Dernière modification : 27/01/2009 

- Barack Obama - Industrie musicale - Investiture d'Obama - Musique


Odes, hymnes, sérénades et autres chants dédiés à Obama
Odes, hymnes, sérénades et autres chants dédiés à Obama
Les musiciens américains n'ont pas lésiné sur leur engagement auprès de Barack Obama. Les hymnes au premier président noir américain ont fleuri dans tout le pays. Et la mode s'est même propagée sur les scènes du monde entier.
Par Priscille LAFITTE (texte)

 

Jamais lune de miel entre musique et politique n’a été aussi idyllique. Les soutiens rock, rap, reggae et pop à Barack Obama sont légion et les odes écrites en l’honneur du premier président noir des Etats-Unis sont particulièrement explicites. Adieu la subtilité et les sous-entendus, bonjour l’engagement sans rougir.

 

D’abord, le soutien officiel, invité par Obama "himself". Le nouveau locataire de la Maison Blanche s’est offert, lundi soir, un plateau rêvé de stars : Bruce Springsteen, Beyoncé, U2 et Herbie Hancock, entre autres, ont joué et chanté devant le Lincoln Memorial, à Washington.

 

 

Sheryl Crow, Will.I.am et Herbie Hancock entonnent "One Love" de Bob Marley devant le Lincoln Memorial, le 19 janvier 2009.

 

Mardi, jour de l’investiture, c’était au tour de la "Lady Soul" en personne, Aretha Franklin, de prêter sa voix.

 

Aretha Franklin chante "My Country 'Tis of Thee", à la cérémonie d'investiture de Barack Obama, le 20 janvier.

 

 

Sans oublier un arrangement de "Simple Gifts" par John Williams, le compositeur de nombreuses musiques de film à succès (dont "Star Wars" et "Indiana Jones"). Le tout interprété par de prestigieux musiciens : Itzhak Perlman au violon, Yo-Yo Ma au violoncelle, Gabriela Montero au piano et Anthony McGill à la clarinette.

  

"Air and Simple Gifts", composition de John Williams, interprétée par Itzhak Perlman, Yo-Yo Ma, Gabriela Montero et Anthony McGill, lors de la cérémonie d'investiture le 20 janvier.

 

 

C’était un tel honneur - et une telle opportunité - d’être vu et entendu du monde entier à la cérémonie d’investiture que des magazines et des maisons de disque ont volontairement gonflé certaines rumeurs sur le nom des artistes invités. Mais qu'importe. Que ce soit sur la scène officielle ou dans le "off" ailleurs à Washington, l'important, ce 20 janvier, était de jouer dans la capitale américaine.

Certes, rien de tout ceci n’est exceptionnel. Les musiciens américains n’ont pas attendu Obama pour porter des couleurs politiques. En 1960, Frank Sinatra modifiait les paroles de son grand hit "High Hopes" pour vanter les mérites de son ami, John F. Kennedy... La mélodie était devenue l’hymne de campagne du jeune président américain.
  

"High Hopes" de Frank Sinatra tel qu'il est réécrit pour les besoins de la campagne électorale de J.F. Kennedy.

 

Le recyclage existe aussi. La musique peut avoir plusieurs vies politiques. C'est le cas de "The Rising", hymne de campagne d'Obama, et que chantait déjà Bruce Springsteen en 2004 pour soutenir John Kerry.

  

Bruce Springsteen chante "The Rising", le 2 novembre 2008 à Cleveland, lors d'un rassemblement démocrate en faveur de Barack Obama.

 

 

Mais ce qui est sans précédent, c’est la quantité de musiques écrites en soutien au candidat démocrate. Une véritable épidémie musicale durant la campagne électorale. Les uns après les autres, de nombreux artistes ont trouvé le chemin vers l’engagement politique pleinement assumé. Notamment des chanteurs de rap très appréciés du grand public, comme Jay-Z (qui donnait un grand concert lundi soir au Warner Theatre de Washington), Eminem, Nas, Kanye West ou 50 Cent.

 

Le rappeur Nas, "Black President"

 

 

Summum de l’alignement artistique derrière un seul homme : le clip "Yes We Can", porté par Will.I.Am, de Black Eyed Peas, et par des dizaines d'autres artistes américains.

 

 

"Yes We Can", avec Will.I.am, Scarlett Johansson, John Legend, Herbie Hancock, Kate Walsh, Kareem Abdul Jabbar, Adam Rodriquez, Kelly Hu, Adam Rodriquez, Amber Valetta et Nick Cannon. Et bien sûr, Barack Obama.

 

 

La vague Obama charie sur son passage des mélodies plus ou mois élaborées. Stevie Wonder s’est fendu d’un "Barack Obama" chanté sur les huits notes d'une gamme, aller et retour.

  

Stevie Wonder aux côtés de Michelle Obama, à UCLA, en Californie, lors des primaires démocrates, le 3 février 2008.

 

 

Tout aussi rudimentaire, l'adaptation de "Over the Rainbow" avec pour simples paroles... "Obama". C'est signé Clare and the Reasons.

 

Sur la page MySpace de Clare and the Reasons, cliquez sur la chanson "Obama over the Rainbow" dans la playlist.

 

 

Ce qui est proprement inouï, c'est d’entendre un président des Etats-Unis devenir la muse du monde entier. Le Camerounais Docta Musica mélange anglais et français pour célébrer le nouveau héros américain. Le Kenyan Samba Mapangala chante Obama en anglais et en swahili ("Obama Ubarikiwe", "Béni soit Obama"). Aux Etats-Unis comme dans le reste du monde, tous les excès de zèle - et de propagande - sont permis !

 

Le Jamaïcain Coco Tea transforme le nom de Barack Obama en rythme reggae.

Commentaires (6)

la presidence de barack obama

Que DIEU benisse son mandat car il a beaucoup des choses à realisées, à retablir, c'est aussi un homme qui a souffert,entant que president des USA qu'il puisse nous liberer aux mains des ces dictateurs africains qui veulent s'accrocher au pouvoir.

cool

c'est bon signe pour le président Obama lui-meme et pour son équipe qui doit etre à la hauteur des espoirs mis en eux.

Il a

Il a aide-nos change.

Nous sommes nouvelle gens mantain

Va y en avoir des déçus

Obama c'est juste un président c'est pas le messie.
Si vous voulez qu'une société change, les gens doivent changer aussi.

Commentaire chanté

Ho, Barack, Barack, j'ai le trac.
On sait pas c'que tu f'ras Obama.
On verra, on verra Tra la la...

Oui Nous Pouvons

Ma pays aime Barak Obama

(pardon ma francias s'il vous plait, Je suis tres heureux pour france et Etas Unis etre un)

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