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Jacob Zuma à nouveau sous le coup d'une inculpation

Vidéo par Karim YAHIAOUI

Dernière modification : 12/01/2009

La Cour suprême d'appel a renversé, lundi, une décision de justice qui avait disculpé de corruption Jacob Zuma. Elle rouvre ainsi la voie à des poursuites à l'encontre du chef de l'ANC, toujours candidat l'élection présidentielle.

REUTERS - Une cour d'appel sud-africaine a invalidé lundi la décision d'un magistrat de disculper de corruption le chef de l'ANC Jacob Zuma, ce qui, de fait, rétablit les accusations le visant, cela à quelques mois seulement des élections législatives.

Il reste toutefois à Zuma la possibilité de faire appel devant la Cour constitutionnelle, la plus haute instance juridique d'Afrique du Sud.

La Cour suprême d'appel a estimé dans son arrêt de lundi que le juge de la Haute Cour avait commis plusieurs vices de procédures dans son arrêt du 12 septembre 2008 invalidant les accusations de fraude et de pots-de-vin visant Zuma. Le juge avait insinué que le président d'alors, Thabo Mbeki, s'était immiscé dans le dossier visant Zuma, son adversaire au sein de l'ANC. La tempête politique soulevée par cette accusation avait acculé Mbeki à la démission et provoqué de graves dissensions au sein de l'ANC.

Le ministère public a affirmé lundi qu'à la suite de la décision de la cour suprême d'appel, Zuma était de nouveau sous le coup des accusations de corruption qui le visaient jusqu'en septembre. "Nous sommes vraiment très satisfaits", a dit Tlali Tlali, porte-parole du ministère public en ajoutant : "La conséquence juridique de cette décision est que M. Zuma est toujours inculpé".

Zuma, leader de l'aile gauche de l'ANC (Congrès national africain, au pouvoir), devrait briguer la présidence de l'Afrique du Sud lors de la présidentielle qui doit, en avril, suivre les législatives. Le chef de l'Etat sud-africain n'est pas élu au suffrage universel direct mais par les députés.

Première publication : 12/01/2009

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