acoustique de la salle, sensible au moindre bruit. "Trouver le bon équipement ne fut pas une mince affaire", relève Olaf Maninger, premier violoncelle et initiateur du projet. "Il nous fallait des caméras capables de filmer des images de grande qualité, sans éclairage supplémentaire, sans grues ou cables et sans caméramans présents dans la salle." La solution : des caméras invisibles et télécommandées depuis un studio, installé sous les combles de la Philharmonie.

 

Le résultat est là : une vue imparable sur l'orchestre et son chef. Le son est également impeccable, mais à condition d'être équipé de bons haut-parleurs.

La Philharmonie a su relever le défi et offre désormais des concerts de grande qualité en ligne. Mais les mélomanes sont-ils pour autant prêts à payer pour les voir en ligne ? "Je trouve le concept fantastique, mais je ne paierai pas pour accéder à un concert sur Internet", déclare un jeune homme à FRANCE 24, dans le foyer de la Philharmonie pendant la pause. "J'écoute beaucoup de musique classique en ligne et on peut quasiment tout obtenir gratuitement". D'autres ne sont pas aussi réticents : "Tout dépend du prix, mais ce ne sera jamais la même chose que de voir un concert en vrai", explique une fan de classique. "Mais c'est une occasion pour tous ceux qui n'ont jamais assister à un concert ici de goûter un peu à cette atmosphère". Enfin, un autre spectateur suggère de s'équiper d'un beamer (vidéoprojecteur) pour s'offir un concert privé dans son salon. Selon lui, c'est "une occasion unique de voir Sir Simon Rattle de près".

Première publication : 11/01/2009

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