- Arabie saoudite - Égypte - Israël - Liban - Qatar - Territoires palestiniens
A chaque fois qu’un membre de la Ligue arabe doit faire face à une grave crise politique, c’est l’unité des pays arabes qui est mise à l’épreuve. Lundi dernier depuis le sommet économique de Koweït City, le roi Abdallah d’Arabie saoudite a invité les dirigeants arabes à mettre de l’ordre dans leur maison : "Je vous appelle au nom de Dieu à vous élever au-dessus de nos différences et à décevoir les attentes de nos ennemis en prenant une position honorable." Et au souverain wahhabite d’ajouter : "Permettez-moi, au nom de tous, de proclamer que nous avons dépassé la phase de divergences et ouvert la voie à la fraternité et à l’unité de tous sans exclusive."
Vœu pieux ou changement de cap ? Pour Tahan Bassam, chercheur à l’Ecole pratique des hautes études de Paris, il est clair qu’un vent nouveau souffle sur le monde arabe. "La guerre de Gaza a réussi à mettre d’accord des Etats qui avaient des visions complètement opposées sur la question palestinienne ainsi que sur la place du Hamas et du Hezbollah sur l’échiquier politique arabe, constate l’universitaire. L’Egypte a, par exemple, compris qu’elle risquait d’être confrontée à de graves problèmes internes si elle continuait à s’aligner sur les thèses américaines."
"Le sommet du Qatar et de Koweït City ont brisé la glace"
Cette même guerre a également mis en lumière deux visions contradictoires. Défendue par l’Egypte, l’Arabie saoudite et la Jordanie - l’axe modéré, aligné sur les positions américaines -, la première consiste à soutenir l’Autorité palestinienne et l’initiative de paix avec Israël signée à Beyrouth en 2002.
La seconde vision soutient le Hamas ainsi que le Hezbollah et défend leur droit à la résistance face à Israël. Ce point de vue est celui notamment de la Syrie et du Qatar, deux pays partisans d’une ligne dure à l’égard de l’Etat hébreu.
C’est cette dernière école qui semble gagner du terrain, selon Tahan Bassam. En témoigne, dit-il, le changement de position opéré par l’Arabie saoudite.
En effet, Ryad, dans un langage inhabituel, a averti Israël que l’initiative de paix décidée au sommet de Beyrouth en 2002 ne "peut pas rester indéfiniment sur la table et que le choix entre la paix et la guerre ne doit plus durer".
Pour Fayçal Jelloul, écrivain libanais, spécialiste du monde arabe, "il est vrai que la réconciliation inter-arabe est en marche, mais elle demeure encore fragile. Le camp modéré s’est rendu compte, à la lumière de la guerre à Gaza, du décalage existant entre ses propositions et la rue arabe". Aux yeux de Fayçal Jelloul, "le sommet du Qatar et de Koweït City ont au moins permis de briser la glace entre les leaders arabes, qui ont pu constater ensemble qu’Israël n’a rien fait de l’initiative de paix décidée au Liban en 2002."
Mais l’unité arabe peut-elle réellement se faire sans la réconciliation des factions palestiniennes d’abord entre elles, puis avec l’Autorité palestinienne dirigée par Mahmoud Abbas ? Les nombreuses réunions programmées dès aujourd’hui au Caire, en Egypte, entre tous ces belligérants apporteront sans doute de nouvelles réponses.


























Commentaires (4)
les pays arabes
je crois que seul Dieu peut regler cette histoire. tout le monde prétend détenir la vérité , laissons donc le principal intéréssé se manifester
la paix
pour que les arabes retrouve leur unités il faut que la famille al saoud soit chasser du pouvoir ,car c'est eux avec certaint pseudo état du golf qui sont les conservateur du monde arabes
divergence
Les arabes sont toujours en accord sur un point: ne jamais etre d'accord
Ligue arabe!
Salam,
doit on dire la ligue arabe ou la HONTE arabe. il y a un proverbe arabe qui dit: "Après la gestation, la montagne a mis bas une souris".
et un autre citation célèbre arabe également: "les Arabes se sont mis d'accord de ne pas être d'accord".
Mr les dirigeants Arabe, vous avez tout ce qu'il faut pour ne plus entendre ce genre de remarques alors qu'attendez-vous? arrêtez d'être en accord avec la politique de ceci ou cela ni hamas ni les US. soyez avec le(s) peuple(s) plutôt car nous avons besoin de vous mais pas comme ca!
Le jour vous comprendrez ceci, votre propre population aura plus d'estime pour vous et non de la crainte.
Et qui sait, peut être le monde vous prendra un jour au sérieux!
vous avez pas marre qu'israel et le reste du monde vous rigolent au nez? s'en est ou les frontière de la pauvre Palestine? et le droit du retour des réfugies s'en est ou? et les résolutions de l'ONU sont elles appliquées?...
PS: ceci est valable pour tous les dirigeants arabes sans exception.
allez, bon sommet de la ligue a tous! et "B'islama" (au revoir en arabe)
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