Dernière modification : 27/01/2009 

- Allemagne - Énergie - France


Siemens souhaite se retirer d'Areva NP
Siemens souhaite se retirer d'Areva NP
Le groupe allemand Siemens a annoncé qu'il cédait sa participation dans Areva NP, la filiale de réacteurs nucléaires de la holding française, en vendant sa participation de 34 % à l'actionnaire majoritaire, Areva.

Reuters - Siemens a annoncé lundi, à la veille de son assemblée générale annuelle, qu'il se retirerait de la coentreprise nucléaire Areva NP et qu'il comptait vendre sa participation de 34% à l'actionnaire majoritaire Areva.

"Le rôle d'actionnaire minoritaire limite considérablement la manoeuvrabilité entrepreneuriale de Siemens au sein de la coentreprise", explique le conglomérat industriel allemand dans un communiqué, ajoutant qu'il veut mettre un terme à la coentreprise le plus rapidement possible.

Trois sources proches du dossier avaient dit lundi à Reuters que Siemens voulait sortir de la coentreprise pour monter un partenariat avec le russe Atomenergoprom.

Siemens et Atomenergoprom, qui gère le nucléaire civil russe, s'étaient refusé à tout commentaire dans la journée et Siemens ne fait pareillement aucune référence à ce projet dans son communiqué.

Le Frankfurter Allgemeine Zeitung faisait état samedi de discussions entre Siemens et le groupe russe, sur la foi de sources de Siemens.

Areva reprendra les parts de Siemens en l'espace de trois ans et le prix de cession sera convenu par les parties contractantes suivant les modalités et conditions du pacte d'actionnaires, dit encore Siemens.

Les Echos précisait lundi que les avoirs de Siemens étaient "estimé à deux milliards d'euros". Il ajoutait qu'Areva disposait d'une option d'achat sur cette participation et que "le désengagement effectif sera bouclé au plus tard d'ici à 2012".

Ce n'est pas pour autant que Siemens se désengage du nucléaire. "Siemens évaluera toutes les options disponibles pour poursuivre son engagement envers le segment des centrales nucléaires", dit-il.

"Nous voulons jouer un rôle actif dans le modelage des évolutions et cela s'applique également au marché de l'énergie nucléaire; c'est pourquoi nous avons pris cette initiative", observe le président du directoire Peter Löscher dans le communiqué.

Ce retrait pourrait ouvrir la voie à Alstom qui répète à l'envi son souhait d'un rapprochement avec Areva, malgré l'opposition d'Anne Lauvergeon, la présidente du directoire du groupe nucléaire français.

Commentaires (1)

Areva pigeonne par Siemens !

Même technique allemande : s'allier avec la France, copier la technologie, partager les bénéfices, parasiter, puis partir et fonder sa société.
Les Allemands étaient très faibles en Avions et en Nucléaire.
La France était le pigeon idéal pour piquer toutes le savoir-faire, sans se fatiguer. Areva et Airbus ont bien aidé l'industrie allemande a se remettre sur pieds. Pfff en France on a des idées, mais on les donne aux concurrents !

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