- Bernard Kouchner - France
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Roselyne FEBVRE.- Bonjour et bienvenue dans "Politiques". Je reçois aujourd’hui Jean-Marie Bockel, Secrétaire d’Etat à la Défense et aux Anciens Combattants. Bonjour.
Roselyne FEBVRE.- Merci d’être venu sur France 24. Vous êtes un ministre d’ouverture. Comment vous sentez-vous dans vos baskets au gouvernement de François Fillon ? Est-ce que, pour vous, cette démarche d’ouverture a toujours un sens ?
Jean-Marie BOCKEL.- Oui, plus que jamais. Vous savez que j’anime le parti politique la Gauche Moderne qui réunit et réunira de plus en plus, dans les mois à venir, des gens venus de la gauche…
Jean-Marie BOCKEL.- … ayant gardé une sensibilité de gauche et qui se retrouvent dans cette démarche de réforme juste. C’est le sens de mon engagement.
Roselyne FEBVRE.- Vous ne regrettez pas les rives socialistes ?
Jean-Marie BOCKEL.- Ce qui se passe en ce moment au parti socialiste ne me les fait pas regretter. Regardez ce qui se passe même à la gauche du parti socialiste où de nouvelles formations sont en train de leur tailler des croupières parce que, tout simplement, le PS n’a pas su renouveler sa doctrine et sa pensée politique.
Au sein de la majorité, l’homme de gauche que je suis est pleinement respecté. La formation politique que j’anime, la Gauche Moderne, a pleinement sa place, y compris dans le Comité de la majorité qui est en train de se créer et je me trouve très bien au sein du gouvernement. Je considère qu'avec Nicolas Sarkozy, nous avons un capitaine à la barre du navire dans la tempête qu’est la crise internationale.
Jean-Marie BOCKEL.- Imaginez un instant que les préconisations du PS face à la crise actuelle soient mises en œuvre alors qu’aucun pays au monde, y compris les pays à gouvernance socialiste, ne les met en œuvre. Je serais très inquiet.
Roselyne FEBVRE.- Vous êtes dans l’actualité, je dirais bien, presque malgré vous.
Mercredi paraît un livre accablant de Pierre Péan qui s’attaque à l’icône Kouchner. Des accusations graves selon lesquelles le ministre des Affaires étrangères aurait confondu l’exercice du pouvoir avec des intérêts financiers personnels, révélant des liens financiers via une société de consulting avec Omar Bongo, Président du Gabon.
Selon vous, est-ce un scandale ou une diffamation ? Y a-t-il du vrai, en clair ?
Jean-Marie BOCKEL.- Je pense très franchement que Bernard Kouchner est quelqu’un de tout à fait respectable et sincère dans sa démarche. Je pense qu’il a commencé et qu’il va continuer à répondre, de manière claire et ferme…
Jean-Marie BOCKEL.- … à tout ce qui relève de son honneur. Un certain nombre d’activités qu’il a pu avoir alors qu’il n’était pas au gouvernement est une chose. Les accusations sont une autre chose entre ses activités et son action, son comportement, son attitude comme ministre des Affaires étrangères.
Roselyne FEBVRE.- Y a-t-il eu, selon vous, mélange des genres comme le prétend le livre de Pierre Péan et son enquête ?
Jean-Marie BOCKEL.- Ecoutez, parlons franchement et sans langue de bois.
Roselyne FEBVRE.- J’allais vous poser la question. Je vais expliquer, effectivement, que début 2008, vous êtes Secrétaire d’Etat à la Coopération et vous êtes brutalement évincé ‑ sur le coup, personne ne comprend – parce que vous avez attaqué violemment la "France Afrique" et ses réseaux mafieux. A ce moment-là, Bongo, le Président du Gabon, est furieux. Il le dit. La question claire et c’est ce que dit Péan : êtes-vous la victime collatérale de tout cela ?
