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Comme Lincoln en 1861, Obama arrive en train à Washington

Vidéo par Sonia DRIDI

Dernière modification : 19/01/2009

Parti samedi matin de Philadelphie, Barack Obama est arrivé en fin d'après-midi à la gare de Washington. Un hommage à son prédécesseur Abraham Lincoln, qui, en 1861, avait emprunté les mêmes rails.

 

À voir aussi : Le débat de FRANCE 24 - Que restera t-il de Bush ?

 

AFP - Barack Obama est arrivé samedi soir à la gare de Washington, au terme d'un voyage triomphal en train entre Philadelphie (est) et la capitale, où il sera investi mardi 44e président des Etats-Unis.
   
Ce voyage de 225 km, qui a donné le coup d'envoi des festivités pour l'investiture mardi du premier président noir des Etats-Unis, s'inscrit dans les traces du modèle de M. Obama, Abraham Lincoln qui avait emprunté le même itinéraire avant son investiture en 1861.
   
Malgré un froid glacial, Barack Obama a été acclamé par des milliers d'admirateurs massés le long de la voie. Debout à l'arrière du train, sur la plate-forme d'un wagon bleu nuit des années 1930, le futur président saluait la foule.


   
A l'étape de Baltimore, quelques 40.000 personnes ont assisté à son discours. "Il nous a envoyé un message stimulant", a dit Michael Williams, resté pendant six heures dans le froid avant qu'Obama ne prenne la parole.
   
"Les gens veulent un changement qui soit positif, a-t-il expliqué. Ces dernières années, nous n'en avons eu aucun. Nous avons bien besoin d'un remontant". "C'est magnifique. Ca me donne envie de faire plus de choses dans ma vie", a expliqué Will Moore, 22 ans, tandis que Nicole Harris, une hôtesse de l'air de 32 ans, a confié être "venue pour voir l'Histoire en marche".
   
Le futur chef d'Etat a retrouvé devant les foules venues l'entendre les accents de sa campagne.
   
"Ensemble, nous savons qu'il y a du travail à faire", a-t-il déclaré lors d'une étape à Wilmington (Delaware, est). "Ensemble, nous savons que l'Amérique se trouve à la croisée des chemins: un pays en guerre et une économie en panne, un rêve américain qui semble s'évaporer".
   
"Le temps est venu de nous relever une fois encore", a-t-il lancé.
   
A la gare, Barack Obama a été rejoint par le futur vice-président Joe Biden, qui a représenté l'Etat du Delaware à Washington pendant 36 ans.
   
Le convoi d'une dizaine de wagons, remplis de journalistes et d'agents de sécurité, est parti symboliquement de Philadelphie (Pennsylvanie, est), berceau de la déclaration d'indépendance de 1776 et de la Constitution américaine. M. Obama était accompagné de son épouse Michelle, qui fêtait samedi son 45e anniversaire, et de ses filles Sasha et Malia.
   
Avant de prendre place à bord du train, M. Obama s'est dit conscient de l'arrivée de "jours difficiles", en référence à la récession et aux deux guerres livrées par l'Amérique en Irak et en Afghanistan.
   
"Rarement dans notre histoire, une génération aura été confrontée à d'aussi importants défis, a-t-il déclaré. Les difficultés peuvent être surmontées "si nous faisons appel à l'esprit qui a renforcé notre démocratie depuis que George Washington a prêté serment", a-t-il dit, évoquant le premier président investi en 1789.
   
Il a invité ses compatriotes à adopter une "nouvelle déclaration d'indépendance". "Pas simplement dans notre pays, mais dans nos propres vies, (une indépendance vis-à-vis) de l'idéologie et de l'étroitesse d'esprit, des préjugés et du sectarisme", a-t-il dit.
   
Après Abraham Lincoln, Barack Obama marchera dimanche dans les pas d'un autre de ses modèles: il prendra la parole sur les marches du Lincoln Memorial, où Martin Luther King, le leader noir assassiné, a prononcé en 1963 son fameux discours "I have a dream" sur l'égalité entre noirs et blancs.
   
Son discours doit être suivi d'un concert où seront présentes de nombreuses stars.
   
Le président élu réside en fait depuis le début du mois à Washington où il s'est installé pour que ses filles puissent commencer l'école en début de trimestre.   

Première publication : 17/01/2009

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