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FRANCE

La classe politique condamne les attaques contre les synagogues

Vidéo par Louise DUPONT

Dernière modification : 13/01/2009

Après les trois cocktails Molotov lancés contre le lieu de culte juif à Bischheim (Alsace), une bombe incendiaire a été projetée contre la synagogue de Saint-Denis (banlieue de Paris), suscitant l'indignation des responsables politiques.

REUTERS - Une nouvelle attaque en France contre une synagogue, avec un cocktail Molotov, a suscité lundi la condamnation du monde politique, qui appelle au calme pour éviter toute importation du conflit israélo-palestinien.

 

Une bombe incendiaire a été lancée dimanche soir contre la synagogue de Saint-Denis, dans la banlieue nord de Paris, mais c'est un restaurant casher mitoyen qui a subi quelques dégâts, a-t-on appris auprès de la préfecture.

 

Selon l'Union des étudiants juifs de France (UEJF), il s'agit du trentième acte antisémite recensé en France depuis le 27 décembre, début de l'opération militaire israélienne dans la bande de Gaza.

 

Trois cocktails Molotov ont en outre été lancés dans la nuit en Alsace contre une maison faisant office de lieu de culte juif à Bischheim, dans la banlieue nord de Strasbourg, a rapporté le Conseil représentatif des institutions juives de France (Crif).

 

"Il n'y a pas eu de gros dégâts, mais il y a toute une symbolique", a estimé Pierre Levy, délégué régional du Crif, rappelant que les représentants des cultes juif, chrétien et musulman de la région avaient lancé jeudi un appel au dialogue.

 

Dans un communiqué, la ministre de l'Intérieur, Michèle Alliot-Marie, condamne avec "la plus grande fermeté les actes lâches et inadmissibles" perpétrés à Saint-Denis.

 

La semaine dernière, après une attaque contre une synagogue à Toulouse, elle avait réuni les représentants du Crif et du Conseil français du culte musulman (CFCM).

Dans un communiqué, l'ancien président du CFCM et actuel recteur de la Grande Mosquée de Paris, Dalil Boubakeur, demande à la communauté musulmane de France de "garder son calme face à la grande émotion que suscite la situation de guerre à Gaza".

 
 
 
Amara réunit les associations

"Ces actes sont inacceptables et indignes de la France", a déclaré le secrétaire d'Etat aux Affaires européennes, Bruno Le Maire. "Le conflit du Proche-Orient, la situation à Gaza ne doit en aucun cas avoir des répercussions ou une quelconque importation sur le territoire français", a-t-il dit sur LCI.

 

L'UMP, par la voix de Dominique Paillé, son secrétaire général adjoint, a jugé que tout devait être fait pour préserver les valeurs républicaines, à commencer par la laïcité.

 

Lors d'un point de presse, il a accusé des dirigeants politiques de jouer "aux apprentis sorciers en prenant dans ce conflit fait et cause pour tel ou tel camp", citant nommément Jean-Marie Le Pen et Olivier Besancenot et leurs prises de position anti-israéliennes.

 

Plus de 100.000 personnes ont défilé samedi dans toute la France en soutien au peuple palestinien. A Nice et Paris, des incidents ont ponctué la fin des manifestations.

 

"J'espère que tout le monde saura garder son sang-froid", a dit le porte-parole du Parti socialiste, Benoît Hamon. Les pouvoirs publics et la classe politique doivent "dire que c'est un conflit entre Israël et les territoires palestiniens, pas un conflit entre les Juifs et les Arabes", a ajouté le député européen sur RMC et BFM TV.

 

"L'actualité tragique qui s'écrit à Gaza ne saurait justifier la stigmatisation ou le recours à la violence, sur notre territoire", estime de son côté dans un communiqué le maire de Paris, Bertrand Delanoë.

 

SOS Racisme rappelle pour sa part que "ceux qui voudraient jouer le jeu de l'importation du conflit (...) ne le font certainement pas pour aider ni les Israéliens, ni les Palestiniens".

 

La secrétaire d'Etat chargée de la Ville, Fadela Amara, devait réunir lundi soir les principales associations de quartiers comme SOS Racisme, l'AFEV, Changeons de regard, Droit de cité et Ni Putes Ni Soumises, qu'elle a fondée et présidée avant d'entrer au gouvernement.

 

"On ne doit pas justifier au bout de la chaîne des actes antisémites dans notre pays sous prétexte qu'il se passe des choses terribles", a-t-elle expliqué dimanche sur France 2.

 

Selon un sondage CSA publié lundi par Le Parisien, les Français sont partagés sur la responsabilité du conflit.

 

Pour 23% des personnes interrogées, le Hamas est le principal responsable, 18% citent le gouvernement israélien et 28% pensent que la responsabilité est partagée.

 

Première publication : 12/01/2009

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