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Une ONG accuse Israël d'utiliser des bombes au phosphore blanc

Vidéo par Laure DE MATOS

Texte par Priscille LAFITTE

Dernière modification : 14/01/2009

L'ONG Human Rights Watch accuse Israël d'employer des munitions au phosphore blanc, susceptibles de causer de graves brûlures. Tsahal assure n'utiliser que des armes autorisées par le droit international.

Le quotidien britannique Times l’a révélé en début de semaine, l'organisation de défense des droits de l'Homme Human Rights Watch (HRW) le confirme ce samedi : Israël aurait recours à des bombes au phosphore blanc pour couvrir l'assaut de ses soldats dans la bande de Gaza.

 

L’information a été démentie par l’armée israélienne, qui a toutefois refusé de préciser quel type d’arme elle utilisait. Elle affirme : "Les forces de défense israéliennes emploient exclusivement des armes autorisées par le droit international."

 

Sur FRANCE 24, Olivier Rafowitz, porte-parole de l’armée israélienne, affirme que Tsahal n’enfreint pas les lois internationales. Radjaa Abou Dagga, notre correspondant à Gaza, affirme, lui, avoir rencontré des personnes brûlées

 

 

L’utilisation de bombes à phosphore blanc n’est en effet pas clairement proscrite par les traités internationaux. Leur utilisation est cependant controversée, notamment en raison de leur toxicité.

HRW dit avoir vu de multiples tirs de phosphore blanc près de la ville de Gaza et du camp de réfugiés de Djabalia, dans le Nord de l'enclave palestinienne, les 9 et 10 janvier. Selon Marc Garlasco, un des analystes militaires de Human Rights Watch interrogé par FRANCE 24, l’usage d’armes à phosphore blanc ne fait aucun doute : "Lors des explosions d’artillerie dans le ciel, des filets de lumière blanche retombent au sol et allument des incendies. Dans l’artillerie israélienne, j’ai pu observer des soldats manipuler des armes à phosphore blanc."

D’après le quotidien Times, Israël aurait utilisé des bombes au phosphore blanc depuis le début de son offensive à Gaza, le 27 décembre. Le Times dit avoir identifié de tels obus sur des photos de presse montrant des stocks de munitions de l'armée israélienne, sur lesquels apparaît la mention M825A1 – chiffres qui désignent des bombes au phosphore blanc de fabrication américaine, selon le journal. Le quotidien dit également détenir des preuves que des civils palestiniens ont été gravement brûlés par ces munitions.

"Cela crée une brûlure de premier degré"


Radjaa Abou Dagga, correspondant de FRANCE 24 à Gaza, témoigne : "Cela crée une brûlure au premier degré. Et deuxième conséquence, la plus grave selon les médecins, cela endommage le système cérébral. Nous avons des témoins, des images, et les affirmations de HRW. J’attends la confirmation d’équipes médicales. Moi-mêm,e j’ai respiré cette fumée, mais je n’ai pas subi de conséquences, parce que j’étais trop loin."

Selon Human Rights Watch, "le phosphore blanc a un important effet incendiaire secondaire qui peut infliger de graves brûlures aux personnes, aux échafaudages, aux champs et à divers objets civils situés dans le voisinage. Le préjudice potentiel pour les civils est amplifié par la densité de la population de Gaza, l'une des plus fortes du monde".

Autorisé comme fumigène

Le traité de Genève de 1980, sur l'interdiction ou la limitation de l'emploi des armes incendiaires, dans son protocole III, interdit l'usage d'armes incendiaires contre les populations civiles et les cibles militaires situées au cœur de concentrations de civils. Mais il n'existe pas d'interdiction internationale de son utilisation en tant que fumigène.

 

Ni Israël, ni les Etats-Unis, ne sont signataires de ce protocole III du traité de Genève.

 

D'après HRW, Israël semble faire usage de phosphore blanc pour dissimuler des opérations militaires - "usage toléré en principe selon le droit humanitaire international", précise l’organisation non gouvernementale.

Israël est soupçonné d'avoir eu recours au phosphore blanc en 2006, lors de son intervention au Liban contre le Hezbollah. De même, l'armée américaine est suspectée d'avoir utilisé de telles armes lors de son opération à Falloudjah, en Irak, en 2004.

Première publication : 11/01/2009

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