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Economie

Le nombre de victimes de l'escroquerie estimé à trois millions

Dernière modification : 03/02/2009

Selon un cabinet d'avocats espagnol, la colossale fraude mise en place par le financier américain Bernard Madoff aurait porté préjudice, directement ou indirectement, à quelque trois millions de personnes réparties dans le monde entier.

AFP - L'escroquerie Madoff pourrait avoir fait jusqu'à trois millions de victimes directes ou indirectes dans le monde, a estimé mardi un cabinet d'avocats espagnol, prédisant une bataille judiciaire planétaire pour tenter de récupérer leurs fonds.

"Selon nos calculs, au moins trois millions de personnes ont été affectées par l'affaire Madoff, trois millions de particuliers qui peuvent être directement ou indirectement affectés", a déclaré lors d'une conférence de presse à Madrid Javier Cremades, du cabinet Cremades&Calvo Sotelo.

L'avocat a souligné que cette estimation provenait du recoupement de données recueillies par 30 cabinets d'avocats défendant dans 25 pays les victimes de cette escroquerie pyramidale généralement estimée à 50 milliards de dollars, mais dont le montant pourrait selon lui s'avérer "encore beaucoup plus élevé".

Ces cabinets d'avocats représentent au total 2.900 particuliers ou institutions ayant investi dans des produits du financier américain Bernard Madoff, à travers certaines de plus grandes banques au monde.

Selon Javier Cremades, ils calculent que la fraude Madoff va déboucher sur un total d'environ 15.000 plaintes qui feront travailler jusqu'à 300 cabinets d'avocats et 45.000 avocats dans le monde.

L'avocat espagnol, dont le cabinet a porté plainte aux Etats-Unis au nom de clients espagnols ou sud-américains, estime que sur les trois millions de victimes estimées, "environ 30% ignorent qu'elles ont été lésées par l'affaire Madoff".

Beaucoup ne s'en sont pas encore aperçus parce que leurs placements via des banques ou fonds d'investissements ne sont exposés que de façon marginale.

En Amérique latine, il y a "plus de 1.500 affectés", qui en réalité "pourraient être au moins le triple", soit 4.500, notamment en Argentine, au Chili, au Brésil, en Uruguay, au Pérou, en Colombie, en Bolivie, au Mexique et aux Bahamas, a estimé Javier Cremades.

Les autres victimes résident principalement aux Etats-Unis, en Allemagne, Autriche, Espagne, Irlande, Italie, Luxembourg, Royaume-Uni, Suisse, France, Israël, Taiwan et Afrique du sud, a-t-il ajouté.

Cremades&Calvo Sotelo avait annoncé la semaine dernière avoir, avec un autre cabinet d'avocats espagnol, déposé une plainte en nom collectif (class action) aux Etats-Unis contre la banque espagnole Santander et son fonds Optimal.

Javier Cremades avait déclaré à l'AFP vouloir organiser "une réponse globale", coordonnée par plusieurs cabinets dans le monde, parce que "les gens veulent récupérer leur argent".

Les clients espagnols et sud-américains du fonds Optimal de Santander ont été exposés à hauteur de la somme record de 2,33 milliards d'euros, alors que le géant bancaire espagnol n'est lui-même exposée qu'à hauteur de 17 millions d'euros.

Quelques heures seulement après l'annonce de la plainte, Santander avait proposé à ses clients particuliers le remboursement intégral de leur mise, sous forme de titres d'une rentabilité de 2% sur 10 ans, pour un total de 1,38 milliard d'euros, devenant la première banque à prendre un tel engagement.

L'offre de Santander "va dans la bonne direction", a jugé Javier Cremades, soulignant que son cabinet laissait ses clients décider de l'accepter ou non et que la majorité des victimes argentines "vont la rejeter".
 

Première publication : 03/02/2009

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