Jean-Marie BOCKEL.- Je réponds clairement à la question ainsi formulée. J’ai la conviction qu’il n’y a aucun lien entre les activités antérieures de Bernard Kouchner, notamment les études qu’il a pu faire pour tel ou tel pays dans le cadre de ses activités au demeurant tout à fait légales, et mon départ de la Coopération en mars dernier.
Jean-Marie BOCKEL.- Moi, je considère que, franchement, cela n’a rien à voir et je vais vous dire qu'en fait, il y a eu, au fond, un vrai désaccord à un moment donné, un vrai débat, en tout cas. Par exemple, ce que j’ai pu dire sur la vision que j’ai et que j’ai toujours de notre relation avec l’Afrique, sur la nécessité d’y mettre davantage de…
Jean-Marie BOCKEL.- … de transparence, davantage d’attention aux jeunes générations, à la jeunesse africaine, de la vertu ; là-dessus, je n’ai pas changé.
Roselyne FEBVRE.- Vous ne regrettez donc pas ces propos-là sur la France Afrique ?
Jean-Marie BOCKEL.- Mais absolument pas. Quand vous lisez, d’ailleurs, le discours du Président de la République au Cap – j’étais présent à l’époque dans mes fonctions à la coopération – nous voyons bien que son état d’esprit est tout à fait conforme à ce que je viens de vous dire. Vous allez me dire : « Pourquoi ? ».
Jean-Marie BOCKEL.- Ce que je peux vous dire là-dessus, c’est que je considère que le Président de la République, lorsqu’il a pris sa décision, il l'a fait en toute connaissance.
Jean-Marie BOCKEL.- Il l’a prise en toute connaissance de cause. Il s’est comporté comme quelqu’un qui a le sens de l’Etat et si j’avais, à ce moment-là, désapprouvé son choix, j’aurais quitté le gouvernement. Il m’a ensuite confié une autre mission dans le domaine de la Défense, auprès d’Hervé Morin et des Anciens Combattants, donc, dans un domaine régalien où il faut avoir la confiance du Président. J’ai accepté parce que j’ai compris.
S’agissant maintenant de Bernard Kouchner – qui est mon ami – ses activités privées…
Jean-Marie BOCKEL.- … n’ont, de mon point de vue, aucun lien avec cette démarche de changement d’attributions que j’ai vécu en mars 2008. C’est mon intime conviction.
Roselyne FEBVRE.- En fait, Péan, lui, fait un lien entre votre débarquement du Secrétariat d’Etat et les liens avec Bongo/Kouchner. Il affirme que Sarkozy(?) vous aurait déplacé pour empêcher le Président Bongo du Gabon de révéler l’existence des contrats.
Jean-Marie BOCKEL.- Franchement, pour moi, cette version de M. Péan n’est pas crédible. On peut faire de la politique ; on peut évoquer de vrais désaccords de fond par rapport à ce que j’ai pu dire. Un jour, je m’exprimerai là-dessus, sur la manière dont j’ai vécu cette période, dont j’ai senti avec tel ou tel pays, avec tel ou tel responsable que ce que je pensais être juste n’était peut-être pas bien compris. C’est la raison pour laquelle je vous dis – et cela, je ne l’ai jamais dit – que je considère que le Président de la République, au vu des tous les éléments qu’il avait, a agi en fonction de l’intérêt supérieur de notre pays ; que moi-même, j’ai approuvé cette attitude même si je ne renie en rien ce que j’ai pu dire. Tout cela est tout à fait d’une autre nature et d’une autre dimension que les accusations que vous évoquiez à l’instant. Nous ne sommes pas du tout dans le même film.
Roselyne FEBVRE.- Non, mais ce que je voudrais comprendre, c’est une forme peut-être d’incohérence. Quand Nicolas Sarkozy est en campagne électorale avant d’être Président de la République ; il va au Bénin et il va au Mali pour prôner la rupture avec la France Afrique. Il dit : « Les vieux réseaux d’un autre âge ». Vous, vous faites ce discours et, quelque part, vous exhortez le Président de la République à signer l’acte de décès de la France Afrique.
