Ouvrir

À suivre

Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

À L’AFFICHE !

Adèle Haenel, nouveau visage du cinéma français

En savoir plus

JOURNAL DE L’AFRIQUE

Ebola : le Cameroun ferme ses frontières avec le Nigeria

En savoir plus

LE JOURNAL DE L'ÉCONOMIE

Moins d'un Français sur deux est imposable

En savoir plus

UN ŒIL SUR LES MÉDIAS

Vers une police sous surveillance ?

En savoir plus

DÉBAT

Syrie, la guerre oubliée

En savoir plus

EXPRESS ORIENT

Irak : au coeur des monts Sinjar

En savoir plus

DÉBAT

Centrafrique : comment sortir de l'impasse ?

En savoir plus

REVUE DE PRESSE

"L'écureuil et le serpent"

En savoir plus

FOCUS

El Hierro, première île 100 % énergies renouvelables, peut-elle être un modèle pour la planète ?

En savoir plus

  • Ce qu'il faut retenir de la vidéo de la décapitation de James Foley par l'EI

    En savoir plus

  • Vidéo : après une nuit plus calme, la situation reste tendue à Ferguson

    En savoir plus

  • Hollande : "La situation internationale est la plus grave depuis 2001"

    En savoir plus

  • Gaza : la trêve une nouvelle fois rompue, Israël vise un chef du Hamas

    En savoir plus

  • La Fifa interdit au FC Barcelone de recruter

    En savoir plus

  • Au bord de l'éruption, le volcan islandais Bardarbunga menace le trafic aérien

    En savoir plus

  • Quand l’Égypte sermonne Washington sur les émeutes de Ferguson

    En savoir plus

  • RDC : le retour tant espéré des réfugiés angolais dans leur pays

    En savoir plus

  • Reportage : les combattants kurdes reprennent le barrage de Mossoul

    En savoir plus

  • Présidentielle 2017 : Alain Juppé candidat à la primaire de l'UMP

    En savoir plus

  • Glissements de terrain meurtriers à Hiroshima

    En savoir plus

  • Steve Ballmer, le directeur général de Microsoft, annonce son retrait

    En savoir plus

  • L'État islamique annonce avoir décapité un journaliste américain

    En savoir plus

  • L'armée irakienne attaque les jihadistes sur plusieurs fronts

    En savoir plus

  • Libération : raconter l’été 44 au-delà des "moments de gloire et de triomphe"

    En savoir plus

Amériques

Obama lève une clause antiavortement

Vidéo par Marian HENBEST , Laurence CUVILLIER

Dernière modification : 24/01/2009

Le président américain, Barack Obama, abroge une disposition interdisant le financement public des organisations américaines pratiquant ou facilitant l'avortement à l'étranger, estimant qu'elle est "inutilement large et injustifiée".

Retrouvez notre dossier consacré à l'investiture de Barack Obama

 

AFP - Le président américain Barack Obama a autorisé à nouveau vendredi le financement d'organisations pratiquant ou facilitant l'avortement à l'étranger, étendant aux grandes questions de société la remise en cause des politiques de son prédécesseur George W. Bush.

Les dispositions révoquées vendredi par décret de M. Obama étaient "inutilement larges et injustifiées" et, "au cours des huit années passées, elles ont sapé les efforts pour promouvoir un planning familial volontaire, sûr et efficace dans les pays en développement", a expliqué le président dans un communiqué.

Signe du caractère sensible d'une telle décision, prise trois jours seulement après son investiture, M. Obama a signé le décret hors présence de la presse, à la différence d'autres décrets au grand retentissement signés la veille et ordonnant la fermeture du camp de Guantanamo.

Dans l'intention apparente d'apaiser les tensions et de mettre fin à un débat "éculé et improductif" qui a duré "trop longtemps" selon lui, M. Obama a annoncé l'ouverture dans les prochaines semaines d'une concertation avec toutes les parties concernées pour réduire le nombre des grossesses non-désirées et répondre au mieux aux besoins des femmes et des fa

milles à travers le monde, a-t-il dit.

"Il est temps qu'on mette fin à la politisation de cette affaire", a-t-il ahouté.

M. Obama a aussi annoncé son intention de faire approuver par le Congrès le rétablissement de l'aide financière américaine au Fonds des Nations unies pour la population. Les Etats-Unis avait arrêté au début de l'administration Bush de soutenir cet organisme oeuvrant pour le droit à la santé et l'égalité des chances parce que, selon eux, il aurait été associé aux programmes d'avortements et de stérilisation forcées en Chine.

L'interdiction abrogée vendredi était l'une des pommes de discorde dans la grande querelle de société entre les membres très actifs du mouvement contre l'avortement et leurs adversaires.

Elle a été instituée par le président républicain Ronald Reagan en 1984, dénoncée par l'un de ses successeurs démocrates Bill Clinton, puis rétablie dès 2001 peu après son entrée en fonctions par le républicain George W. Bush.

Elle interdisait le financement par de l'argent américain d'organisations qui seraient engagées dans des activités favorisant l'avortement ou militant en sa faveur, plaçant des organisations devant le dilemme de choisir entre renier l'avortement ou renoncer à l'aide considérable des Etats-Unis.

L'avènement du démocrate Obama a suscité une vive inquiétude chez les militants anti-avortement.

Plusieurs dizaines d'entre eux ont manifesté vendredi devant les grilles de la Maison Blanche. Parmi les panneaux qu'ils brandissaient, l'un proclamait: "Holocauste américain, l'avortement", sur fond de foetus mort reposant sur le drapeau des Etats-Unis.

La veille, les opposants à l'avortement s'étaient réunis par milliers à Washington, à l'occasion de la marche annuelle "pour la vie" marquant l'anniversaire d'une décision de justice capitale reconnaissant le droit des femmes à l'avortement aux Etats-Unis.

M. Obama, qui a fait la promesse globale de réconcilier un pays profondément divisé, a choisi d'attendre le lendemain de cet anniversaire pour agir.

Mais, dans une déclaration publiée jeudi, il a dit rester "déterminé à protéger la liberté des femmes de choisir" entre avoir un enfant ou pas.

L'avortement, a-t-il reconnu, est une "question sensible, qui souvent nous divise". Mais, a-t-il ajouté, "quel que soit notre point de vue, nous sommes unis dans la volonté ferme d'empêcher les grossesses non désirées, de réduire le nombre des avortements, et de soutenir les femmes et les familles dans le choix qu'elles font".
 

Première publication : 24/01/2009

COMMENTAIRE(S)