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Dernier jour de campagne avant les élections

Vidéo par Marc DE CHALVRON

Texte par FRANCE 24

Dernière modification : 09/02/2009

À la veille des élections législatives, les sondages créditent Benjamin Netanyahou d'un avantage de deux à quatre sièges sur Tzipi Livni. Pour rattraper l'écart, la ministre des Affaires étrangères a décidé de jouer la carte féministe.

Retrouvez notre dossier consacré aux élections législatives israéliennes en cliquant ici.

 

A lire également : "Le 'style Obama' déferle sur la campagne israélienne". 

 

C’est un ralliement de dernière minute qui ne risque pas de faire basculer le scrutin israélien. Ehud Olmert s’est prononcé, dimanche soir, en faveur de son ancienne rivale et candidate du parti Kadima, Tzipi Livni, à quelques heures des législatives de mardi. Un soutien tardif et sans enthousiasme, alors que la ministre des Affaires étrangères n’est pas au plus fort dans les sondages. C’est parce que Tzipi Livni n’avait pas réussi à former un gouvernement de coalition pour faire suite à celui d’Ehud Olmert que des élections ont dû être organisées. 

 

Globalement, le rapport de force entre les partis politiques israéliens n’a pas été bouleversé par ces derniers jours d’une campagne relativement morne. Seul mouvement de fond : l’avance du candidat du Likoud, l’ancien Premier ministre Benjamin Nétanyahou – qui n’est toutefois plus aussi solide qu’en milieu de campagne. Les derniers sondages, publiés vendredi, donnent deux à trois sièges d'avance au Likoud sur les centristes de Kadima – contre une différence de neuf sièges en décembre.

 

La percée de Lieberman, les tentatives de Livni

 

Nétanyahou est talonné sur sa droite par l'ultranationaliste Avigdor Lieberman, dont le parti Yisrael Beiteinu ("Israël notre maison") est crédité de 18 à 19 députés. Le chef du Likoud a d’ailleurs asséné ce week-end, comme inquiété par la percée de Lieberman : "Il n’y a qu’un seul bulletin possible, c’est le celui du Likoud. Celui qui veut les idées du Likoud, doit voter Likoud." 

 

Avigdor Lieberman chasse en effet sur les terres les plus à droite de l’électorat israélien. Il rejette le principe de "paix contre des territoires", et voudrait ôter la nationalité israélienne aux 1,2 million d’Arabes ayant un passeport de l’Etat juif. Quelle que soit l’issue du scrutin, mardi, la poussée de l'extrême droite et des partis religieux est certaine. Ils auront de toute évidence un poids important dans les futures négociations gouvernementales.

 



 

Alors que le débat électoral se concentre sur le bras de fer entre le Likoud et Yisrael Beiteinu, Tzipi Livni tente de se faire remarquer en tant que femme et de tirer parti de sa gestion du conflit à Gaza. "Je prends des décisions, je ne suis pas là pour faire le café”, a ironisé la candidate de Kadima, à propos de son rôle durant la guerre contre le Hamas. 

 

Quant au Parti travailliste du ministre de la Défense, Ehud Barak, il n’emporterait que 14 ou 17 sièges.

 

Indécision record

 

Autre donné importante à prendre en considération : l’indécision évaluée à 20 ou 30 % des voix – un record. "C’est une drôle de campagne, qui a été très courte du fait de la guerre à Gaza, et qui n’a pas suscité d’enthousiasme dans les rues", remarque Marc de Chalvron, correspondant de FRANCE 24 à Jérusalem. "Ceux qui sont indécis hésitent entre deux partis à chaque fois : soit entre le Likoud et Kadima, soit entre Kadima et le Parti travailliste. Ce qui montre qu’il y a dans les esprits des électeurs israéliens ce sentiment qu’il n’y a pas de différence entre les offres politiques." D’autant que parmi les principaux protagonistes – Tzipi Livni, Ehud Barak et Benjamin Nétanyahou –, deux ont déjà été Premier ministre et l’une est dans l’actuel gouvernement.

 

"La conséquence", poursuit Marc de Chalvron, "c’est que les sondages, qui d’ordinaire sont déjà très peu fiables, sont encore plus incertains. Donc il faut peut-être s’attendre à une surprise demain soir." La surprise risque d’être double : tout d’abord à la sortie des urnes, mardi soir, puis lors des négociations pendant les quarante-deux jours qui suivent. Depuis 60 ans que la démocratie israélienne existe, il n’y a pas eu de gouvernement majoritaire.

Première publication : 09/02/2009

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