Le Parisien (France)
Nos témoins le jugent
Le quotidien a recueilli les témoignages d’étudiants, d’infirmières, de retraités et d’agriculteurs après le discours de Nicolas Sarkozy hier soir sur la crise. Ils se sont sentis entendus. Tous l’ont trouvé rassurant et protecteur. Il a donné l’impression d’avoir pris conscience de la gravité de la situation. Mais ils l’ont aussi trouvé moins sûr de lui qu’auparavant. Il n’a pas fait de propositions claires et concrètes. Pour certains il les a laissés dans le flou, s’en remettant au rendez-vous fixé le 18 février avec les partenaires sociaux. Certains téléspectateurs ont aussi trouvé qu’il a changé. Qu’il y avait, dans son discours, beaucoup sur le social, c’est d’ailleurs la "une" du "Parisien" qui titre "Le virage social".
Libération (France)
Un rôle de modeste contre-nature
Selon l’analyse de "Libération" : "Le sarkozysme de conquête est mort en direct à la télévision." Nicolas Sarkozy est dans la peau d’un autre homme : "son mouvement perpétuel, conjugué à un sentiment de toute puissance devait balayer tous les obstacles et les conservatismes", mais "la crise a provoqué une rupture qui n’a rien à voir avec celle que le chef de l’Etat voulait incarner". Nicolas Sarkozy ne peut plus reformer la tête baissée. L’analyse conclue sur une question : la crise serait-elle en train de rendre Nicolas Sarkozy un peu plus modeste ?
Le Figaro (France)
Pouvoir d’achat : ce que propose Sarkozy.
"Le Figaro" se concentre sur le pouvoir d’achat. Le chef de l’état a ouvert plusieurs pistes pour rassurer ceux qui voudraient relancer l’économie par la consommation : hausse des allocations, suppression de la première tranche de l’impôt … Mais cela n’est pas l’axe de sa politique : lui, c’est la relance par l’investissement.
Le Figaro (France)
Le grand tournant.
L’éditorialiste justifie la politique choisi en montrant que la relance par la consommation n’a pas marché : en 1976 sous Giscard et en 1983 sous Mitterrand. En ces temps de crise, "Le Figaro" nous surprend en publiant une "une" en demi format avec cet encart "Aujourd’hui il faut tout réduire" : la consommation, les gaz à effet de serre, les coûts, même la fatigue et l’imprévisible. Alors on se demande pourquoi le quotidien a changé. En l’ouvrant, on découvre le nouveau logo de Citroën. L’automobile française, un des secteurs le plus touché par la crise.
The Washington Post (Etats-Unis)
The action America needs.
Le président des États-Unis a écrit une colonne dans le "Washington Post". Lui aussi veut rassurer outre atlantique par ce geste symbolique : rassurer en temps de crise. Il s’exprime sur l’action dont les américains ont besoin. Il s’agissait surtout de mettre la pression sur les législateurs pour que son plan de relance estimé à 900 milliards de dollars soit adopté au plus vite par le congrès pour sortir les États-Unis de la crise.
The Independent (Grande-Bretagne)
Religion has its uses – like jumping the queue.
Hier Barack Obama était a un petit-déjeuner de prières. C’est un rituel annuel, instauré depuis 1953. Des parlementaires se réunissent avec des religieux et des invités d’honneur. Cette année, le président américain va plus loin : il a instauré par décret un organisme gouvernemental chargé de coordonner l’action sociale avec les communautés religieuses. Ceci revêt toute son importance en temps de crise. Il faut savoir que les communautés religieuses sont devenues de véritables redistributeurs de richesses et un réseau social parallèle. Cette année il y avait un invité de marque : Tony Blair, l’ancien premier ministre britannique. Alors qu'il a toujours un peu caché sa foi, là, il a pu l’exprimer et ainsi ravir la première place aux dirigeants européens qui se posent tous une question : qui sera le premier à serrer la main du nouveau président des États-Unis ?





