Ouvrir

À suivre

Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

L'ENTRETIEN

PDG de Netflix : "Nous sommes un grand exportateur de films français"

En savoir plus

UN ŒIL SUR LES MÉDIAS

Libye : terre d'accueil des jihadistes?

En savoir plus

DÉBAT

Conférence à Paris sur l'Irak : quelle réponse face à l'organisation de l'EI ? (Partie 2)

En savoir plus

DÉBAT

Conférence à Paris sur l'Irak : quelle réponse face à l'organisation de l'EI ? (Partie 1)

En savoir plus

FOCUS

La ville libanaise d'Arsal face aux jihadistes de l'EI

En savoir plus

À L’AFFICHE !

CharlElie Couture, l’immortel de la chanson française

En savoir plus

LES OBSERVATEURS

Les Noirs Africains attaqués à Tanger et le harcélement filmé au Caire

En savoir plus

BILLET RETOUR

Abbottabad peut-elle tourner la page Ben Laden ?

En savoir plus

INTELLIGENCE ÉCONOMIQUE

Culture : Bruxelles contre les artistes ?

En savoir plus

  • Près de 500 migrants portés disparus après un naufrage en Méditerranée

    En savoir plus

  • Air France : la grève devrait s'intensifier mardi

    En savoir plus

  • PDG de Netflix : "Nous sommes un grand exportateur de films français"

    En savoir plus

  • Centrafrique : l'ONU prend en charge le maintien de la paix

    En savoir plus

  • Projet de loi anti-jihadiste : la France suit l’exemple du Royaume-Uni

    En savoir plus

  • Microsoft achète Minecraft, le jeu qui valait 2,5 milliards de dollars

    En savoir plus

  • Netflix débarque en France : le test de France 24

    En savoir plus

  • Le parti de Gbagbo claque la porte de la commission électorale

    En savoir plus

  • Fifa : Sepp Blatter et son entourage de nouveau soupçonnés de corruption

    En savoir plus

  • Le Medef et son million d'emplois en cinq ans, un effet d'annonce ?

    En savoir plus

  • François Hollande : "Il n'y a pas de temps à perdre" face à l’EI

    En savoir plus

  • La ville libanaise d'Arsal face aux jihadistes de l'EI

    En savoir plus

  • Le footballeur français Nicolas Anelka signe un contrat en Inde

    En savoir plus

  • Coalition contre l'EI : premiers vols de reconnaissance français en Irak

    En savoir plus

  • Le procès de la tempête Xynthia s'ouvre en Vendée

    En savoir plus

EUROPE

L'évêque Williamson refuse de revenir sur ses propos

Dernière modification : 09/02/2009

L'évêque intégriste Richard Williamson refuse de renier ses propos négationnistes. Le Vatican avait pourtant exhorté Williamson à "prendre sans équivoque et publiquement ses distances" avec ses déclarations sur la Shoah.

AFP - L'évêque intégriste Richard Williamson a refusé de renier ses propos négationnistes, dans une interview parue samedi en Allemagne, ce qui ne devrait pas manquer de relancer la polémique sur la levée de son excommunication ordonnée par le pape Benoît XVI.

Dans l'hebdomadaire Der Spiegel, l'évêque britannique a fait fi d'une injonction du Vatican lui ordonnant de clarifier ses positions et estimé qu'il lui fallait étudier d'abord les "preuves" historiques avant d'éventuellement retirer ses déclarations niant l'existence des chambres à gaz.

"Il s'agit de preuves historiques, pas d'émotions. Et si je trouve des preuves alors je rectifierai (les propos tenus). Mais cela va prendre du temps", a affirmé l'évêque dans cette interview, la première qu'il accorde depuis le décret du Vatican en sa faveur le 24 janvier.

La levée de son excommunication et celle de trois autres évêques intégristes a suscité un tollé dans de nombreux pays, en particulier dans les milieux catholiques d'Allemagne, et déclenché une crise qui a compromis les relations du Vatican avec le judaïsme et brouillé l'image du pape.

Le président de la Conférence des évêques allemands, Robert Zollitsch, a prôné d'exclure Williamson des rangs de l'Eglise, dans le journal Bild am Sonntag à paraître dimanche. "Monsieur Williamson est impossible et irresponsable. Je ne vois aucune place pour lui au sein de l'Eglise catholique", a-t-il dit.

Deux jours avant le décret pontifical, Richard Williamson, 67 ans, avait déclaré à une télévision suédoise: "Je crois qu'il n'y a pas eu de chambres à gaz (...) Je pense que 200.000 à 300.000 Juifs ont péri dans les camps de concentration mais pas un seul dans les chambres à gaz".

Il a affirmé au Spiegel avoir "fait des recherches dans les années 1980" sur le sujet et été "pour cette raison convaincu de l'exactitude" des positions qu'il défend. "Je dois tout réexaminer encore une fois et voir les preuves", a-t-il dit. Et d'ajouter: "toute ma vie, j'ai toujours cherché la vérité".

Pour avancer dans sa quête du vrai, il a indiqué avoir commandé "un livre de Jean-Claude Pressac" sur la "technique" des chambres à gaz à Auschwitz. "Je vais le lire et l'étudier", a-t-il assuré.

Dans ce livre, le pharmacien français Pressac qui a fait plusieurs voyages d'études à Auschwitz, réfute les thèses négationnistes.

Richard Williamson a renouvelé dans le Spiegel ses critiques concernant Vatican II, accusant ce concile d'avoir provoqué "le chaos théologique que nous avons aujourd'hui" et dénonçant une "dictature du relativisme" imposée par "les évêques libéraux".

Il s'est aussi dit "étonné" de l'ampleur de la polémique autour de ses déclarations. "Je suis seulement l'instrument" avec lequel certains veulent "agir contre le pape", a-t-il déclaré. "Visiblement, le catholicisme de gauche n'a pas encore pardonné le fait que Ratzinger soit devenu pape".

Le Vatican, selon qui le pape ignorait tout des propos négationnistes de l'évêque, avait exhorté cette semaine Williamson à "prendre sans équivoque et publiquement ses distances" avec ses déclarations sur la Shoah.

Une mise au point salué dans le monde catholique et par la chancelière allemande Angela Merkel qui avait exigé des clarifications.

Der Spiegel explique n'avoir pas pu mener l'interview de Williamson de vive voix: l'évêque a répondu par écrit à des questions posées par e-mail, depuis l'Argentine où il vit. Il a ensuite confirmé ses réponses par téléphone, assisté par un avocat, précise le magazine.
 

Première publication : 07/02/2009

COMMENTAIRE(S)