- Crise financière - Davos - Économie mondiale
Le jour même où le Fonds monétaire international (FMI) revoit ses prévisions à la baisse (la croissance mondiale ne devrait pas dépasser 0,5 % cette année), sa voisine à Washington, la Banque mondiale, voit moins l’avenir en noir.
Pour le FMI, la principale locomotive de l'économie mondiale n’est autre que la Chine. Dans l’empire du Milieu, pourtant, les perspectives sont inquiétantes : 6,7% de croissance du PIB prévus en 2009, contre 9% en 2008. Mais pas de quoi inquiéter Justin Lin, chef économiste et vice-président de l’autre institution de Bretton Woods.
Et Justin Lin est bien placé pour le savoir. Il est le premier chef économiste de la prestigieuse institution à être de nationalité chinoise. Fort de cette double casquette, il évoque pour FRANCE 24 deux thèmes principaux : la crise économique mondiale et l’essoufflement récent de l’activité chinoise.
L'expert admet sans difficulté que la crise globale a eu, et aura, un impact évident sur les performances de la Chine, qui avait habitué le monde à des croissances à deux chiffres. Les symptômes sont divers : une baisse de la consommation intérieure et, à l’extérieur, des exportations vers les États-Unis et l’Europe durement touchées par le ralentissement mondial. Et certaines parties du territoire manquent déjà d’emplois, forçant les travailleurs à quitter leur région.
La question qui taraude tous les chefs d’entreprise présents à Davos est de savoir combien de temps durera cette morosité, et d’anticiper au maximum les remèdes à la crise. C’est une constante, puisque chaque chef d’entreprise présent au Forum est un investisseur éventuel en Chine. Les Chinois semblent confiants de leur capacité à se remettre debout. Selon Justin Lin, c’est en partie dû au fait que les fondamentaux de l’économie chinoise sont restés encore inchangés.
Le chef économiste estime que la meilleure façon de limiter les dégâts et de mettre fin à la crise mondiale est de poursuivre les efforts de coopération internationale. La crise serait un "test" qui permettrait de mettre le monde face à la nécessité d’œuvrer vers plus de coopération, et plus d’implication des pays en développement dans le concert économique des nations. C’est l’occasion pour lui de rappeler qu’il est urgent que les institutions financières internationales représentent mieux ces pays, pour qu’ils aient davantage leur mot à dire.
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Commentaires (1)
Faut-il confier le sort du monde à la chine?
La chine comme on le sait figure parmi les premières puissantes économiques du monde est-ce pour autant qu'il faille confier le destin de ce monde à ce pays je dirai que non d'oû l'importance de la revision des previsions du FMI qui font de la chine la principale locomotive de l'économie mondiale.Pour moi cette croissance chinoise est acquise au mépris de la propriété intellectulle.On voit les produits de la contrefaçon chinoise envahis les marchés.La chine gagnerait à gagner le monde en comptant sur ces propres produits.Il est également important de revoir les termes du commerce international en revoyant le cycle de Doya.Une franche coopération internationale aiderait l'économie mondiale à se remettre de ses secousses.