Dernière modification : 30/01/2009 

- Barack Obama - Crise financière - États-Unis - Finance


Obama indigné par les primes des banquiers de Wall Street
Barack Obama a estimé jeudi que les primes reçues par les banquiers de Wall Street l'an dernier étaient "honteuses" et que son gouvernement dirait aux responsables financiers qu'ils devaient faire preuve de retenue.
Pauline GODART (vidéo)

AFP - Barack Obama s'est emporté jeudi, comme jamais depuis qu'il est président, contre les primes "honteuses" que les sociétés de Wall Street ont continué à verser à leurs employés en 2008 alors que les Américains en étaient de leur poche pour les maintenir à flot.

"Au moment où la plupart de ces institutions étaient près de s'effondrer et où elles demandent l'aide des contribuables pour les soutenir, et où les contribuables eux-mêmes sont dans une situation difficile parce que le système tout entier pourrait leur tomber sur la tête s'ils ne leur venaient pas en aide, c'est le comble de l'irresponsabilité, c'est honteux", a dit M. Obama.

"Et ce qu'il va falloir entre autres, c'est que les gens de Wall Street, qui demandent de l'aide, fassent preuve de retenue, de discipline et de davantage de sens des responsabilités", a-t-il ajouté.

Les autorités de l'Etat de New York (nord-est) ont indiqué mercredi que les établissements de Wall Street avaient versé 18,4 milliards de dollars de primes à leurs salariés l'an dernier.

C'est beaucoup moins que l'année précédente (32,9 milliards en 2007). La baisse est aussi la plus forte en pourcentage (44%) depuis 30 ans. Mais la somme reste la sixième de l'histoire en valeur absolue.

Les Américains "n'aiment pas l'idée que des gens creusent un trou plus profond alors qu'on leur demande (aux Américains) de le remplir", a dit M. Obama.

M. Obama s'indignait là du fait que le secteur financier avait bénéficié en 2008 de l'aide fédérale et en particulier d'un plan de 700 milliards de dollars lancé sous son prédécesseur George W. Bush. Il s'agissait de stabiliser et relancer le système financier pour que le crédit circule à nouveau, et que reprennent l'investissement et la consommation.

L'utilisation faite de l'argent par ses bénéficiaires a été sévèrement critiquée: en dehors des accusations selon lesquelles l'argent servirait à repeindre des bureaux par exemple, plus fondamentalement, il ne faisait rien pour le secteur immobilier, d'où est partie la crise, et pas grand-chose pour le crédit, disent les détracteurs.

Or la crise paraît s'aggraver de jour en jour. La suppression de dizaines de milliers d'emplois a été annoncée rien que cette semaine.

M. Obama a parlé de "responsabilité", l'un des mots mis en exergue de sa présidence, quand il a reçu mercredi une douzaine de patrons de grandes entreprises pour discuter avec eux des moyens de sortir du marasme, a dit son porte-parole Robert Gibbs.

M. Obama s'emploie à faire adopter un gigantesque plan de relance. Son administration et lui travaillent aussi à des mesures pour effectivement relancer le crédit, et à de nouvelles réglementations financières.

Le porte-parole de M. Obama a indiqué que, dans ce contexte, l'administration étudiait les possibilités légales pour modifier les comportements et inspirer aux Américains la "confiance" indispensable selon lui pour mener à bien la relance.

Cependant, les déclarations de M. Obama ont suscité le scepticisme de certains analystes.

"Je comprends la colère de M. Obama et probablement de la plupart des contribuables", dit Alan Johnson, de Johnson Associates. Mais les gens de Wall Street ont-ils agi de manière irresponsable, "on peut se poser la question", a-t-il dit en relevant que beaucoup de monde travaille au pourcentage, donc à la prime. "Si vous dites: je ne verse plus de prime à personne, vous verrez probablement s'effondrer plusieurs de ces sociétés, ce qui serait encore pire que d'avoir des gens en colère".
 

Commentaires (6)

wall street

L'indignation du Président OBAMA est fondée.Il faudrait que tout le monde mette la main à la patte.Payer les commissions est bien mais chercher à les relativiser pour pas que certains empochent plus que d'autres. Avoir le sens du patriotisme, de la solidarité qui manque aux américain. Plafonner ses commissions et serrer les ceintures. Pourquoi pas.

Si tous les présidents pouvaient être comme lui !

Bravo Barack Obama, si l'argent que la france a donné aux banques se terminent comme cela il nous faut un président comme Obama car nous ne pourrons sortir de cette crise que si Les amèricains en sortent ! Seul nous ne pouvons rien faire du tout surtout avec Bruxelles qui n'arrangent pas les choses !

Mes désirés et mes initiatives internationals ....

Président Obama fermer et:
• 1) DGIPI_CIA en mon pays Roumanie,
• 2) SRI_CIA en mon pays Roumanie,
• 3) DGIPI_CIA en mon ville Piatra Neamt et en mon village Timisesti,
• 4) SRI_CIA en mon ville Piatra Neamt et en mon village Timisesti,
• 5) et comp. ....

Grâce au 1) - 4),
• en mon pays Roumanie (Romania), en mon ville Piatra Neamt et en mon village Timisesti
existe une Grande et Forte "Police" Politique, Secrete, Terroriste et Anti L’Union européenne (Anti UE),
• je suis un chômeur informaticien,
• j'ai environ 10 ans de chômage,
• j'ai environ 10 ans des sans-emplois,
• j'ai environ 19 ans (1990 - 2009) des persécutions,
• j'ai environ 19 de ans des humiliations,
• aussi en parlant des preuves concrètes, ma famille est volé de 6 (six) terrains agricoles,
• et autres autres fréquents persécutions, illégalités, abus ....

S'il etait d'un ptit

Si obama etait d'un petit pays comme haiti ou afrique ont lui offert un coup D'etat pour son franc parler (Etat unis et la France) mais malheureusement pour la france et les gens de wall street. C'est USA encore essais analyser et comprendre a suivre.

Ce n'est que le début

Merci M. le président Obama pour ce franc parler; si tous les chefs d'état pourraient être aussi comme vous, ce serait formidable. Certains s'enrichissent sur le dos d'autres, il faut que ça s'arrête.

Etablir de nouvelles règles à Wall-Street

Le Président Obama a parfaitement raison de fustiger le système de versement des primes qui a cours à Wall-Street; simplement il faudrait que son équipe économique tienne compte du fait que dans le système actuel beaucoup de monde travaille en free-lance et vivent donc exclusivement de leurs commissions ce qui milite en faveur d'une nouvelle définition des règles pour que le contribuable américain ne paie pas les frais de la cupidité des puissances d'argent et leurs mentors qui sont les fabricants de canons.

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