Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

REVUE DE PRESSE

Esplanade des Mosquées : "Israël commence à retirer les détecteurs de métaux"

En savoir plus

LE JOURNAL DE L'ÉCO

La Grèce de retour sur le marché obligataire

En savoir plus

REVUE DE PRESSE

"Destructeur", le feu ravage la Corse et le Sud-Est

En savoir plus

UN ŒIL SUR LES MÉDIAS

L'absence remarquée de Macron à la conférence sur le sida

En savoir plus

LE JOURNAL DE L’AFRIQUE

Magic System, 20 ans de tubes

En savoir plus

LE DÉBAT

Conférence mondiale sur le sida : où en est la lutte contre le virus ?

En savoir plus

LE DÉBAT

Conférence mondiale sur le sida : où en est la lutte contre le virus ?

En savoir plus

FOCUS

Le Sénégal, bon élève de la lutte contre le sida

En savoir plus

À L’AFFICHE !

L'été en musique : les incontournables qui vont faire danser

En savoir plus

Amériques Amériques

Cesare Battisti obtient le statut de réfugié politique au Brésil

Dernière modification : 14/01/2009

L'ex-activiste d'extrême gauche, condamné à la prison à vie en Italie pour avoir participé à quatre assassinats au cours des "années de plomb", s'est vu accordé le statut de réfugié politique par le ministre brésilien de la Justice.

AFP - Le ministre brésilien de la Justice Tarso Genro a décidé d'accorder le statut de réfugié politique à l'ex-activiste italien d'extrême gauche, Cesare Battisti, dont l'extradition était réclamée par l'Italie où il a été condamné pour quatre assassinats, a annoncé mardi le ministère.

"Le ministre de la Justice Tarso Genro a décidé en faveur de l'octroi du statut de réfugié à l'Italien Cesare Battisti en raison de l'existence fondée d'une crainte de persécution" en raison de ses opinions politiques, a indiqué le ministère dans un communiqué publié dans la nuit.

Cesare Battisti, 52 ans, après avoir fui la France en 2004, s'était réfugié au Brésil où il avait été arrêté en 2007 et écroué dans l'attente d'une éventuelle extradition vers l'Italie.

Dans un entretien publié le week-end dernier dans l'hebdomadaire Epoca, il avait affirmé craindre pour sa vie s'il était extradé. "Je suis certain que si je vais en Italie, je serais l'objet de vengeance. Je serais assassiné", avait-il assuré.

Il avait appelé Tarso Genro, "qui a lui-même personnellement souffert de la répression politique quand il était militant" sous la dictature militaire (1964-1985), à refuser son extradition.

Le ministre de la Justice est allé à l'encontre d'une décision du Comité national pour les réfugiés du Brésil, où siègent notamment des représentants du Haut commissariat de l'ONU aux réfugiés, qui avait rejeté le 28 novembre sa demande de réfugié politique, ce qui ouvrait la voie à son extradition.

Jusqu'alors, le Brésil avait toujours refusé les demandes d'extradition vers l'Italie d'anciens activistes italiens, notamment des Brigades Rouges, considérant qu'ils étaient poursuivis pour des délits de nature politique.

Mais en avril, le Procureur général de la République, Antonio Fernando Souza, avait rendu un avis favorable à la demande d'extradition de Battisti, refusant de considérer ses crimes comme "politiques". Il avait estimé "qu'ils avaient été marqués par une certaine froideur et un certain mépris pour la vie humaine".

Condamné à la prison à perpétuité par contumace dans son pays pour l'assassinat de quatre personnes entre 1977 et 1979, Battisti avait été arrêté à Rio de Janeiro en 2007 et écroué à Brasilia, dans l'attente d'une décision de la justice brésilienne sur la demande d'extradition déposée par l'Italie.

Battisti, qui nie avoir participé aux quatre homicides dont il est accusé, était en fuite depuis août 2004. Il avait quitté clandestinement la France, où il avait trouvé refuge en 1981 sous la présidence du président socialiste François Mitterrand, peu avant que la justice française ne donne le feu vert à son extradition vers l'Italie en octobre 2004.

Première publication : 14/01/2009

COMMENTAIRE(S)