- Japon - Jeux olympiques - Tokyo
Tokyo vient de déposer auprès du Comité international lympique (CIO) son dossier de candidature pour les JO d’été 2016. En juin dernier, au terme de son évaluation technique, le CIO a désigné la capitale japonaise comme favorite, suivie, dans l’ordre, par Madrid, Chicago et Rio.
Et en pleine crise mondiale, Tokyo avance un nouvel argument : la solidité financière de sa candidature. Dans un souci d’économie, 23 des 34 sites sportifs proposés existent déjà. C’est le cas de l’ancien stade olympique des JO de 1964. Il reste en parfait état et sera utilisé pour les compétitions de football et le départ du marathon.
Pour Yosue Fujiwara, directeur exécutif de Tokyo 2016, "les Jeux de 64 ont été les catalyseurs du développement et ceux de 2016 seront les catalyseurs de la durabilité, aussi bien au niveau de l’environnement, de l’aspect financier, que de l’héritage sportif. Financièrement, c’est très bien d’utiliser d’anciens sites. On peut faire des économies". Des économies d’un côté, des garanties de l’autre.
Des JO écologiques et économiques
Les officiels du comité de candidature l’assurent : Tokyo parviendra à boucler son budget. D’ici au vote final du CIO, en octobre, la municipalité estime qu’elle aura déjà mis de côté 4 milliards de dollars, un fonds spécial exclusivement consacrés aux JO. Et le gouvernement japonais s’engage à se porter garant de toutes les opérations financières. Mais en pleine récession, la rue tokyoïte reste, elle, mitigée. "Avec la récession, ça va être compliqué", confie un passant. "Il y aura des retombées économiques positives, poursuit-il, mais la dépense que nous allons devoir supporter sera plus importante." Une jeune fille explique, elle, qu’elle ne s’intéresse pas à ces Jeux. Gagner la confiance et l’intérêt des habitants constitue un enjeu majeur.
Pour l’heure, le public se montre relativement indifférent. Alors Tokyo met en avant ses grands projets d’urbanisme. L’organisation des JO coïnciderait en effet avec un plan décennal de développement de la ville. Il prévoit notamment la création d’une forêt de 88 hectares, plantée sur des terres récupérées sur la mer, en baie de Tokyo. "Nous allons saisir l’occasion des Jeux olympiques pour régénérer Tokyo. Nous voudrions faire de Tokyo une ville plus verte", insiste Toshiako Hosaka, l’un des officiels du comité de candidature.
Des JO écologiques et économiques, des sites sportifs regroupés dans un rayon de 8 kilomètres… La candidature de Tokyo présente de solides atouts, mais il faudra attendre le 2 octobre et le vote final du CIO à Copenhague pour savoir si la capitale japonaise a remporté son pari.


