Roselyne FEBVRE.- Oui, mais ce n’est pas cohérent. Pardonnez-moi.
Roselyne FEBVRE.- Pourquoi êtes-vous déplacé ? Comment l’expliquez-vous ?
Jean-Marie BOCKEL.- Je ne suis pas la bonne personne pour répondre à cette question.
Roselyne FEBVRE.- C’est vous qui avez été déplacé. Pourquoi ?
Jean-Marie BOCKEL.- Bien entendu. Je vous ai donné ma réponse. Ma réponse est que, à un moment donné, quand on est le Chef de l’Etat – ce qui n’est pas ma position, c’est la position du Président de la République et ce n’est pas la position non plus de Bernard Kouchner – c’est la position du Président de la République de prendre en compte tous les éléments d’une politique à un moment donné ; de prendre en compte, peut-être, des émotions, des réactions, des incompréhensions, l’intérêt supérieur du pays et, à ce moment-là, il prend une décision.
Moi, ou je désapprouve cette décision et je pars, ou je considère, même si cela ne m’est pas agréable, que cette décision a une logique que je peux comprendre et approuver. A ce moment-là, je reste ; je garde la confiance du Président sur les missions qui me sont confiées aujourd’hui. Et, naturellement, je garde mon opinion qui est, au niveau des principes, également celle du Président. Vous savez, les choses ne se font pas toujours en un jour. Ces idées que j’ai évoquées, que j’ai prônées – et je ne l’ai pas fait par hasard – restent d’actualité.
Jean-Marie BOCKEL.- Tôt ou tard, la France les mettra en œuvre. Il y a peut-être eu, à un moment donné, mais, encore une fois, tout cela n’a rien à voir avec les accusations de Péan qui, à mon avis, s’agissant de…
Jean-Marie BOCKEL.- Je ne rentre pas dans la polémique. Je réponds simplement à la question : Bernard Kouchner est-il à l’origine de ce qui s’est passé en mars dernier me concernant ?
Roselyne FEBVRE.- Oui. C’est vrai que son honneur est sali. Il a répondu à l’Assemblée nationale en disant qu’effectivement, il n'était en rien dans la décision de vous faire partir de votre Secrétariat d’Etat. Cependant, c’est vrai que l’honneur d’un homme est sali. Pensez-vous qu’il doit aujourd’hui, après ces accusations, quitter le gouvernement ?
Jean-Marie BOCKEL.- Non, il doit se défendre, ce qu’il fait. Comme vous l’avez dit, à partir du moment où il considère – et c'est le cas – que son honneur est en jeu, il se défend. Il le fait avec conviction, avec vivacité, avec sincérité.
Roselyne FEBVRE.- Ne va-t-il pas y avoir une forme de pression trop dure à supporter si les médias s’emballent ?
Jean-Marie BOCKEL.- En tout cas suivent la question. Je crois que Bernard Kouchner dispose d’un certain nombre d’arguments et d’une certaine capacité à les faire valoir. Il le fait avec éloquence, il le fait avec sincérité et donc, je crois que voilà.
Roselyne FEBVRE.- Pour vous, il a une, parce que ce qui est reproché également dans ce livre qui foisonne, effectivement, de critiques, c’est d’avoir nommé aussi ses proches, l’un à son cabinet ministériel et l’autre Ambassadeur à Monaco. Y a-t-il, là encore, mélange des genres ?
Jean-Marie BOCKEL.- Ecoutez, franchement, je n’ai pas lu le livre de M. Péan. Encore une fois, Bernard Kouchner est tout à fait assez grand pour se défendre. Moi, je réponds sur ce qui me concerne et là-dessus, tout en exprimant mon amitié et ma sympathie.
Jean-Marie BOCKEL.- Je considère que Bernard Kouchner n’est absolument pas à l’origine de mon changement d’attribution au sein du gouvernement.
Roselyne FEBVRE.- Et que Omar Bongo n’aurait jamais demandé votre tête.
Jean-Marie BOCKEL.- C’est un autre sujet, sur lequel tout a été écrit.
Roselyne FEBVRE.- Est-ce que Omar Bongo aurait demandé votre tête ?
Jean-Marie BOCKEL.- Ca, c’est un sujet qui n’a aucune actualité. Il y a eu, là-dessus, des déclarations multiples. Je vous renvoie à la presse, à vos confrères. Mon propos, aujourd'hui, n’est pas de rouvrir, un an plus tard, comment dirais-je, les prises de position, les déclarations des uns et des autres.
Jean-Marie BOCKEL.- Moi, aujourd'hui, j’ai surmonté… Moi, j’ai passé le cap. Si vous voulez, je continue, y compris dans mes fonctions actuelles, à m’intéresser à ce continent.
Jean-Marie BOCKEL.- D’ailleurs, sur le plan de la Défense et des Anciens Combattants, je suis souvent amené à me rendre en Afrique. J’ai gardé des contacts avec l’ensemble des responsables de ces pays, y compris avec les sociétés civiles et je ne vis pas, je ne ressasse pas une période. Pour moi, c’est le passé et j’ai tourné la page.
Roselyne FEBVRE.- Mais n’avez-vous pas mangé votre chapeau tout de même dans cet esprit de rupture ?
Jean-Marie BOCKEL.- Si j’ai mangé mon chapeau, je l’ai fait avec une certaine dignité.
Roselyne FEBVRE.- Merci. On va peut-être passer, à un autre sujet sur un bataillon allemand, en France, qui, pour la première fois depuis 1945 – alors, ce serait d’une portée historique, selon Nicolas Sarkozy qui avait annoncé cela – serait pour la première fois en France. C'est symbolique, bien sûr, mais avons-nous une idée de l’endroit où ce bataillon pourrait être posté ?
Jean-Marie BOCKEL.- Si vous voulez, ce sera annoncé samedi à Munich par la Chancelière Merkel.
Jean-Marie BOCKEL.- Et le Président Sarkozy. Vous avez vu, y compris dans un article cosigné dans Le Monde cet après-midi par l’un et l’autre, que les choses étaient maintenant en bonne voie pour ce bataillon. C’est très important, d’ailleurs, je crois, à la fois pour le symbole que constitue la bridage franco-allemande, dans cette Europe réconciliée, mais également pour la volonté de redonner tout son caractère opérationnel, notamment sur les théâtres extérieurs à ce bataillon, qu’il y ait pour la première fois depuis la guerre, une formation, une unité complète, un bataillon, en France.
Jean-Marie BOCKEL.- Ecoutez, moi, je peux vous dire, pour avoir travaillé sur ce dossier aux côtés d'Hervé Morin, pour avoir été un peu dans les travaux préparatoires, qu’il y a plusieurs hypothèses, que Strasbourg est certainement une hypothèse parmi d’autres, des plus sérieuses.
Jean-Marie BOCKEL.- Ecoutez, ce n’est pas à moi de l’annoncer. Les discussions ne sont pas finalisées. Les négociations se poursuivent au plus haut niveau. Mais, puisque cette hypothèse a déjà été évoquée dans certains journaux, notamment dans l’Est, je ne la démentirais pas.
Jean-Marie BOCKEL.- La bridage franco-allemande, si vous voulez, aujourd'hui, dans le cadre de l’Europe de la Défense, mais aussi dans le cadre de notre rapprochement avec l’Otan, nous sommes de plus en plus présents ensemble – et notamment les Français et les Allemands – dans tous les théâtres extérieurs, en Afrique, en Afghanistan, ailleurs encore et demain ailleurs, où il y a des tensions, où il y a un travail de maintien ou de retour à la paix. C’est de plus en plus la vocation de nos armées. Et la brigade franco-allemande, qui a déjà été présente, d’ailleurs, dans tous ces pays que j’évoquais tout à l’heure, ou même en ex-Yougoslavie, il y a quelques années, a vocation, plus que jamais, mais dans un contexte d’emblée binational, à être avec d’autres nations, d’autres pays, présents sur ces théâtres et d’apporter la démonstration que ces deux nations, sur laquelle s’est basée la réconciliation européenne, cette Europe de la guerre, justement, ces guerres qui, dans certains pays, paraissent ad vitam æternam, nous avons apporté la démonstration en Europe, après trois guerres, dont deux furent terribles, que, aujourd'hui, nous avons été à l’origine de l’Europe de la paix. Non seulement, nous sommes dans une Europe réconciliée, mais en plus, les Français et les Allemands sont capables de porter ensemble un outil militaire opérationnel et avec beau symbole, pour la première fois, un bataillon allemand en France. C’est formidable.
Roselyne FEBVRE.- Il nous reste une minute. Vous parliez de guerre. La "guéguerre" au parti socialiste, je vous demande cela avant que l’on se quitte. La guerre, parce qu’il en reste une, celle entre Ségolène Royal et Martine Aubry et notamment ce livre, que Ségolène Royal vient de publier, où elle égratigne tout le monde, qu’elle prend Nicolas Sarkozy pour un petit cowboy et bref, tous les copains socialistes en prennent pour leur grade. Votre réaction ?
Jean-Marie BOCKEL.- Quand on joue à cela, c’est qu’on n’a pas grand-chose à dire sur le fond. Quand on s’amuse à tirer sur tout ce qui bouge, y compris sur ses propres amis, quand on tente de ridiculiser le Chef de l’Etat en période de crise, c’est qu’on est bien mal, c’est qu’on est bien faible. C’est qu’on a bien conscience qu’on n’est pas aujourd'hui une opposition crédible qui peut constituer une alternative, et c’est bien dommage. Parce que, aujourd'hui, pour constituer une alternative, ce qui est le propre de toute démocratie, il faudrait pouvoir s’unir dans la crise, comme le font aujourd'hui toutes les oppositions, y compris de Gauche, de tous les pays concernés par la crise.
Roselyne FEBVRE.- Oui, donc, vous le disiez tout à l’heure, vous avez monté la Gauche Moderne.
Roselyne FEBVRE.- Voilà. Il y a eu un congrès, là, il y a deux mois. Mais, je ne voudrais pas être désagréable, mais vous n’avez pas fait venir beaucoup de monde à gauche, dans cette mouvance. A quoi cela sert-il ?
Jean-Marie BOCKEL.- Si vous voulez, la Gauche Moderne, qui est partie de rien et qui a aujourd'hui plus de mille adhérents, c’est à 90 % des gens venus de la gauche. Evidemment, j’ai l’un ou l’autre parlementaire, mais je n’ai pas une escouade de députés, ou de maires de grandes villes.
Jean-Marie BOCKEL.- Parce que, aujourd'hui, le sectarisme au PS est tel, que le début du semblant d’un dialogue avec l’autre bord est évidemment tout de suite montré du doigt, caricaturé, sanctionné et voilà. Les gens sont prudents. Mais, tôt ou tard, si le PS continue comme il est parti, hélas, il y aura de plus en plus de gens, y compris des élus et des responsables. Nous avons d’ailleurs déjà des élus. Nous sommes présents dans la moitié des départements français, qui nous rejoindront en gardant leur identité de gauche, leur idéal de gauche, mais avec le souci de faire réussir la majorité et de contribuer à la réforme juste, c’est-à-dire à ce que nous inspirions, plus peut-être qu’on ne l’a fait dans la période précédente, les réformes de demain.
Roselyne FEBVRE.- Merci beaucoup, Jean-Marie Bockel, d’être passé sur le plateau de France 24. On se retrouve dans quelques instants, après les infos. On va parler économie, relance, plan de relance, avec des éditorialistes de la presse française et étrangère. Merci, à tout de suite.


















